10 octobre 2007

*** Information foenkinesque ***

C'est aujourd'hui que David Foenkinos va se voir remettre le prix du jury Giono pour son dernier roman, Qui se souvient de David Foenkinos ?

"[Le] Prix du jury Jean Giono distingue un ouvrage de langue française faisant une large place à l'imagination dans l'esprit de Jean Giono et révélant un vrai talent de raconteur d'histoires." (Lu sur Prix-Littéraires.net)


Le dernier roman de mon auteur chouchou a été aussi sélectionné pour :

- le Prix Fémina (romans français)
La particularité de ce prix, c'est que le jury est entièrement féminin.
Pour voir la sélection entière, c'est ici.
Le prix sera remis le lundi 12 novembre prochain.

- le Prix de Flore
"Il s'est donné pour mission de couronner un jeune auteur au talent prometteur. Les critères de sélection sont l'originalité, la modernité et la jeunesse. Le jury est composé de journalistes et se distingue par son indépendance, sa liberté, son insolence." (Lu sur Prix-Littéraires.net)
Ce prix sera remis au mois de novembre et il est à noter que le gagnant pourra prendre un verre de Pouilly par jour au café de Flore pendant un an !

- le Prix Décembre
"En pleine période de remise des prix d'automne, [ce prix] tente de diriger les projecteurs de l'actualité littéraire sur un livre, roman ou essai, publié en marge des circuits commerciaux." (Lu sur Prix-Litteraires.net)
Je dois avouer que le roman de David Foenkinos est publié chez Gallimard et a bénéficié quand même d'une large couverture médiatique, même s'il ne s'agit pas d'un déploiement publicitaire digne d'un Marc Lévy !
Contrairement à son nom, le prix sera décerné le 6 novembre prochain.


PS : Je dois avouer que d'habitude, je ne m'intéresse pas du tout du tout aux prix littéraires... (Oui, on peut carrément dire que je m'en tape !) Ils n'ont pas d'influence (positive ou négative) sur mes choix de lecture. Mais là, comme il s'agit de mon auteur chouchou, je ne pouvais pas ne pas en parler ! ;-)

PS bis : Le site Prix Littéraires est une mine d'or concernant les prix littéraires. Ils y sont tous recensés, ainsi que les lauréats de chaque année, les sélections y sont annoncées, etc. Je vous le conseille si vous cherchez des infos sur des prix littéraires.

09 octobre 2007

Quand une LCA voyage…

… elle ne lit pas beaucoup !

Je ne me faisais pas énormément d’illusions avant de partir en vacances : je me doutais que je ne lirais pas beaucoup !

Et en effet, je n’ai pas eu trop le temps de lire…

A l’aller dans l’avion, je n’ai pas pu résister à Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes, jusqu’au bout du monde, le 3ème opus de cette saga de pirates que je n’avais toujours pas vu, ni à Drew Barrymore et Eric Bana dans Lucky you.

Au retour dans l’avion, je n’ai pas pu résister au sommeil… pas profond, mais assez quand même pour me faire piquer du nez quand je commençais à lire 2 ou 3 lignes !

Et bien que nous ayons parcouru 5140km en voiture, je n’en ai pas passé un seul à lire car soit je conduisais (environ 2000km !), soit je faisais GPS, soit je jasais avec le conducteur, soit j’admirais le paysage (et là, il y avait de quoi faire !).

J’avais – quand même – emporté 4 livres avec moi : Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell, Bad girl et Bad girl on the road de Cameron Tuttle, et Qui se souvient de David Foenkinos ? Forcément, j’ai commencé par Autant en emporte le vent. Je n’en ai lu que 250 pages (sur les 1200 que mon édition compte !) pendant mes 4 semaines de vacances, mais ce furent 250 pages de bonheur !
Ah Rhett ! Quel homme ! Je suis tombée en amour. :-)


… elle visite des librairies !

La toute 1ère librairie que j’ai découverte au Québec, c’est Renaud-Bray. C’est une chaîne, un peu comme la FNAC…

N’ayant qu’une vingtaine de minutes devant moi, j’ai fait rapidement le tour des rayons en compagnie de mon amie Carine (je vous parlerai d’elle plus loin). J’ai pu constaté qu’il y avait plein de romans français de la rentrée et d’auteurs français en général. Bien sûr, j’ai tout de suite repéré Qui se souvient de David Foenkinos ? Je suis quand même repartie avec un roman, La tournée d’automne de Jacques Poulin, une édition Babel qu’on ne trouve plus neuf en France. Je le tenais enfin !

Bien que nous ayons passé 2 jours à Montréal en compagnie de mon amie Carine, nous ne sommes pas entrés dans d’autres librairies. Mais je savais que je me rattraperai à Québec… !

Avant cela, je suis « tombée » sur 2 autres librairies.

Tout d’abord, à Sainte-Anne-des-Monts, une petite ville de la Gaspésie… Il faisait gris, nous étions dans une zone commerciale pas très attrayante (IGA, Tim Horton’s et des vendeurs de voiture nous entouraient) et là, je vois une librairie ! L’Expression. Il m’a fallu aller jusque devant la porte pour y croire vraiment ! Nous entrons et là, c’est notre 1er choc culturel. Jusqu’à présent, nous avions été habitués à des commerçants aimables et accueillants. Et là… on se serait crû en France ! En fait, je crois que nous avons eu la malchance d’entrer au moment où la libraire souhaitait fermer son magasin. Cela ne m’a pas empêché de fureter dans les rayons et de trouver quelques livres d’auteurs québécois… (Ne vous inquiétez pas, je vous parle de tous les livres que j’ai rapportés plus loin !)

Ma 2ème rencontre improbable avec une librairie a eu lieu sur l’île d’Orléans, une petite île de 7000 habitants à côté de la ville de Québec. Il y a 6 villages sur l’île, dont celui de Saint-François. Il y a très peu de magasins sur l’île, et pourtant, à côté de l’église, il y avait une librairie, Note à la page !

On y trouve des livres neufs, mais surtout des livres d’occasion et donc autant vous dire que je me suis régalée. :-) Surtout que les libraires étaient de très bons conseils. Je n’ai pas pu résister à plusieurs de leurs suggestions !

Et enfin… Québec ! Jules m’avait recommandé la librairie Pantoute de la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec. Alors quand nous sommes passés devant, je n’ai pas pu résister et j’y suis allée !

J’y ai rencontré Eric Simard, un des libraires, qui laisse régulièrement des commentaires sur le blog de Jules et qui a lui-même un blog que je ne connaissais pas avant de le rencontrer. Bien que nous ne nous connaissions pas du tout avant de nous rencontrer, cela ne nous a pas empêché de jaser ! Une rencontre très sympa ! Et oui, bien sûr, je suis repartie avec quelques bouquins... (et des suggestions données par Eric !)

Le lendemain, nous sommes allés chez Renaud-Bray à Sainte-Foy (un quartier de Québec) mais j’ai été très courageuse et je suis repartie les mains vides !


De mes différentes excursions dans les librairies québécoises, j’ai retenu plusieurs choses :

- Il y a ENORMEMENT d’auteurs québécois à découvrir, c’est terrible !!!
J’en ai rapporté un infime échantillon et j’ai dû faire taire en moi la petite voix diabolique qui me taraude à chaque fois que j’entre dans une librairie pour ne pas en rapporter plus…

- La littérature française y est très présente, aussi bien les versions brochées que les éditions de poche. Mais…

- Les livres importés de France sont chers… Prenons, par exemple et à tout hasard, la version poche du Potentiel érotique de ma femme (qui - au passage - est un coup de cœur de la librairie Renaud-Bray) Il vaut 12,95$. A cela, il faut ajouter 7% de taxes (l’équivalent de notre TVA), soit environ 13,90$. Maintenant, on convertit en euros, ce qui donne : 9,70 euros. Je vous rappelle que ce livre fait seulement un peu plus de 100 pages et coûte moins de 5 euros en France. Et je ne parle pas des versions brochées…


… elle rapporte des livres !

En digne LCA, j’ai rapporté environ une douzaine de romans écrits par des auteurs québécois ou assimilés (c’est-à-dire des auteurs qui ne sont pas nés au Québec mais qui font partie désormais du patrimoine littéraire québécois !).


Anthologie de la littérature québécoise de Serge Provencher
(E.R.P.I, 2007)

Voici un livre pas trop épais qui me paraît être une bonne introduction à la lecture québécoise. C’est par celui-ci que je commencerai avant de m’attaquer aux autres romans rapportés du Québec !


Les Anciens Canadiens de Philippe A. de Gaspé père
(1863)

Un vieux roman du Canada français du 19ème siècle !


Maria Chapdelaine de Louis Hémon
(début du 20ème siècle)

Louis Hémon est un écrivain français qui a vécu au Québec, et ce roman – une œuvre posthume – est un des romans les plus célèbres du Québec !


Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy
(1945)

Voici encore un auteur non-québécois (mais canadien quand même) qui fait partie du patrimoine littéraire québécois ! C’est une vieille édition québécoise de 1947 en 2 tomes que j’ai achetée.


Jeanne, fille du Roy de Suzanne Martel
(1974)

Voici un roman qui parle des filles du Roy, ces jeunes françaises que Louis XIV a envoyées en Nouvelle-France (le Québec de ces temps-là) afin qu’elles se marient avec les émigrés français qui se trouvaient là-bas, afin de peupler cette région française.


La Tournée d’Automne de Jacques Poulin
(1993)

Ce roman m’avait été chaudement recommandé par Malice. Je l’ai cherché avant de partir au Québec (il est édité en poche chez Babel), mais il s’est avéré qu’il est indisponible en France en ce moment. Donc quand je l’ai vu chez Renaud-Bray à Montréal, je l’ai tout de suite acheté !


Abolissons l’hiver ! de Bernard Arcand
(1999)

Ce livre, je l’avais repéré chez Flo et elle avait dit qu’elle me le prêterait… mais je n’ai pas su résister à sa jolie couverture colorée !


Parlures d’Acadie
(Planète rebelle, 2007)

Voici un recueil de contes divers et variés, accompagné d’un CD où les auteurs des contes nous les racontent.


Amour.com de Michel Legault
(Guy Saint-Jean Editeur, 2007)


Caramel mou de Danielle Goyette
(Guy Saint-Jean Editeur, 2007)

Voici deux romans que j’avais repérés chez Allie ici et !


Nikolski de Nicolas Dickner
(Editions Alto, 2007 – Publié en France aux éditions Denoël)

Voilà un jeune auteur québécois qui m’a été vivement recommandé par le libraire de l’île d’Orléans et par Eric de la librairie Pantoute. Il semblerait que ce soit le roman du moment au Québec.
Site Internet du livre : http://www.editionsalto.com/nikolski/


Les carnets de Douglas de Christine Eddie
(Editions Alto, 2007)

Ce roman m’a été gentiment offert par Jules : merci ! C’est le 1er roman d’un auteur québécois et ce sera la Recrue du mois de novembre.


… elle rencontre d’autres LCA !

Ce voyage a été l’occasion pour moi de revoir mon amie Carine, une ancienne camarade d’école exilée au Québec, et surtout une LCA (non-blogueuse) digne de ce nom !!! Certains de vous l’ont déjà croisé sur leurs blogs où elle laisse régulièrement des commentaires, ainsi que sur mon blog. J’ai été ravie de passer du temps avec toi, Carine ! (et aussi que tu aies aimé le dernier Blondel et le dernier Foenkinos !)

Et comme certains d'entre vous le savent déjà, lors de mon passage dans la ville de Québec, j’ai fait la connaissance de Jules ! Nous avons passé un super moment dans un pub, autour d’une bière, à jaser de blogs et blogueurs, de livres, du Québec et de nous tout simplement ! J’ai été ravie de faire ta connaissance, Jules !

Dommage, les filles, que nous habitions si loin l’une de l’autre !


06 octobre 2007

De retour !

Ca y est, les vacances sont finies ! Et quelles vacances ! Le Québec est un très beau pays, surtout quand il se pare de ses couleurs d'automne, et les Québécois sont des gens adorables.

Je n'ai pas lu énormément pendant ces 4 semaines... mais j'ai rapporté quelques livres dans mes valises. J'ai eu aussi le plaisir de rencontrer Jules ! Et de revoir ma copine Carine, une LCA digne de ce nom. :-)

Mais je vous raconterai tout cela dans un prochain billet...

En tout cas, je suis contente d'être de retour parmi vous. :-)

09 septembre 2007

A mon tour !

Et voilà ! Après avoir vu tout le monde partir en vacances et en revenir, c'est à mon tour d'y aller !

Le départ est prévu lundi pour... Montréal ! Au programme : Toronto, les chutes du Niagara, Montréal, le lac Saint-Jean, le Fjord du Saguenay, les baleines à Tadoussac, la Gaspésie, Québec, du sirop d'érable, de la poutine, etc. Ainsi qu'une rencontre internationale de blogueuses puisque je vais avoir le plaisir de rencontrer Jules ! Elle m'a d'ailleurs promis une tournée des librairies de la ville de Québec !

Je serai de retour le samedi 6 octobre ! Bah oui, nous avons décidé de partir 4 semaines, histoire de bien pouvoir en profiter.

Je ne pense pas lire beaucoup pendant mes vacances, mais quand même, je vais mettre dans mes valises :




Bad Girl de Cameron Tuttle
Tous les trucs pour avoir du succès avec les hommes, réussir dans son travail et dans la vie en général









Bad Girl on the Road
de Cameron Tuttle
Petit guide pour toutes celles qui en ont ras le bol de leur patron, de leur jules et de cette vie de dingue en général





Deux lectures qui j'espère vont bien me faire rigoler !

Et bien sûr MA Saga de l'été :

Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell !


Je vous rappelle que dans son extrême bonté (mais surtout parce qu'elle n'avait pas encore commencé sa Saga de l'été à elle !), Fab'shion a décalé la date butoir du billet sur notre saga au 1er octobre. Bon, comme le 1er, je serai encore quelque part là-bas très loin, je m'auto-autorise comme date butoir, le 15 octobre (le temps de rentrer, de ranger, de lire tous mes mails et tous vos billets, etc.).

Et dans un coin de ma valise, je vais aussi glisser Qui se souvient de David Foenkinos ? afin que mon copain puisse le lire et moi, le relire !

Ah ! Pendant que j'y pense, David Foenkinos fera une séance lecture-signature au Drugstore des Champs-Elysées le jeudi 27 septembre de 11h à 13h. Je ne pourrai pas y assister, mais je compte sur ceux et celles qui s'y rendront pour m'en faire un compte-rendu détaillé !

Et peut-être aurais-je l'occasion de rencontrer David Foenkinos, mais aussi tout plein d'autres auteurs, fin novembre lors de la Fête du Livre du Figaro (la date du 25 novembre est à confirmer) ou lors de la 60ème Journée Dédicaces de Sciences Po le samedi 1er décembre ! Je vous en reparlerai en temps voulu car j'espère que ce sera une occasion pour les blogueuses parisiennes de se (re)voir.


En attendant, je vous souhaite de bonnes lectures !
RDV le samedi 6 octobre !

Caro[line]


PS 1 : Je vous rappelle que les commentaires sont modérés, donc ne vous étonnez pas de ne pas voir apparaître vos commentaires dans les 4 semaines qui viennent ! Peut-être essayerai-je quand même de me connecter pendant mes vacances afin de les mettre en ligne...

PS 2 : Fab'shion, je penserai à toi mercredi ! (N'oublie pas ce que ta maman t'a dit !)

PS 3 : Vous allez me manquer, les gens de la Blogoboule !!!

Trois questions à... Anthony Drakehurst


Anthony Drakehurst est l'auteur de La vengeance d'Emily Greenwell, roman qui vient de paraître aux éditions Nicholson & Partners. Il a gentiment accepté de répondre à mes 3 questions. Merci Anthony !


- Quel est votre dernier livre coup de cœur ?

Etant actuellement sur un projet d'écriture assez complexe, mes lectures les plus récentes sont assez "techniques" et en rapport avec le sujet et l'actualité. Mes lectures les plus récentes ne sont donc pas des livres "coup de cœur" ; il s'agit en majorité de documentation.

Pour ce qui est de la littérature, je viens de terminer Une coïncidence inévitable livre édité chez mon éditeur et que j'ai lu d'une traite dans le train.

Comme beaucoup, j'ai eu une appréhension en me basant sur la couverture mais une fois le livre ouvert (de surcroît dédicacé), j'ai beaucoup aimé le thème, le tempo et le texte en général. Le format est astucieux car situé entre le roman classique et le Poche, il tient bien dans la main (bon contact tactile avec le livre) et aussi dans la poche. Je partage assez l'appréciation de Richard Feeser qui dans sa critique parue dans "aérobibliothèque", le définit comme "un roman initiatique et sentimental, un certain décryptage des codes mystérieux du bonheur et de l'amour". Maintenant que je connais personnellement Katarina [Nicklaus] je peux vous affirmer que son livre est une vraie fiction et qu'elle n'est pas "Florence" (la question est parait-il posée assez fréquemment).

Sinon, entre mes activités professionnelles qui exigent beaucoup de lecture et d'écriture, je relis les classiques et quelques biographies dont celle du préfet résistant Jean Moulin. Je ne vais pas par snobisme citer ici des livres et des auteurs connus dont je n'apprécie ni la façon de faire et de se comporter ni les écrits. Je partage à ce sujet le point de vue de Pascal Fioretto qui résume bien ce "petit monde de l'édition germano-pratin" dans son livre qui vient de paraître : Et si c'était niais ?.

Voir son blog absolument : http://www.hugoetcie.fr/

Une seule exception dans tout cela : Yann Queffélec. A défaut de bébés congelés et de curés pédophiles, Queffélec fait de la littérature de qualité !

Prix Goncourt en 1985 avec son roman Les Noces barbares, c'est un grand monsieur de la littérature française, un peu méconnu à mon sens.


- Avez-vous un livre ou un auteur culte ?

Incontestablement et sans hésiter : Stefan Zweig.
Toutes ses nouvelles sont admirablement construites ; il y a toujours une antichambre où le lecteur trouve une clé qui lui permet d'entrer dans le vif du sujet. Une petite préférence toutefois pour Vingt-quatre heures de la vie d'une femme (un modèle du genre) et Le Joueur d'échecs.


- Comment lisez-vous ?

Je lis un peu partout sauf au lit.

08 septembre 2007

La vengeance d'Emily Greenwell - Anthony Drakehurst

Voici le 2ème roman publié par les éditions Nicholson & Partners.




Je me permets de recopier le 4ème de couverture car je trouve qu'il présente très bien l'histoire de ce roman.

4ème de couverture

Angleterre, 1649...

La guerre civile fait rage. L'avenir d'Emily, jeune fille de la gentry désargentée de province, semblait orchestré. Une brève et intense histoire d'amour avec Francis Villiers, frère du duc de Buckingham, va bouleverser son existence. Son amant, tué par le général parlementaire Cromwell, étoile montante de la future République d'Angleterre, restera gravé dans son coeur pour des années. Obstinée, téméraire, opportuniste, Emily s'émancipera courageusement et courra tous les risques pour parvenir à ses fins : tuer de ses propres mains Cromwell, qui détient désormais le pouvoir absolu.

Cette année-là, lorsque son destin croise celui de Paul de Batz-Castelmore, elle ne se doute pas qu'elle reverra ce bouillonnant baron gascon, frère du mousquetaire Charles d'Artagnan qui vient de lui sauver la mise. Obsédée par sa vengeance, trois années se succéderont après cette rencontre pendant lesquelles elle guettera l'opportunité d'abattre de sang-froid Cromwell, en particulier en nouant une relation ambivalente et intime avec l'épouse du Major Général Lambert, bras droit de Cromwell.


Mon avis

Après tous ces livres aux histoires contemporaines, quel plaisir de se retrouver au 17ème siècle ! (Comme Tamara avec Angélique)

Je lis très peu de romans historiques (voire même... jamais !) et je suis très contente d'y avoir goûté grâce à Anthony Drakehurst. Je me suis laissée emportée par l'histoire d'Emily. J'ai ainsi pu découvrir l'histoire de l'Angleterre au 17ème siècle et le personnage de Cromwell. Anthony Drakehurst s'est attaché à bien expliquer tout le contexte historique, aussi bien en Angleterre qu'en France. Sans que ce soit lourd à lire ! J'ai aussi croisé des personnages célèbres comme d'Artagnan, le cardinal Mazarin, Anne d'Autriche et le futur Louis XIV. Il y a aussi plein de "seconds rôles", mais qui vont finalement tous se révéler très importants. J'avoue d'ailleurs que plusieurs fois, je me demandais pourquoi l'auteur nous parlait de ce qui se passait en France avec le cardinal Mazarin et la régente, ou pourquoi on suivait le parcours de tel ou tel personnage. Et puis finalement, tout s'est révélé important pour l'histoire d'Emily !

Une mention spéciale pour le personnage de Paul de Batz-Castelmore, le frère de Charles d'Artagnan : un vrai héros gascon, plein de charme, d'humour et de bravoure, que je retrouverais bien dans d'autres aventures. (Je pense qu'on pourrait envisager un badge : "I love Paul de B. !")
Et une autre mention spéciale pour le personnage de Frances Lambert, une femme libre et pleine de vie, une femme de tête, et surtout une fidèle amie.

En conclusion : si vous avez envie d'aventures, d'intrigues, d'espionnage, d'aaaaaamour, d'Histoire avec un grand H, de capes et d'épées, lisez La vengeance d'Emily Greenwell !


Retrouvez aussi l'avis de Choupynette et de Katarina Nicklaus, auteur d'Une coïncidence inévitable.


Site Internet d'Anthony Drakehurst : http://www.drakehurst.com/
Anthony a participé à ma rubrique Trois questions à...

Photo Couverture : Site d'A.Drakehurst

06 septembre 2007

Trois questions à... Ariane Fornia


C'est au tour d'Ariane Fornia, la très jeune auteur de Dernière morsure, de répondre à mes 3 questions.
Merci Ariane !


D'ailleurs :
BON ANNIVERSAIRE ARIANE ! (*)


- Quel est votre dernier livre coup de coeur ?

This is not a love song, de Jean-Philippe Blondel. (Non, il n'y a pas de corporatisme chez les auteurs Laffont !) Je n'en parle pas plus, vous l'avez déjà fait ;-)


- Avez-vous un livre ou un auteur culte ?

Beaucoup trop ! Déjà, je crois que je suis malgré moi une khâgneuse typique, férue de classiques un peu magiques, amoureuse de Goethe, Novalis, Heine, Shakespeare, Byron, Gautier... Les poèmes de Goethe, Faust, Werther, les Hymnes à la Nuit de Novalis, Hamlet ou la Morte amoureuse de Gautier sont pour moi des talismans, des leviers du rêve irremplaçables.

Revenant dans le siècle qui m'a vu naître, je citerai les Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar, Mars de Fritz Zorn, Thomas Mann, et les grands romanciers américains d'aujourd'hui comme John Irving ou Joyce Carol Oates (Les Chutes, de Oates, ou Une prière pour Owen d'Irving sont pour moi les plus grands romans de la dernière décennie).


- Comment lisez-vous ?

Je lis tout et n'importe quoi, partout, n'importe quand. Je lis les étiquettes collées aux vitres des taxis, les catalogues de bricolage qui traînent dans une remise, les notices de médicaments que j'ai déjà pris dix mille fois juste pour le plaisir de fixer mes yeux sur quelque chose de calligraphié, les ingrédients de tout ce que je consomme alors que ça m'est totalement égal, tous les livres qui passent à ma portée... Cela crée parfois des crises avec mon copain : combien de fois s'est-il rendu compte que je ne l'écoutais plus, parce que les inscriptions au dos d'une boîte de café avaient captivé mon attention ? Je n'ai aucun rituel de lecture, c'est un réflexe, quelque chose que je ne contrôle pas, mes yeux vont spontanément vers l'écrit, quel qu'il soit. (Il m'est déjà arrivé de lire machinalement des consignes de sécurité en cas d'incendie, et de ne réaliser qu'au bout de cinq lignes qu'elles sont écrites en italien et que je n'y comprends donc rien !)



(*) Je ne suis pas en train de lancer une nouvelle rubrique "Joyeux anniversaire à..." ! Mais figurez-vous qu'Ariane est née le même jour que mon copain ! C'est pour cela que je m'en souviens et que je voulais lui faire un petit clin d'oeil (à Ariane) en publiant ses réponses le jour de son anniversaire. Et d'ailleurs, j'en profite pour souhaiter un très bon anniversaire à mon copain ! :-)

03 septembre 2007

Trois questions à... Metin Arditi


C'est au tour de Metin Arditi - que j'ai découvert grâce à son dernier roman, La fille des Louganis - de répondre à mes questions.
Merci Metin !


- Quel est votre dernier livre coup de coeur ?

Ma dernière lecture coup-de coeur est une relecture, celle de Genitrix. En très peu de pages, Mauriac déploie un talent d'une densité insoutenable et d'une justesse éclatante. J'ai terminé le livre en me disant que la prochaine fois qu'on me demanderait un exemple d'écriture, je dirais: Genitrix.


- Avez-vous un livre ou un auteur culte ?

Mon livre préféré est La conscience de Zeno, d'Italo Svevo, mon auteur préféré. C'est un sommet de la littérature du XXème siècle, de la classe de Proust, Musil ou Kafka. On doit aussi à Svevo le magnifique Senilità.


- Comment lisez-vous ?

Je lis toujours dans l'angoisse. Ce n'est jamais une détente. J'aime aussi finir un livre très vite. Je dois donc avoir devant moi une plage de temps assez longue pendant laquelle je sais que je ne serai pas dérangé. Peu importe où.

Accès direct à la plage - Jean-Philippe Blondel

Après avoir découvert (wouahouh !) Jean-Philippe Blondel grâce à son dernier roman, This is not a love song, je me suis lancée dans la lecture de ses premiers romans.

C’est en toute logique (et grâce à ma maman qui me l’a prêté) que j’ai commencé par son premier roman, Accès direct à la plage.



Capbreton, Landes, 1972.
Hyères, Var, 1982.
Perros-Guirec, Côtes-d’Armor, 1992.
Arromanches, Calvados, 2002.
Quatre lieux et quatre années différentes.
Les points communs ? La mer et les personnages.

Dans chaque chapitre (de ces quatre parties), un personnage prend la parole. Au fil des chapitres et au fil des années, on suit ces personnages et leurs descendances. Petit à petit, on découvre comment chaque personnage et chaque famille évoluent (ou pas) de génération en génération, ainsi que les liens inextricables qui se tissent entre ces différentes familles.

J’ai dévoré ce court roman (environ 120 pages en édition de poche) en une journée de travail (donc dans les transports et au déjeuner) ! Impossible de lâcher les personnages ! Ils sont nombreux (au point qu’il est souvent difficile de s’y retrouver !), mais petit à petit, on découvre leurs devenirs et leurs liens… J’ai été impressionnée par ce que Jean-Philippe Blondel est arrivé à créer ! A lire absolument !


Retrouvez l’avis de Clarabel (y a longtemps !), Flo et Laurence & Dda.


Photo Couverture : Amazon.fr

02 septembre 2007

Trois questions à... Bertrand Guillot

Bertrand Guillot a gentiment accepté de participer à ma rubrique Trois questions à...


- Quel est ton dernier livre coup de coeur ?

"American Gods", de Neil Gaiman. Ou la rebellion des héros mythologiques de l'Ancien monde contre les nouvelles idoles profanes de la consommation... Un livre fantastique, dans les deux sens du terme, avec une vraie sagesse et un art consommé du décalage pour mieux parler du monde réel.
Avant cela, dans des styles très différents, il y avait eu "Eureka Street", de Robert McLiam Wilson, et "La dernière fille avant la guerre", de Chloé Delaume.


- As-tu un livre ou un auteur culte ?

Un livre, peut-être - le plus beau que j'aie lu : "Alexis Zorba", de Kazantzaki.
Des auteurs, pas vraiment. J'ai grandi avec Sartre, Camus et Marcel Aymé - je pourrais aussi citer ceux qui me donnent envie d'écrire quand je les lis : Jaenada, Houellebecq, Ravalec, Ellis, Despentes, McInerney, Mailer...


- Comment lis-tu ?

Depuis quelques années j'ai noté des cycles : je lis beaucoup de romans quand je suis en forme, sinon je lis le journal... C'est une sorte de cercle vertueux : plus je vis plus je lis, plus je lis plus j'écris. Mes positions préférées ? Allongé (dans un lit ou sur un canapé - JP Blondel t'a déjà donné le truc), ou assis dans les transports en commun. J'aime beaucoup le métro quand j'y lis un bon livre.

Hors-Jeu - Bertrand Guillot

4ème de couverture

« Nous avions vingt-deux ans, une grande carrière s’ouvrait devant nous. Dominants nous étions et Dominants nous resterions, la vie n’était qu’un jeu d’enfant et le monde n’avait qu’à bien se tenir. Je ne pensais pas qu’il tiendrait si bien. »
ch
Jean-Victor a manqué une marche dans sa fulgurante ascension professionnelle. Il a promis à ses frères Dominants une revanche éclatante. Son pari : gagner un jeu télévisé – et avec la manière. Mais en zone non-frimeurs, les règles du jeu sont différentes.


Mon avis

Comment ne pas aimer un roman où un des personnages s’appelle Caroline et où le foot y tient un rôle (petit (pour ne pas effrayer ceux et celles qui détestent le foot !)), mais surtout, dans lequel l’auteur reconnaît la suprématie de l’Olympique Lyonnais (*) ?


« Je n’ai pas gagné le championnat. Lyon était trop fort. »


Rassurez-vous, mon avis sur un roman ne dépend pas de ces quelques détails ! (Mais il me serait quand même très dur d’aimer un livre où le PSG serait considéré comme L’Equipe française la meilleure au monde !)

Alors oui, j’ai aimé Hors-Jeu ! Ouf, aurais-je tendance à dire ! Car oui, j’ai quand même beaucoup parlé de ce livre avant même de l’avoir lu… donc c’est rassurant de savoir que tout ce que j’ai fait, ce n’était pas pour rien puisque ce livre vaut le coup !

J’ai beaucoup aimé le style de Bertrand Guillot ! Ca se lit tout seul et c’est très agréable à lire. Et c’est très drôle ! Fourré de petites phrases qui m'ont tiré un énorme sourire. Et puis il y a plein de jeu dans l’écriture : des notes de bas de page, des annexes où l’on trouve des questions du jeu et des moments où l’auteur s’adresse directement au lecteur. Ce sont plein de petits détails utilisés sans en abuser qui me plaisent beaucoup !

J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt les aventures de Jean-Victor Assalti. J’ai quand même subi un petit coup de mou (aux environs de la page 185, pour ceux qui auraient le bouquin sous la main), mais j’ai ensuite suivi avec de nouveau énormément d’intérêt la participation de JV au jeu télévisé La Cible. On se croirait sur le plateau, en compagnie d’Olivier Mine (et ses bras sur-musclés !), à attendre que la caméra se braque sur nous ! J’avoue avoir été un peu déçue par le final du jeu. Mais… bah oui, finalement cette fin qui m’avait légèrement déçu a été compensée par l’épilogue ! Excellent !

Donc, pour résumer : une écriture que j’adore et un roman très drôle.
Donc IL FAUT LE LIRE !

Une mention spéciale pour l’objet-livre dont j’aime beaucoup la texture et le format !

(*) Oui, j’aime le foot et ce, depuis environ 15 ans ! Un amour qui est né afin que je puisse participer aux conversations de lendemain de championnat avec mes copains du lycée.


Retrouvez aussi les avis de Clarabel, Chiffonnette, Emeraude, Fab’shion, Laurence, Stéphanie, Tamara, A.D. et Mandor (avec des photos de l’auteur !).
Et je vous invite à lire l’interview de Bertrand par Laurence et les réponses de Bertrand à mes 3 questions.


A propos de l’auteur

Bertrand Guillot a trente-trois ans, de près il paraît plus petit. On lui prédisait un bel avenir dans de grandes entreprises pour faire gagner la France, mais… Hors-Jeu est sont premier roman, pas le dernier. (Source : 4ème de couverture)


Message personnel pour l’auteur :
J’espère que tu as déjà commencé à réfléchir à ma dédicace… :-)


Photo Couverture : Le Dilettante

01 septembre 2007

La physique des catastrophes - Marisha Pessl

Ce livre fait partie des livres reçus dans le cadre de la sélection adhérents de la Rentrée Littéraire Fnac 2007.

J’avais commencé mes devoirs de lecture pour la Fnac avec Villa des hommes de Denis Guedj. Après avoir abandonné sa lecture en cours de route, je me suis mise à la lecture de La physique des catastrophes, le premier roman de l’auteur américain, Marisha Pessl.



Ce pavé de plus de 600 pages raconte l’histoire de Bleue van Meer, une adolescente américaine de 16 ans, qui se balade dans tous les Etats-Unis avec son père, Gareth, depuis la mort de sa mère. Pour sa dernière année de lycée, son père a décidé de rester une année entière dans la même ville, Stockton, en Caroline du Nord. C’est cette année-là qu’elle nous raconte.

Je dois avouer que jusqu’à la 398ème page, je me suis presque embêtée… et puis à partir de cette page, où un événement majeur se passe (ne lisez pas le 4ème de couverture si vous voulez la surprise !) et tout bascule, tout s’emballe et tout se dénoue (avec force de révélations !) en environ 200 pages. Mais avant, il a fallu y arriver et j’ai peiné. Et puis la fin, bien que bien remplie, ne m’a pas emballé… Je n’ai pas eu toutes les réponses à mes interrogations. Je pense que cela plaira à certains, mais moi, je n’aime pas ce genre de fin.

Malgré cela, je pense que ce livre mérite sa place dans la sélection Fnac (à l’heure où j’écris ces lignes, je ne connais pas encore la sélection finale) car le style de Marisha Pessl est original ! Le récit de la narratrice est truffé de références (peut-être un peu trop, malgré tout…), que ce soit à des films américains, à de la littérature, à des personnalités connues, à des théories, etc. Et puis la narratrice fait plein de comparaisons originales et drôles ! J’avoue avoir souri plusieurs fois à la lecture de certaines. Il y a un style Marisha Pessl et c’est pourquoi elle mérite d’être découverte.

Je pense que ce livre va faire parler de lui en France car il apporte de la nouveauté avec le style original de Marisha Pessl !


La 1ère phrase

« Papa disait toujours qu’il faut une sublime excuse pour écrire l’histoire de sa vie avec l’espoir d’être lu. »


A propos de l’auteur

Agée de vingt-sept ans, Marisha Pessl a grandi à Asheville, en Caroline du Nord. Elle est diplômée de l’université Columbia et vit maintenant à New-York. La physique des catastrophes est son premier roman. Il a été sélectionné par le New York Times Book Review parmi les cinq meilleurs romans de l’année 2006 et a reçu de nombreux prix littéraires.
(Source : 4ème de couverture)


Photo Couverture
: Amazon.fr

31 août 2007

BILAN D'AOÛT

Quel mois d'août ! Il a commencé avec un magnifique colis de swap de la part d'Hydromiel. Ensuite, bien sûr, l'incontournable pique-nique de la blogoboule ! (RDV l'année prochaine !) Puis il finit en beauté avec la sortie du nouveau roman de David Foenkinos ! Et bien sûr, je n'oublie pas les débuts de Bertrand Guillot alias 2nd Flore ! Le tout ponctué de plein de lectures, de belles découvertes et de beaux coups de coeur !


Mes lectures du mois d'Août (13)
Lady Susan de Jane Austen
La prime de Janet Evanovich *** DECOUVERTE ***
Villa des hommes de Denis Guedj
La Princesse et le Pêcheur de Minh Tran Huy
La Fille des Louganis de Metin Arditi
Le rapport de Brodeck de Philippe Claudel *** COUP DE COEUR ***
This is not a love song de Jean-Philippe Blondel *** COUP DE COEUR ***
De manière à connaître le jour et l'heure de Nicolas Cauchy
Zoli de Colum McCann
couronnes boucliers armures de Louise Desbrusses
Dernière morsure d'Ariane Fornia
Le privilège des rêveurs de Stéphanie Janicot
Qui se souvient de David Foenkinos ? de David Foenkinos


David F. et moi
LE grand jour ! (jeudi 30 août)
Mission Photos @ Fnac Saint-Lazare
David Foenkinos, l'interview


Trois questions à...
Jean-Philippe Blondel
Nicolas Cauchy
Katarina Nicklaus


Caro[line], chasseuse de livres
A la recherche du Hors-Jeu : épisode 1, épisode 2 et épisode 3


Pique-nique de la blogoboule
J - 6
Avis aux participants...
Jeu du vendredi (by Jos)
Le compte-rendu


Swap
Noël en plein été (Merci Hydromiel !)
Suite et fin du swap de l'été ! (à propos du colis que j'ai envoyé à Pom-CaneLLe)


Spécial Blogueurs
Spéciale dédicace à Fab'shion !

David Foenkinos - L'interview

Bonjour tout le monde !

A l'occasion de la sortie du nouveau roman de David Foenkinos, Qui se souvient de David Foenkinos ?, je vous propose de faire plus ample connaissance avec mon auteur chouchou.



Caro[line] : Bonjour David ! A l'occasion de la sortie de votre nouveau roman, Qui se souvient de David Foenkinos ? chez Gallimard le 30 août, j'ai souhaité que les lecteurs de mon blog en apprennent plus sur vous à travers quelques questions pertinemment choisies par moi-même. :-)

David : Si c'est choisi pertinemment par vous même alors d'accord !


Caro[line] : Avant de parler de votre tout dernier roman, pourriez-vous vous présenter aux lecteurs de mon blog en quelques mots ?

David : Je n'écris pas de livres autobiographiques, même s'il y a beaucoup de moi dans mes romans. En les lisant, on peut se faire une idée assez précise de mes névroses ! J'ai 32 ans pour l'instant. Et un fils qui s'appelle Victor. Je ne fais qu'écrire, et écrire encore. Et j'ai la chance de pouvoir voyager pour les livres. En ce moment, j'apprends des mots d'allemand, la langue la plus érotique qui soit.


Caro[line] : Pouvez-vous nous parler de votre nouveau roman en quelques mots ? (bien sûr, sans ne rien révéler de son intrigue palpitante : est-ce que David Foenkinos va retrouver son inspiration ?)

David :
En quelques mots, c'est l'histoire de ma vie dans dix ans... si j'avais tout raté ! C'est la version catastrophe de mon futur. Plus personne ne m'aime, et plus personne ne me lit... et donc plus personne ne me pose des questions comme vous le faites maintenant ! Et pire que tout : je n'ai plus d'idée ! Jusqu'au moment où je vais enfin trouver un sujet extraordinaire. Pour la première fois, quelqu'un écrira sur un tel sujet...


Caro[line] : Que diriez-vous pour inciter les gens à acheter votre nouveau roman ? (A part que vous êtes un auteur mondialement connu en Roumanie.)

David : Difficile à dire. Je n'aime pas trop le concept de devoir inciter. Peut-être que c'est un livre plus mûr qui conserve l'humour et la fantaisie du "Potentiel érotique de ma femme", mais avec davantage de gravité et de sensibilité... ouah! comme j'ai bien incité les gens à lire mon livre !


Caro[line] : Où serez-vous et que ferez-vous le 30 août, jour de la sortie de votre roman ?

David : J'enregistre l'émission "Vol de Nuit", et je vais essayer d'être un peu moins pire que les fois précédentes !


Caro[line] : Parlons un peu de vos autres romans. En avez-vous un que vous préférez ? Ou pour lequel vous avez une tendresse particulière ? Pourquoi ?

David : Je trouve qu'ils ont tous des qualités et des défauts. J'aime particulièrement le dernier, et je me sens prêt à en parler avec plaisir. Ce n'était pas forcément le cas à chaque fois. Sinon, je crois que j'ai une tendresse particulière pour celui qui a le moins marché ! C'était "Entre les oreilles". C'était un livre sûrement trop fou, trop absurde, mais certaines pages de ce roman me touchent... c'est presque idiot de dire cela d'un de ses livres, mais pourquoi pas !



Caro[line] : Est-ce vous qui choisissez le titre de vos romans ?

David : Oui, c'est toujours moi qui choisit mes titres. Et souvent, je les trouve in extremis. C'était le cas pour "Le potentiel érotique de ma femme" que j'ai trouvé à la fin du livre. Et pareil pour "Qui se souvient de David Foenkinos ?", je l'ai trouvé au tout dernier moment, après de nombreuses tentatives (cf blog !).



Caro[line] : Pouvez-vous nous en dire plus que l'adaptation cinématographique du Potentiel érotique de ma femme ? C'est toujours d'actualité ? Isabelle Carré sera de la partie ?

David : Oui, c'est toujours d'actualité. Et je viens de lire le scénario d'ailleurs. Il sera adapté par Laetitia Colombani, la réalisatrice de "A la folie pas du tout". Mais elle va faire un autre film d'abord. Donc ce ne sera pas avant 2009. Il n'y a pas de casting prévu encore. Et ce que je dis sur Isabelle Carré dans mon dernier roman n'est que de la fiction. Mais c'est vrai que c'est une actrice que j'admire beaucoup, et je la verrais bien dans le rôle de Brigitte.


Caro[line] : Je n'ai jamais rien lu à propos de votre façon d'écrire un roman. Tout d'abord, êtes-vous plutôt stylo-papier ou ordinateur ?

David : J'écris sur un ordinateur. Très vieux. Il n'a pas de batterie. Je suis toujours à la recherche d'une prise. Mais je prends aussi des notes sur des bouts de papier.



Caro[line] : Avez-vous une heure de la journée préférée pour écrire ?

David : Je préfère le matin. Je sais que ça ne fait pas très écrivain, pas très le cliché du torturé qui écrit en pleine nuit en buvant du whisky. Mais c'est comme ça !


Caro[line] : Connaissez-vous la fin de votre roman avant de commencer le début de l'écriture ou est-ce que votre histoire se construit au fur et à mesure de votre écriture ?

David : C'est mon sixième roman. Et vraiment, c'était différent à chaque fois. Pour "Le potentiel érotique de ma femme", je ne savais pas où aller. Et dans la première version, le héros tombait amoureux d'un cheeseburger ! C'était vraiment n'importe quoi. Donc, je n'avais pas de plan. D'une manière générale, c'est vrai que j'aime bien être surpris par l'intrigue et les personnages. Un roman doit vivre, et donc, je n'aime pas trop établir tout à l'avance.


Caro[line] : Il semblerait que les écrivains soient aussi de grands lecteurs. On dirait que ce sont deux choses indissociables. Vous-même, vous lisez beaucoup, non ? Que lisez-vous en ce moment ?


David : Je lis de moins en moins, étrangement. Je relis des livres que j'aime. Ou des bouts de roman. Là, je relis "Circuit" un premier roman formidable de Charlie Delwart qui paraît au Seuil, et que j'avais lu sur manuscrit.


Caro[line] : Comment lisez-vous ? Avez-vous un moment privilégié ? Plutôt la journée ? Le soir ? Un endroit privilégié ? Chez vous ? Ailleurs ?

David : Non, je n'ai pas d'endroit. Je lis partout.


Caro[line] : Quels sont vos coups de coeur de cette rentrée littéraire ?

David : Il y a beaucoup de livres que j'ai aimés, mais mon vrai coup de coeur (parmi les livres lus!) est "Le nouvel amour" de Philippe Forrest que j'ai trouvé sublime.


Caro[line] : Avant de finir cette interview, je vais vous copier et vous demander de me donner 3 voeux, comme vous avez l'habitude de le faire avec des auteurs sur votre blog Livres Hebdo.

David :

1) Jouer au tennis avec Proust.
2) Avoir écrit "Belle du seigneur".
3) Mourir dans un bain chaud, pendant qu'une femme se sèche les cheveux.


Caro[line] : Je vous remercie David d'avoir accepté cette interview. Je suis très touchée que vous ayiez accepté de m'accorder un peu de votre temps pour répondre à mes questions. Je vous laisse le(s) mot(s) de la fin...

David : Merci de vous souvenir de moi...



30 août 2007

Qui se souvient de David Foenkinos ? - David Foenkinos


Voilà ! Ca y est. On y est. C'est le jour J. Le jour de la sortie du nouveau roman de David Foenkinos, Qui se souvient de David Foenkinos ?

Je me suis longtemps (enfin toute la journée, en fait) demandée comment j'allais en parler... Bah oui, ce n'est pas un roman comme les autres. C'est un roman que j'ai attendu pendant un ch'tit moment, tout de même. C'est aussi un roman dont je vous ai beaucoup parlé avant même de l'avoir lu. Mais surtout, c'est le nouveau roman de mon auteur chouchou. Donc forcément j'en attendais beaucoup... Je dois avouer que, une fois que je l'ai eu entre mes mains, une angoisse a commencé à résonner en moi : "Et si je n'aimais pas ce nouveau roman ?" Car oui, ce n'est pas parce que David Foenkinos est mon auteur chouchou que je vais aimer tous ses livres. Le style peut changer... on peut ne pas accrocher à l'histoire, aux personnages... Beaucoup trop de choses entrent en jeu pour être sûr à l'avance d'aimer un nouveau roman d'un auteur qu'on affectionne tout particulièrement.

J'avais donc le trac au moment de commencer la lecture de ce roman... Mais finalement, je me suis lancée et je me suis dit : "Lis ! Profite ! On verra bien après.".


« Je ne sais pas si certains d'entre vous se souviennent de moi. Il y a quelques années, j'ai publié Le potentiel érotique de ma femme. Ce roman, traduit dans de nombreuses langues, avait obtenu un réel succès. J'étais alors dans la promesse. Pourquoi les choses ont-elles si mal tourné? Depuis ce succès qui s'efface des mémoires, j'ai publié quatre autres romans et tous sont passés inaperçus. J'ai tenté d'analyser les raisons de mes échecs, mais il est impossible de comprendre pourquoi l'on devient invisibile. Serais-je devenu médiocre? Suis-je trop allé chez le coiffeur? Pourtant, je dois absolument m'acrrocher : bientôt, une fabuleuse idée de roman va surgir en moi. Bientôt, je serai nouveau propulsé parmi les auteurs vivants. Enfin, on va se souvenir de moi. »

Autant qu'on aborde tout de suite la question du personnage du roman. Oui, David Foenkinos est le héros de son propre roman. Oui, il parle de lui. C'est un scénario catastrophe : David Foenkinos, quelques années après le succès du Potentiel érotique de ma femme, n'est plus grand chose. Alors, que déjà il est devenu invisible, voila-ti pas que l'inspiration le quitte. Dans ce roman, David Foenkinos aborde la réaction de l'écrivain face à la perte d'inspiration... puis ensuite, on part à la recherche de l'idée perdue. Je suis sure que vous allez me dire : mais pourquoi avoir choisi David Foenkinos ? Pourquoi ne pas avoir créé un écrivain de toute pièce ? Je ne sais pas, mais je vais m'empresser de poser la question à mon auteur chouchou. (D'un autre côté, si David Foenkinos avait créé un écrivain de toutes pièces, on l'aurait forcément comparé à lui !) Pour finir sur ce sujet, moi, j'ai trouvé cela plutôt drôle que mon auteur chouchou soit le héros de son roman et je trouve que c'est comme un clin d'oeil. Ca m'amuse ! (Mais je suis sure que plein de gens vont y trouver à redire... niark ! niark ! niark !)

Alors alors, ce n'est pas tout ça, mais moi, comment l'ai-je trouvé ce roman ? (Car c'est un peu ce pour quoi vous êtes là...)

Je vais me permettre de recopier ici une partie du mail que j'ai envoyé à David Foenkinos :

« Je viens de vivre un moment réellement magique. Une passivité interrogative, suivie d’une angoisse, puis une émotion intense, suivie d’une délivrance : oui, j’ai aimé le dernier roman de David Foenkinos ! »

Bon, je vous vois sourire. :-) Vous devez penser que je me suis un peu enflammée... Et pourtant, non. C'est vraiment le résumé de mon ressenti de ce roman. Je vous explique... (pour que vous compreniez le truc du moment réellement magique !)

Ma passivité interrogative concerne le début du roman. Je lisais... je lisais... je lisais... mais voilà... ... ... ... J'ai même commencé à me demander si finalement, ce roman tant attendu n'était pas à la hauteur de mes espérances. Je ne retrouvais pas l'humour que j'aime tant du Potentiel érotique de ma femme, j'étais même parfois agacé par l'attitude du héros... J'étais carrément déstabilisée, je dois bien vous l'avouer ! - angoisse - Et puis là, à un moment précis (page 108 !), notre héros est confronté à un événément qui va le bouleverser et le faire changer de comportement. Ce passage, comme dans This is not a love song de Jean-Philippe Blondel, m'a pris aux tripes et a été un moment clé pour moi. - émotion intense - Après ça, j'ai été captivée par les aventures du héros, qui part dans une recherche effrénée, à la recherche de son idée perdue (j'utilise beaucoup cette expression car j'ai entendu David Foenkinos dire que ça avait failli être le titre du roman !). Jusqu'à la fin qui m'a conquise ! - délivrance -

Voilà... Je ne sais pas si je suis bien arrivée à vous faire comprendre ce que j'ai vécu à la lecture de ce roman et pourquoi j'ai donc dit que ce fût un moment magique pour moi ! Ressentir des émotions de ce genre juste en lisant un bouquin m'impressionne toujours !

Je sais que tout cela, tout ce ressenti, provient en grande grande partie du fait que, un jour, j'ai décidé que David Foenkinos serait mon auteur chouchou. Si David Foenkinos n'avait été qu'un auteur que j'apprécie, peut-être n'aurais-je pas vécu cette lecture de cette façon-là. Et puis, je suis sure que plein d'autres gens vont ressentir leur lecture de ce roman totalement différemment ! Je me demande même comment sera ma deuxième lecture de ce roman. Car oui, plus la date du 30 août approchait et plus j'ai eu envie de le relire ! Après avoir écrit ce billet, j'ai définitivement envie de le relire. Soit demain, soit pendant mes vacances.

Alors sinon... pour ceux et celles qui sont normaux et qui ont déjà lu des romans de David Foenkinos. :-) Ce roman, pour moi, marque un tournant, ou au moins une évolution, dans son style. Ne comptez pas vous marrer comme une baleine ou au moins, sourire, en lisant certaines des loufoqueries que l'on peut trouver dans ses précédents romans. Ici, David Foenkinos nous livre moins de fantaisie et d'absurdité (il le dit lui-même). Il nous parle plus d'amour. Car même si le roman tourne autour de la panne sèche de l'écrivain, c'est aussi un roman qui nous parle (surtout ?) de femmes (et notamment d'une femme suisse au cheveu lisse (je cite encore David !)) et d'amour. Donc à lire en sachant que cela va être différent. Car finalement, qu'est-ce qui m'a déstabilisé au début de ma lecture ? C'est justement le fait que je ne retrouvais pas le style foenkinesque que j'attendais... et c'est aussi pour cela que je veux le relire, car je porterai alors un autre regard sur cette première partie.

Voilà ! Je crois que je vais m'arrêter là car j'ai été très bavarde... Je dois vous avouer que mon but n'est pas de vous faire lire le nouveau roman de David Foenkinos à tout prix. Je ne veux pas entendre de "Caro[line] m'a forcé !". :-) Pour ma part, ce roman m'a touché et j'aime beaucoup le changement de cap qu'a pris David Foenkinos. J'ai aimé aussi le fait qu'il me surprenne avec sa belle fin. Pour cela, oui, lisez-le ! Mais pas parce que je vous ai forcé. :-)



Eux aussi ont lu Qui se souvient de David Foenkinos ? : Amanda, Brice Depasse, Culture Café, Emeraude, Fashion Victim, Stéphanie, Tamara, Thibault Malfoy, Virginie (du Grimoire).

Mission Photos

Comme je vous le disais ce matin, l'expédition de ce midi à la Fnac Saint-Lazare ne s'est pas faite dans le même état d'esprit que celle pour la sortie de Hors-Jeu de Bertrand Guillot. Car aujourd'hui, je n'avais pas la pression du "Et s'il n'est pas en rayon ?".

En effet, David Foenkinos a eu la gentillesse de me faire parvenir un exemplaire de son nouveau roman dès le mois de juillet. J'ai donc eu la chance de pouvoir le lire avant. Et c'est donc sereine que je me suis rendue à la Fnac.

Pour qui ne connaîtrait pas ce fameux lieu de perdition (je suis désolée pour ceux qui n'aiment pas ce genre de librairie, mais j'y ai mes habitudes...), j'ai eu la géniale idée de prendre en photo les escalators !

Hein ? Heu... oui, Zag ? Tu as quelque chose à dire ? Comment ? Ah... oui... heu... donc, je disais...

Zag me l'ayant demandé si gentiment, j'ai pris en photo les escalators permettant d'arriver à l'étage Librairie.

Ta da !

Content, Zag ? ;-)

Oui, Zag, je sais, tu voulais aussi que je prenne en photo les couloirs qui mènent aux rayons et que je me fasse prendre en photo me rendant dans le rayon. Mais cela, je me le réserve pour la sortie du prochain roman de David Foenkinos ou de Bertrand ! Promis !

Et donc, au rayon Roman francophone, qu'ai-je vu ?

Et voilà ! Je suis donc repartie rassurée de la Fnac. :-)

Enfin... avant de repartir, j'ai quand même un petit tour dans les rayons pour vérifier que :

Ouf ! Il est toujours là !

Je n'ai pas centré la photo sur le roman de Bertrand car en fait, je voulais vous montrer l'humour des libraires de la Fnac qui ont mis ce roman sous un autre sur la couverture duquel se trouve... une cible !

Sur ce, je vous laisse car j'ai un autre billet à écrire...

LE grand jour !

Ca y est, c'est là, c'est ici, c'est maintenant !
Oui, c'est aujourd'hui que sort le 6ème roman de David Foenkinos !




Je ne vais pas vous la jouer A la recherche de David Foenkinos (quoique je pourrais faire une chronique intitulée A la recherche de l'idée perdue (ça a failli être le titre de ce roman justement ! (vous comprendrez pourquoi plus tard))) car je dois vous l'avouer, cela fait plusieurs semaines que ce roman se trouve chez moi et que je l'ai lu !!! Certains de vous étaient déjà au courant, peut-être que d'autres l'apprennent seulement maintenant. Et oui, j'ai eu la chance de recevoir un exemplaire, dé-di-ca-cé par l'auteur (merciiiiiiii David !), plus d'un mois avant sa sortie officielle ! Quelle honneur, pour moi, lectrice chouchou ! C'est une sorte de consécration de la chouchouïtude ! ;-)

Trêve de plaisanterie. J'ai effectivement eu la chance de lire ce roman, il y a un mois déjà... mais comme je suis une très mauvaise élève, mon billet n'est toujours pas rédigé... ("Bouh !" "La honte !") Oui, je sais, c'est honteux ! En tout cas, ce billet, vous l'aurez d'ici demain. Promis ! Et pour me faire pardonner, vous aurez en plus une interview de l'auteur. :-)

En attendant, même si je ne vais pas lancer de chasse aux livres, je vais quand même me rendre vous-savez-où pour vérifier la mise en rayon de ce livre. Et bien sûr, je vous rapporterai des photos ! Je dois avouer que l'excitation est moins grande que pour Hors-Jeu puisque le livre, je l'ai déjà. Mais le plaisir est là ! :-)


Bonne journée à tous !

Bonne chance, David, pour ce nouveau roman !

29 août 2007

Pour toi, Fab'shion !

Vous avez dû déjà remarquer que j'ai l'habitude d'appeller Fashion Victim, Fab'shion.

Peut-être que certains d'entre vous ne savent pas pourquoi... Je ne peux pas tout révéler mais cela est lié à son prénom (mais je n'en dirai pas plus, même sous la torture !). Et en même temps, il y a une petite touche de Fabulous ! ;-)

Et donc, aujourd'hui, je suis allée consulter mon très cher ami, Google Analytics. Cet ami que j'ai depuis presque 2 mois est en fait un... espion ! Et oui, il espionne tout ce qui se passe sur mon site : combien de personnes y viennent, où ils vont, etc... (Il est moins glamour que James Bond, mais tout aussi efficace !) Et notamment, mon ami Google Analytics me dit d'où les gens viennent. Depuis le début du mois d'août, environ 35% des visites que j'ai eues proviennent de moteurs de recherche. Et bien sûr, mon ami Google Analytics - qui est vachement sympa comme vous pouvez le remarquer - me dit les mots clefs qui ont été utilisés pour arriver jusqu'à mon blog... Au début, j'ai été très amusée de voir que les mots clefs "lecture érotique" figuraient dans cette liste. Je n'ose imaginer la déception de ces internautes arrivés chez moi par ce biais... (Merci David car peut-être sommes-nous arrivés à en faire rester quelques-uns malgré tout !)

Aujourd'hui, je suis allée faire un petit coucou à mon ami Googles Analytics et là, que vois-je ? (Vous allez ENFIN comprendre le pourquoi de cet article, rassurez-vous !)

Ben je vous laisse regarder par vous-même !




(Cliquer sur l'image pour la voir en plus grand)



Hé oui !!! Ma chère Fab'shion arrive en seconde position et a été à l'origine de 19 visites !
Mieux que mes chers "lecture érotique". :-)

C'est pourquoi, Fabulous Fashion, je te dédicace ce message ! Just for you ! ;-)
Merci ! :-)

Le privilège des rêveurs - Stéphanie Janicot

Présentation de l’éditeur

Abandonnée enfant par une mère engagée dans l’armée israélienne, élevée par sa grand-mère, recueillie par Caleb, Salomé Steiner, devenue écrivain s’est réfugiée dans la création littéraire.

Caleb, entraîneur vedette des Giants, a rencontré Salomé vingt ans auparavant alors qu’elle débarquait de Paris avec son jeune frère Guillaume. Il l’a épousée, adoptant Guillaume dont il a fait une superstar du base-ball. Alors qu’il vient de fêter une victoire à laquelle il ne croyait plus, il provoque un accident de voiture dont il ressort handicapé.

Cet accident bouleverse la donne familiale, équilibre fragile entre Caleb, Salomé et leur fille Judith. Chacun, tour à tour, livre son point de vue et révèle ses failles, ses espoirs, ses fragilités, les rencontres nouvelles qui l’entraînent loin du noyau familial.

Famille éclatée, difficulté d’aimer, répétition au travers des générations des mêmes blessures… autant de thèmes récurrents dans l’œuvre de Stéphanie Janicot qui se déploient en arabesques et tissent une trame aussi émouvante que maîtrisée.


Mon avis

Voici un roman dont j’ai l’impression d’être totalement passée à côté !

J’ai eu cette sensation après avoir comparé mes impressions à celles de Laurence. En effet, contrairement à elle, l’effet de surprise des derniers chapitres a été plutôt mauvais pour moi. J’avoue que c’est seulement après en avoir discuté avec Laurence que j’ai réalisé la signification de la phrase du 4ème de couverture : « Tout rêve est cannibale. Que faut-il accepter de perdre pour réaliser son rêve ? » Donc forcément, au moment de la lecture, ces derniers chapitres m’ont déstabilisé, dans le mauvais sens, car je ne voyais pas du tout où l’auteur voulait en venir.

En réfléchissant après coup, c’est sûr que maintenant, les derniers chapitres prennent tout leur sens. Mais alors, j’aurais préféré que cette partie-là soit beaucoup plus développée, que nous nous y attardions plus. (Ainsi que les pages relatant l'événement qui amène à ces derniers chapitres (peut-être que ceux qui l’ont lu verront de quoi je veux parler car j'ai vraiment eu l'impression que l'auteur le survolait...), mais je ne peux pas en dire plus sinon cela enlève tout effet de surprise !)

Comment expliquer que je n’ai pas saisi la finalité du roman ? J’essaie de comprendre… Je pense que cela vient du fait que les personnages de Stéphanie Janicot ne m’ont pas touché plus que ça. Je les ai suivis dans leur histoire, mais sans m’y attacher. Alors si on ne s'attache pas aux personnages, leurs histoires et ce qu'il leur arrive ne nous touchent pas pareil. Voici donc ce que je pense être un début d’explication…

Sinon la construction du récit est intéressante puisque tour à tour, les trois personnages de cette drôle de famille, Caleb, Salomé et Judith, nous racontent l’histoire. Comme vous le savez déjà, j’aime beaucoup ce genre de construction !

Je suis impatiente d’entendre encore d’autres avis sur ce roman !
Retrouvez déjà l'avis de Clarabel, Gachucha et Laurence.


Site Internet de Stéphanie Janicot : http://www.stephanie-janicot.com/


Photo Couverture : Albin Michel