09 septembre 2007

Trois questions à... Anthony Drakehurst


Anthony Drakehurst est l'auteur de La vengeance d'Emily Greenwell, roman qui vient de paraître aux éditions Nicholson & Partners. Il a gentiment accepté de répondre à mes 3 questions. Merci Anthony !


- Quel est votre dernier livre coup de cœur ?

Etant actuellement sur un projet d'écriture assez complexe, mes lectures les plus récentes sont assez "techniques" et en rapport avec le sujet et l'actualité. Mes lectures les plus récentes ne sont donc pas des livres "coup de cœur" ; il s'agit en majorité de documentation.

Pour ce qui est de la littérature, je viens de terminer Une coïncidence inévitable livre édité chez mon éditeur et que j'ai lu d'une traite dans le train.

Comme beaucoup, j'ai eu une appréhension en me basant sur la couverture mais une fois le livre ouvert (de surcroît dédicacé), j'ai beaucoup aimé le thème, le tempo et le texte en général. Le format est astucieux car situé entre le roman classique et le Poche, il tient bien dans la main (bon contact tactile avec le livre) et aussi dans la poche. Je partage assez l'appréciation de Richard Feeser qui dans sa critique parue dans "aérobibliothèque", le définit comme "un roman initiatique et sentimental, un certain décryptage des codes mystérieux du bonheur et de l'amour". Maintenant que je connais personnellement Katarina [Nicklaus] je peux vous affirmer que son livre est une vraie fiction et qu'elle n'est pas "Florence" (la question est parait-il posée assez fréquemment).

Sinon, entre mes activités professionnelles qui exigent beaucoup de lecture et d'écriture, je relis les classiques et quelques biographies dont celle du préfet résistant Jean Moulin. Je ne vais pas par snobisme citer ici des livres et des auteurs connus dont je n'apprécie ni la façon de faire et de se comporter ni les écrits. Je partage à ce sujet le point de vue de Pascal Fioretto qui résume bien ce "petit monde de l'édition germano-pratin" dans son livre qui vient de paraître : Et si c'était niais ?.

Voir son blog absolument : http://www.hugoetcie.fr/

Une seule exception dans tout cela : Yann Queffélec. A défaut de bébés congelés et de curés pédophiles, Queffélec fait de la littérature de qualité !

Prix Goncourt en 1985 avec son roman Les Noces barbares, c'est un grand monsieur de la littérature française, un peu méconnu à mon sens.


- Avez-vous un livre ou un auteur culte ?

Incontestablement et sans hésiter : Stefan Zweig.
Toutes ses nouvelles sont admirablement construites ; il y a toujours une antichambre où le lecteur trouve une clé qui lui permet d'entrer dans le vif du sujet. Une petite préférence toutefois pour Vingt-quatre heures de la vie d'une femme (un modèle du genre) et Le Joueur d'échecs.


- Comment lisez-vous ?

Je lis un peu partout sauf au lit.

6 commentaires:

Michel a dit…

Bonnes vacances lointaines !?

Caro[line] a dit…

@ Michel :
Merci ! Et oui, mes vacances sont lointaines puisque nous allons au Canada ! Mais j'en parle dans le billet suivant... sauf que tu as été trop rapide. :-)
RDV le 6 octobre !

fashion victim a dit…

Zweig est un grand grand auteur! Ma préférence va à "Lettre d'une inconnue" et "La pitié dangereuse"...

Fafa a dit…

24 heures de la vie d'une femme, of course.
Pour le bouquin "est si c'était niais" (qui reprend sans aucune imagination un titre bien connu spâ) pourquoi ne pas se poser la question à l'envers "et ses les lecteurs étaient niais" - pour rester polie - franchement si je fais une compil harlequin et que ça se vend à 12 milliard d'exemplaires c'est pas sur moi qu'il faura taper.
Je trouve ses réponses très intéressantes ça donne envie de le lire.

BizZ

Caro[line] a dit…

@ Fab'shion :
Zweig manque honteusement à mon palmarès littéraire... ce qui me rassure, c'est qu'il n'est pas le seul ! ;-)

@ Fafa :
Et si c'était niais, en fait, est une "parodie" de grands auteurs à succès ! Chaque texte est une pastiche. A voir si il reprend exactement le style ou pas... mais ça paraît sympa et drôle comme lecture !

Voici la présentation de l'éditeur :
"Printemps 2007. Alors que la rentrée littéraire approche, Christine Anxiot n'a toujours pas remis son manuscrit annuel. Son éditeur déclenche une enquête sur l'inexplicable disparition, mais les enlèvements d'écrivains continuent. Dans les milieux feutrés de l'édition s'engage alors une impitoyable chasse à l'homme de lettres... Pour réaliser ce polar plein de rebondissements, les plus grands noms de la littérature française se sont passé la plume en rédigeant chacun un chapitre : Denis-Henri Lévy, Barbés Vertigo / Christine Anxiot. Pourquoi moi ? / Fred Wargas, Tais-toi si tu veux parler / Marc Levis, Et si c'était niais ? / Mélanie Notlong, hygiène du tube (et tout le tremblement) / Pascal Servan, Ils ont touché à mes glaïeuls (Journal, tome. XXII) / Bernard Werbeux, Des fourmis et des anges / Jean d'Ormissemon (de la française Académie), C'était rudement bath' / Jean-Christophe Rangé, Les limbes pourpres du concile des loups / Frédéric Beisbéger, 64 % (Soixante-quatre pour cent)/ Anna Galvauda. Quelqu'un m'attend, c'est tout."

Tamara a dit…

Oui, encore une interview intéressante... ou un interviewé interessant, devrais-je dire.
Je n'ai lu que Le joueur d'échecs de S. Zweig et j'ai beaucoup aimé, je compte bien continuer.

PS : pas de lecture au lit ? tiens, c'est inhabituel, ça ! Moi j'adore lire au lit ! (avec un petit déj sur un plateau si possible !)