30 août 2007

Qui se souvient de David Foenkinos ? - David Foenkinos


Voilà ! Ca y est. On y est. C'est le jour J. Le jour de la sortie du nouveau roman de David Foenkinos, Qui se souvient de David Foenkinos ?

Je me suis longtemps (enfin toute la journée, en fait) demandée comment j'allais en parler... Bah oui, ce n'est pas un roman comme les autres. C'est un roman que j'ai attendu pendant un ch'tit moment, tout de même. C'est aussi un roman dont je vous ai beaucoup parlé avant même de l'avoir lu. Mais surtout, c'est le nouveau roman de mon auteur chouchou. Donc forcément j'en attendais beaucoup... Je dois avouer que, une fois que je l'ai eu entre mes mains, une angoisse a commencé à résonner en moi : "Et si je n'aimais pas ce nouveau roman ?" Car oui, ce n'est pas parce que David Foenkinos est mon auteur chouchou que je vais aimer tous ses livres. Le style peut changer... on peut ne pas accrocher à l'histoire, aux personnages... Beaucoup trop de choses entrent en jeu pour être sûr à l'avance d'aimer un nouveau roman d'un auteur qu'on affectionne tout particulièrement.

J'avais donc le trac au moment de commencer la lecture de ce roman... Mais finalement, je me suis lancée et je me suis dit : "Lis ! Profite ! On verra bien après.".


« Je ne sais pas si certains d'entre vous se souviennent de moi. Il y a quelques années, j'ai publié Le potentiel érotique de ma femme. Ce roman, traduit dans de nombreuses langues, avait obtenu un réel succès. J'étais alors dans la promesse. Pourquoi les choses ont-elles si mal tourné? Depuis ce succès qui s'efface des mémoires, j'ai publié quatre autres romans et tous sont passés inaperçus. J'ai tenté d'analyser les raisons de mes échecs, mais il est impossible de comprendre pourquoi l'on devient invisibile. Serais-je devenu médiocre? Suis-je trop allé chez le coiffeur? Pourtant, je dois absolument m'acrrocher : bientôt, une fabuleuse idée de roman va surgir en moi. Bientôt, je serai nouveau propulsé parmi les auteurs vivants. Enfin, on va se souvenir de moi. »

Autant qu'on aborde tout de suite la question du personnage du roman. Oui, David Foenkinos est le héros de son propre roman. Oui, il parle de lui. C'est un scénario catastrophe : David Foenkinos, quelques années après le succès du Potentiel érotique de ma femme, n'est plus grand chose. Alors, que déjà il est devenu invisible, voila-ti pas que l'inspiration le quitte. Dans ce roman, David Foenkinos aborde la réaction de l'écrivain face à la perte d'inspiration... puis ensuite, on part à la recherche de l'idée perdue. Je suis sure que vous allez me dire : mais pourquoi avoir choisi David Foenkinos ? Pourquoi ne pas avoir créé un écrivain de toute pièce ? Je ne sais pas, mais je vais m'empresser de poser la question à mon auteur chouchou. (D'un autre côté, si David Foenkinos avait créé un écrivain de toutes pièces, on l'aurait forcément comparé à lui !) Pour finir sur ce sujet, moi, j'ai trouvé cela plutôt drôle que mon auteur chouchou soit le héros de son roman et je trouve que c'est comme un clin d'oeil. Ca m'amuse ! (Mais je suis sure que plein de gens vont y trouver à redire... niark ! niark ! niark !)

Alors alors, ce n'est pas tout ça, mais moi, comment l'ai-je trouvé ce roman ? (Car c'est un peu ce pour quoi vous êtes là...)

Je vais me permettre de recopier ici une partie du mail que j'ai envoyé à David Foenkinos :

« Je viens de vivre un moment réellement magique. Une passivité interrogative, suivie d’une angoisse, puis une émotion intense, suivie d’une délivrance : oui, j’ai aimé le dernier roman de David Foenkinos ! »

Bon, je vous vois sourire. :-) Vous devez penser que je me suis un peu enflammée... Et pourtant, non. C'est vraiment le résumé de mon ressenti de ce roman. Je vous explique... (pour que vous compreniez le truc du moment réellement magique !)

Ma passivité interrogative concerne le début du roman. Je lisais... je lisais... je lisais... mais voilà... ... ... ... J'ai même commencé à me demander si finalement, ce roman tant attendu n'était pas à la hauteur de mes espérances. Je ne retrouvais pas l'humour que j'aime tant du Potentiel érotique de ma femme, j'étais même parfois agacé par l'attitude du héros... J'étais carrément déstabilisée, je dois bien vous l'avouer ! - angoisse - Et puis là, à un moment précis (page 108 !), notre héros est confronté à un événément qui va le bouleverser et le faire changer de comportement. Ce passage, comme dans This is not a love song de Jean-Philippe Blondel, m'a pris aux tripes et a été un moment clé pour moi. - émotion intense - Après ça, j'ai été captivée par les aventures du héros, qui part dans une recherche effrénée, à la recherche de son idée perdue (j'utilise beaucoup cette expression car j'ai entendu David Foenkinos dire que ça avait failli être le titre du roman !). Jusqu'à la fin qui m'a conquise ! - délivrance -

Voilà... Je ne sais pas si je suis bien arrivée à vous faire comprendre ce que j'ai vécu à la lecture de ce roman et pourquoi j'ai donc dit que ce fût un moment magique pour moi ! Ressentir des émotions de ce genre juste en lisant un bouquin m'impressionne toujours !

Je sais que tout cela, tout ce ressenti, provient en grande grande partie du fait que, un jour, j'ai décidé que David Foenkinos serait mon auteur chouchou. Si David Foenkinos n'avait été qu'un auteur que j'apprécie, peut-être n'aurais-je pas vécu cette lecture de cette façon-là. Et puis, je suis sure que plein d'autres gens vont ressentir leur lecture de ce roman totalement différemment ! Je me demande même comment sera ma deuxième lecture de ce roman. Car oui, plus la date du 30 août approchait et plus j'ai eu envie de le relire ! Après avoir écrit ce billet, j'ai définitivement envie de le relire. Soit demain, soit pendant mes vacances.

Alors sinon... pour ceux et celles qui sont normaux et qui ont déjà lu des romans de David Foenkinos. :-) Ce roman, pour moi, marque un tournant, ou au moins une évolution, dans son style. Ne comptez pas vous marrer comme une baleine ou au moins, sourire, en lisant certaines des loufoqueries que l'on peut trouver dans ses précédents romans. Ici, David Foenkinos nous livre moins de fantaisie et d'absurdité (il le dit lui-même). Il nous parle plus d'amour. Car même si le roman tourne autour de la panne sèche de l'écrivain, c'est aussi un roman qui nous parle (surtout ?) de femmes (et notamment d'une femme suisse au cheveu lisse (je cite encore David !)) et d'amour. Donc à lire en sachant que cela va être différent. Car finalement, qu'est-ce qui m'a déstabilisé au début de ma lecture ? C'est justement le fait que je ne retrouvais pas le style foenkinesque que j'attendais... et c'est aussi pour cela que je veux le relire, car je porterai alors un autre regard sur cette première partie.

Voilà ! Je crois que je vais m'arrêter là car j'ai été très bavarde... Je dois vous avouer que mon but n'est pas de vous faire lire le nouveau roman de David Foenkinos à tout prix. Je ne veux pas entendre de "Caro[line] m'a forcé !". :-) Pour ma part, ce roman m'a touché et j'aime beaucoup le changement de cap qu'a pris David Foenkinos. J'ai aimé aussi le fait qu'il me surprenne avec sa belle fin. Pour cela, oui, lisez-le ! Mais pas parce que je vous ai forcé. :-)



Eux aussi ont lu Qui se souvient de David Foenkinos ? : Amanda, Brice Depasse, Culture Café, Emeraude, Fashion Victim, Stéphanie, Tamara, Thibault Malfoy, Virginie (du Grimoire).

37 commentaires:

Zag a dit…

Hum... Comment dire... Euh, t'es quand même un peu barrée, Caro : La Foenki-mania s'est complètement emparée de toi, c'en est déroutant. Quand tu déclares "Je ne sais pas si je suis bien arrivée à vous faire comprendre ce que j'ai vécu à la lecture de ce roman", je préfère te dire tout de suite : non. La vérité, je veux bien croire que t'as vécu des trucs dingues (genre, t'es pas sûre d'avoir un peu fumé quand t'as lu le bouquin ?), mais moi, perso, je suis jamais arrivé à des trips pareils avec un roman (sauf peut-être avec Les Fourmis de Bernard Werber). Je me suis aussi demandé si t'étais pas un peu trop dépressive à ton taf (c'est la séquence 'passivité interrogative - angoisse - émotion intense - délivrance' qui m'a mis la puce à l'oreille). Bref, pour conclure (et après je te rends l'antenne), je sais maintenant que je lirai un jour ce roman, c'est sûr (même si je ne sais pas encore très bien pourquoi...).

Caro[line] a dit…

@ Zag :
Je suis sure et certaine de ne pas avoir fumé en même temps que je lisais ce roman ! Cela m'arrive très rarement, ce genre de trucs, en lisant des livres. Mais ça arrive. Je comprends que cela peut paraître barré pour des gens qui n'ont pas "expérimenté" cela. Mais je te promets... c'est vrai ! Et je ne suis pas barrée ! Promis, juré ! Même si mon boulot me gave, je ne déprime pas, justement parce que j'ai la lecture et vos blogs (et plein d'autres choses) !
L'important dans tout cela, c'est que tu dis qu'un jour, tu liras ce roman. :-)
(Mince, je ne pensais pas que quelqu'un réagirait comme cela à mon billet !)

Stéphanie a dit…

wouah :)
et bien en tous cas ta prose m'a fait de l'effet, j'ai envie de me plonger dans ce livre!

Caro[line] a dit…

@ Stéphanie :
Tant mieux si je t'ai donné envie de le lire ! Mais attention ! Mon avis est plus que subjectif... :-)

Fafa a dit…

Nan !!!! tu m'as tout caché !!! une histoire de la loose...un sujet qui me branche! De l'auto dérision de l'homme fragile de l'auteur destabilisé ...wôa. Tous les ingrédients semblent réunis pour que je lise et que j'aime
(l'histoire de la fille suisse devrait passer avec une bière.) Ayé tu m'as convaincue (pas une seule seconde je n'ai imaginé que le sujet pouvait être aussi introspectif). Je reste un peu méfiante parce que tu as utilisé le mot "amour" mais je vais tenter de surmonter mon angoisse de tomber sur une reflexion cucul les paquerettes sur le sujet. Ou pire une fin mode redemption. Bîîîî.

Et n'écoute pas Zag, je te rappelle que cet homme ne sait pas utiliser un love calculator (et vit à l'heure actuelle de terribles problèmes de curseur de douche ... aheum).

> zag pas besoin de se faire chouir à mort pour s'éclater à la lecture d'un livre, il suffit d'aimer lire en fait. Et de tomber sur un bon livre.


Bizzz

Caro[line] a dit…

@ Fafa :

BOUM !
(C'est moi qui vient de tomber de mon tabouret !)

Mince alors... Tu veux le lire ? T'es sûr ? Punaise... ! ;-)

Au fait, David Foenkinos adore la Suisse et tout particulièrement Genève. Tu es définitivement convaincue, là ? ;-)

Bon, je dis que ça se tente alors. Mais attention, le dénouement risque de te décevoir. Mais ça se tente. :-)

Tu fais bien de me recadrer les idées vis-à-vis de Zag car il m'a fait surprise... mais c'est vrai que son gros problème du moment, c'est un curseur de douche. Donc bon... :-)))

Lou a dit…

Si ce n'est pas de l'amour !
Très honnêtement le sujet me tente peu... j'ai l'impression de retrouver une fois de plus un auteur français nombriliste. Mais en même temps ce que tu m'avais dit lors de notre dernier dîner m'avait fait penser que je suis sans doute trop sévère... promis je lirai l'un de ses romans pour te donner mon avis :)

pelmel a dit…

Je découvre l'auteur sur ton blog à l'occasion de la parution de ce nouveau livre. ton billet m'a bien donné envie de le lire !

Caro[line] a dit…

@ Lou :
Je ne pense pas que tu sois trop sévère, c'est juste que tu n'aimes pas les auteurs français qui ont tendance à être nombrilistes. Mais il ne faut pas fermer toutes les portes pour autant ! ;-)
Peut-être faudrait-il que tu commences par un autre roman de David Foenkinos, comme Le potentiel érotique... par exemple.

Caro[line] a dit…

@ Pelmel :
Ah ! Cela me remonte le moral après le commentaire de Zag... ;-)

Anne a dit…

Moi non plus je n'ai pas bien compris ce que tu as ressenti pendant ta lecture...et c'est justement pour ça que j'ai une envie irrésistible de lire ce roman. Parce que je sais, par expérience, que les sentiments véritables c'est ceux qu'on arrive pas à expliquer! Je suis donc sûre que tu es sincère, que tu fais pas de la pub, que tu n'essaies pas de refourguer à tout prix ton Chouchou!

Caro[line] a dit…

@ Anne :
Bon, j'ai donc encore des progrès à faire alors ! Mais c'est vrai que c'est toujours plus difficile d'expliquer pourquoi on a aimé un livre qui nous a fait un gros effet. (cf. le dernier roman de JP.Blondel !)

Oui, là, j'ai vraiment fait un billet sur mon ressenti personnel du livre... sans aucune idée de poussage à la vente derrière car je sais que c'est très personnel et que je sais que d'autres ne vont pas aimer (comme pour tout roman). Mais ce qui compte, au fond, c'est ce que j'ai ressenti moi au moment de ma lecture ! :-)

Tamara a dit…

Pff, ce n'est plus un billet, ça, c'est un roman qui commente le roman de DF ! ;-)
Cela dit, je crois comprendre ton inquiétude de ne pas aimer un roman de ton chouchou, et je suis curieuse de le lire à mon tour... Bravo pour ce billet J+1 qui valait la peine d'attendre !

Caro[line] a dit…

@ Tamara :
J'ai écrit ce billet hier soir et c'est vrai que je ne pouvais plus m'arrêter d'écrire ! Je voulais vraiment essayer de vous faire sentir ce que j'avais ressenti, mes doutes et mes joies. ;-)
Et c'est J+1 pour toi car tu n'es pas passée hier soir sur mon blog... Il devait y être aux environs de 21h30. Donc je considère que je l'ai quand même publié le jour J. ;-)

Nebelheim a dit…

"pour ceux et celles qui sont normaux et qui ont déjà lu des romans de David Foenkinos."
Mince je ne suis donc pas normale ? On m'aurait menti ?! :P
Je ne connais pas du tout cet auteur (mais il faut dire que je suis peu au courant de l'actualité littéraire), mais je suis tombée sur ce livre dans ma librairie il y a quelques jours, il m'a intriguée, j'ai failli craquer et finalement je n'ai pas osé. Encore à présent, je reste sur mes doutes, même si votre note enthousiaste semble me dire "mais qu'attends-tu ? Essaie, au moins !" En fait après lecture de votre billet je me demande si je puis le lire sans connaître l'auteur, je pense que oui, il s'agit peut-être d'un "changement de cap", et moi je le lirais comme un premier livre, enfin ... Je m'exprime mal, mais l'approche est différente. Bref, je cesse là mes tergiversations inutiles, mais je me souviendrai de ce billet enthousiaste la prochaine fois que j'errerai dans une librairie ... ^^"

Caro[line] a dit…

@ Nebelheim :
NAN ! Je me suis faite mal comprendre. Vous êtes tout à fait normale ! Cette phrase, c'était pour m'adresser aux personnes normales (en opposition à moi et ma folie foenkinesque) et qui en plus, ont déjà lu un roman de D.F. !!!

Je pense que vous pouvez le lire comme un premier livre sans problème. Les lecteurs ayant déjà lu des romans de D.F. y retrouveront quelques petites choses, des petits clins d'oeil, c'est tout.

En plus, je serais très intéressée de lire l'avis de quelqu'un qui découvre D.F. via ce bouquin-là ! Mais je ne dis pas cela pour vous forcer... ou vous tenter... quoique... ! ;-)

Nebelheim a dit…

Oh on ne force jamais personne de toute façon ... Eh bien ce livre rejoint ma liste de "ce que je devrais découvrir", je serais curieuse de voir ce que ça donne. La rentrée approche, mais j'aurais je pense toujours un peu de temps pour lire un peu à côté.
;)

Caro[line] a dit…

@ Nebelheim :
Ah, merci de reconnaître qu'on ne force jamais personne ! J'espère que les autres personnes qui passent par là (Fab'shion, Stéphanie, Caroline, etc.) en prendront de la graine. Non mais oh !

mo a dit…

c'est malin... je ne connaissais pas, mais alors pas du tout, cet auteur, et voilà que maintenant j'ai une envie irrépréssible de le lire... et il va falloir attendre, parce qu'à l'étranger je me refuse à acheter des bouquins français! allez, plus que cinq mois, ne pas craquer, surtout ne pas craquer...

Caro[line] a dit…

@ mo :
Désolée... ! (En même temps, je suis ravie que tu aies envie de lire David Foenkinos !)
Si jamais tu habites Montréal, Toronto ou Québec, on peut s'arranger pour que tu puisses le lire avant 5 mois ! (Je pars lundi.)

mo a dit…

c'est vraiment gentil! mais c'est l'allemagne...

Caro[line] a dit…

@ mo :
Ah... ce n'est pas vraiment sur notre route ! Tu devras donc attendre 5 petits mois... :-)

Carine a dit…

Ayé !!!! J'ai lu "Qui se souvient de David Foenkinos" (merci encore de me l'avoir apporté !)

Je n'avais lu que "Le potentiel érotique de ma femme" que je n'avais pas vraiment aimé. Oui, j'avais aimé l'humour et le style d'écriture mais j'avais eu du mal avec l'histoire en tant que tel que je trouvais bancale et sans véritable intérêt.

Je ne pensais pas vouloir relire un livre de cet auteur mais je dois avouer que "Qui se souvient de David Foenkinos" m'a réconcilié avec David Foenkinos. Si tu ne me l'avais pas donné, je pense que je n'aurai jamais retenté Foenkinos et là, je lui laisse encore une chance :)

J'ai bien aimé le ton qui est donné à l'histoire et la auto-gargarisation du personnage principal (donc, de l'auteur) ansi que la poursuite de l'idée perdue. J'ai aimé les craintes du personnages, ses doutes, son espoir, son auto-persuation, sa pseudo-persévérance, son presque-végétisme...

Cette fois, j'ai réussi à m'évader et à suivre, sans trop me poser de questions, l'histoire d'un homme que j'arrivais très bien comprendre.

Caro[line] a dit…

@ Carine :
De rien ! Et encore une fois, je suis ravie que ce roman t'ait plu !

dourvac'h a dit…

"Le potentiel érotique de ma femme" ... "Qui se souvient de David Foenkinos" ....

Heum... comment te dire, chère Caroline (bien qu'on ne se connaisse pas) mais ce bien brave gars s'est condamné à ce système habituel d'auto-exhibition dépressive de soi... utilisé par aujourd'hui par 50.000 clônes et clônesses de la paralittérature française contemporaine... avec bobine triste obligatoire de l'auteur (auto-dérision obligée)dans le carré de pub de Gallimard...

Ce conditionnement à l'auto-exhibition perpétuelle de soi (où des inconnus comme D.F. sortent de l'ombre) avec un titre de bouquin branchouille, "deuxième degré-fatigué-et-tout"... a fini par tuer toute la Littérature française... du moins c'est ma conviction !

Car "Qui se souvient de "... Charles-Ferdinand Ramuz, d'André Breton, de Louis Guilloux, d'Antoine de Saint-Exupéry, de Marcel Proust, de Louis Vercel, de Marguerite Audoux, d'André Dhôtel, de Julien Gracq, etc. etc. ?

Pardonne ma (détestable) mauvaise humeur (passagère...) !!! Je vais lire tous tes autres articles...

Bises & amitié à toi !

PS : j'ai écrit un "p'tit roman" à critiquer durement si tu veux...

Caro[line] a dit…

@ Dourvac'h : A lire ton commentaire, je ne pense pas me tromper en disant que tu n'as pas lu les livres de David Foenkinos, ni vu sa trombine ailleurs que dans le carré de pub de Gallimard !

D'abord, les livres... Le potentiel érotique de ma femme est un roman drôle et où il n'y a aucune auto-exhibition dépressive... Ce n'est pas parce qu'il y a ma dans le titre que l'auteur parle de lui... C'est un roman de pur fiction ! Quant à Qui se souvient..., là, je te l'accorde, on pourrait croire que et pourtant non ! Justement David Foenkinos a voulu semer le trouble dans nos méninges en prenant un héros de roman, une histoire de pure fiction, qui ait son nom. C'est surement pour faire un pied de nez à tous ces gens qui pensent qu'il n'y a qu'UNE littérature française nombriliste.

Quant à David Foenkinos... j'ai eu l'occasion de le rencontrer deux fois récemment et je peux te dire qu'il n'a pas du tout une bobine triste ! C'est un homme plein d'humour.

Voilà ! C'était mon moment "Défense de la littérature française mais surtout de David Foenkinos" ! ;-)

A bientôt !

PS : Où est-ce que je peux trouver ton roman ?

Sinou36 a dit…

Enfin! j'ai enfin eu le temps de le finir!
J'ai autant aimé que le Potentiel érotique...!
Moi qui n'aie lu que ces 2 romans, je ne me rends pas compte du "tournant" que Qui se souvient... marque dans la biblio de D.F.
Toujours est-il, et comme il nous le rappelle, il a l'habitude des fins heureuses, et franchement, j'adore!
Il a un style que j'adore! fluide, qui se lit sans se poser de questions... Jamais on ne se dit que c'est trop long... c'est plein de légers rebondissements... bref! un livre à conseiller ou à offrir!
Bon, je retourne à ma lecture de Doggy bag, saison 5. A bientôt, peut-être. (merci pour ma cousine, je transmettrai!)

Caro[line] a dit…

@ Sinou36 : Chouette !!! Je suis contente que tu aies aimé aussi Qui se souvient de David Foenkinos ?. :-) Tu en parles très bien en plus ! Je suis tout à fait d'accord avec le style fluide, le fait qu'on ne pose pas de questions et qu'il y a des petits rebondissements qui relancent l'histoire ! Quant au tournant, en fait, ce dernier roman est quand même bien moins loufoque que les précédents, c'est en ça que je trouvais que David Foenkinos abordait un tournant.

liliba a dit…

Je vais le lire ! Ta critique est vraiment alléchante, malgré tes hésitations... mais je suis comme toi, je l'aime vraiment beaucoup, ce Foenkinos ! Je l'ai rencontré cet été à un salon du livre en Provence et en plus, il est carrément sympa, raison de plus !

Caro[line] a dit…

@ Liliba : Et oui, David est carrément sympa... * soupir * ! ;-)
Reviens me dire quand tu l'auras lu ce que tu en as pensé !

Véro a dit…

Euh j'arrive un peu tard mais j'ai lu le dernier roman de Foenkinos à sa sortie... et j'ai beaucoup aimé et bien rigolé!

Caro[line] a dit…

@ Véro : Ton retard n'a aucune importance puisque tu as beaucoup aimé un roman de David Foenkinos ! ;-)

Danaée a dit…

Je suis seulement une lectrice "normale", mais j'ai beaucoup aimé aussi ce roman. Cependant, comme c'était la première fois que je lisais Foenkinos, je ne peux comparer ce roman à ses précédents. Qu'importe? J'ai eu beaucoup de plaisir. J'ai ri souvent (surtout au début). En fait, j'ai préféré la première moitié du livre à la seconde.

Le sujet m'a évidemment touchée un peu, avec tout ce qui concerne l'inspiration, etc. Bref, je te remercie de ce cadeau et de cette découverte!

Caro[line] a dit…

@ Danaée : Je suis ravie que tu aies aimé ! :-) Par contre, contrairement à toi, j'ai préféré la deuxième partie à la première !

dourvac'h a dit…

heum, chère Caro... un an et dmi après... je découvre ta réponse ! Ah là là, je relis le (mauvais) procès que j'avais fait à la para-littérature du temps... sans doute ai-je tendance à exagérer, à amalgamer ? Merci de ta gentillesse pour un terrible olibrius si intolérant... le petit roman de Dourvac'h a été illustré par Isaly : il s'appelle "Au Jardin" et tu peux m'écrire si tu veux toujours le lire : je te le prêterai !!! Ainsi tu ne seras pas obligée de l'acheter et me le renverras s'il te paraissait insignifiant. Même David Foenkinos ne ferait pas ça ! Bises & belle Amitié à toi !

courriel : dourvac_h@live.fr

Morgouille a dit…

Hello !

Je viens de tomber sur cet article - je ne saurais même plus dire en cliquant sur quoi :D - et donc sur ton blog, que je ne connaissais pas. Je n'ai jamais lu aucun livre de ce cher David mais je crois que si j'en avais un sous la main, je le commencerais sur le champ !

Parce que... Waouw ! Voilà, c'est le mot ! C'est juste complètement dingue, ton article ressemble à mes baragouinages oraux et incessants quand je suis totalement sous le charme de quelque chose (et plus particulièrement d'un livre :p) et que je m'applique à l'expliquer sans savoir vraiment comment m'y prendre !

Donc... Merci ! :)

Caro[line] a dit…

Mais de rien ! :-)