29 août 2007

Le privilège des rêveurs - Stéphanie Janicot

Présentation de l’éditeur

Abandonnée enfant par une mère engagée dans l’armée israélienne, élevée par sa grand-mère, recueillie par Caleb, Salomé Steiner, devenue écrivain s’est réfugiée dans la création littéraire.

Caleb, entraîneur vedette des Giants, a rencontré Salomé vingt ans auparavant alors qu’elle débarquait de Paris avec son jeune frère Guillaume. Il l’a épousée, adoptant Guillaume dont il a fait une superstar du base-ball. Alors qu’il vient de fêter une victoire à laquelle il ne croyait plus, il provoque un accident de voiture dont il ressort handicapé.

Cet accident bouleverse la donne familiale, équilibre fragile entre Caleb, Salomé et leur fille Judith. Chacun, tour à tour, livre son point de vue et révèle ses failles, ses espoirs, ses fragilités, les rencontres nouvelles qui l’entraînent loin du noyau familial.

Famille éclatée, difficulté d’aimer, répétition au travers des générations des mêmes blessures… autant de thèmes récurrents dans l’œuvre de Stéphanie Janicot qui se déploient en arabesques et tissent une trame aussi émouvante que maîtrisée.


Mon avis

Voici un roman dont j’ai l’impression d’être totalement passée à côté !

J’ai eu cette sensation après avoir comparé mes impressions à celles de Laurence. En effet, contrairement à elle, l’effet de surprise des derniers chapitres a été plutôt mauvais pour moi. J’avoue que c’est seulement après en avoir discuté avec Laurence que j’ai réalisé la signification de la phrase du 4ème de couverture : « Tout rêve est cannibale. Que faut-il accepter de perdre pour réaliser son rêve ? » Donc forcément, au moment de la lecture, ces derniers chapitres m’ont déstabilisé, dans le mauvais sens, car je ne voyais pas du tout où l’auteur voulait en venir.

En réfléchissant après coup, c’est sûr que maintenant, les derniers chapitres prennent tout leur sens. Mais alors, j’aurais préféré que cette partie-là soit beaucoup plus développée, que nous nous y attardions plus. (Ainsi que les pages relatant l'événement qui amène à ces derniers chapitres (peut-être que ceux qui l’ont lu verront de quoi je veux parler car j'ai vraiment eu l'impression que l'auteur le survolait...), mais je ne peux pas en dire plus sinon cela enlève tout effet de surprise !)

Comment expliquer que je n’ai pas saisi la finalité du roman ? J’essaie de comprendre… Je pense que cela vient du fait que les personnages de Stéphanie Janicot ne m’ont pas touché plus que ça. Je les ai suivis dans leur histoire, mais sans m’y attacher. Alors si on ne s'attache pas aux personnages, leurs histoires et ce qu'il leur arrive ne nous touchent pas pareil. Voici donc ce que je pense être un début d’explication…

Sinon la construction du récit est intéressante puisque tour à tour, les trois personnages de cette drôle de famille, Caleb, Salomé et Judith, nous racontent l’histoire. Comme vous le savez déjà, j’aime beaucoup ce genre de construction !

Je suis impatiente d’entendre encore d’autres avis sur ce roman !
Retrouvez déjà l'avis de Clarabel, Gachucha et Laurence.


Site Internet de Stéphanie Janicot : http://www.stephanie-janicot.com/


Photo Couverture : Albin Michel

14 commentaires:

Laurence a dit…

Bon, tu sais déjà ce que j'en pense. ;)

Ce que j'ai apprécié c'est justement ce que tu n'as pas aimé. En effet, je crois que si l'auteure avait développé la partie que tu évoques, j'aurais pour ma part été déçue : j'aurais eu l'impression qu'on me mettais inutilement les points sur les i et je déteste ça. :-D
C'est donc bien cette fin elliptique qui a fini de me séduire dans cette histoire.

Voilà une fois de plus la preuve qu'un livre enferme une histoire différente pour chaque lecteur. Et c'est tant mieux. :)

Anne a dit…

Gachucha l'a lu aussi: http://de-livre-en-livre.over-blog.com/article-11813877.html
Avais-tu lu de ses romans? "Non ma mère n'est pas un problème" m'avait beaucoup touchée.

Caro[line] a dit…

@ Laurence :
Je suis toujours assez troublée quand 2 lectures d'un même roman sont aussi différentes !
(Ca me rappelle une autre de nos lectures communes et aux avis totalement différents aussi ! ;-))

@ Anne :
Merci pour le lien vers le billet de Gachucha ! (Je l'avais lu, mais j'avais écrit ma critique avant et j'ai oublié de l'ajouter ce matin.)

J'ai déjà lu 2 romans de Stéphanie Janicot : La Constante de Hubble, puis Non ma mère n'est pas un problème.

J'avais aimé le 1er. Et j'avais moins aimé le 2ème. Mais je ne sais plus pourquoi et je n'ai rien noté... :-(

J'ai donc une expérience plutôt mitigée avec Stéphanie Janicot, je n'ai pas été marquée plus que ça par ses autres romans que j'avais lus, ni en bien mais ni en mal. :-)

Gachucha a dit…

C'est drôle parce que moi sur ce livre j'avais un à priori négatif en le commençant (l'écriture, le sujet...), et puis je me suis laissé prendre à l'histoire . Tu dis que tu n'as pas accroché aux personnages et je pense que ça explique tout.

Caro[line] a dit…

@ Gachucha :
Contrairement à toi, je n'avais aucun a priori sur ce livre. Bien qu'ils ne m'avaient pas marqué plus que ça, j'avais aimé deux des autres livres de Stéphanie Janicot. Et je n'avais rien lu de l'histoire, aucun résumé. Je suis donc arrivée dans le livre sans attente.

Oui, je pense que le fait de ne pas s'attacher aux personnages d'un roman rend moins récéptive peut-être... C'est le grand mystère de la lecture ! :-)

Clarabel a dit…

Tiens, ce que dit Laurence sur la fin du roman à ne pas développer pourrait me sortir de la bouche !
Je pense à peu de choses près comme elle ! :)

Mon avis doit paraître, oui ... Nous en avons discuté, j'aime bien ton billet, j'y retrouve ce que je "savais" ! :)))

Caro[line] a dit…

@ Clarabel :
Ouf alors ! Je n'ai pas changé d'avis entre temps... ;-)
Par contre, j'attends le tien, complet, avec impatience !

Fafa a dit…

ômg cette phrase que tu cites !!! Je le dis tous les matins en me réveillant ! Je crois que je vais le lire...(avec un max d'apriori comme tu le sais) en plus je kiffe la couverture :). Je crains que le récit à 3 voix me gonfle par contre.

Bizz

Caro[line] a dit…

@ Fafa :
Ah ! Ce n'est donc pas une phrase qui rebute la Beat Generation ! Ouf ! ;-)

Je trouve aussi la couverture très chouette. Tous les romans Albin Michel en ont une de ce genre pour cette rentrée. Bonne idée !

Je propose que tu lises ce roman pour nous dire si finalement ce récit à 3 voix t'aura gonfler ou pas. :-)
(Tu t'arrangeras avec Fab'shion pour le récupérer pendant mes vacances.)

Laurence a dit…

Alors moi justement, la seule chose qui me gênait à la lecture de ce roman c'est sa couverture !!! Je trouve qu'Albim Michel, et ce depuis au moins deux ans, à l'art de nous faire des couv bien moches, et qui, pire que tout, se ressemblent toutes ! Quand je choisi un livre, je me fie généralement à sa couv (oui, je sais, c'est risqué comme procédé). Mais là, quelle différence entre le roman de Janicot, de PPDA ou de Nothomb?? :-/

Lou a dit…

Cela dit j'aime bien la couverture...:o)

Caro[line] a dit…

@ Laurence :
Hé hé hé ! Je t'adore Laurence ! Avec nos goûts opposés sur ce livre... c'est trop drôle ! ;-)

Bon, sinon, sérieusement.
Je ne me souviens pas des couvertures Albin Michel des années précédentes, mais j'aime beaucoup celles de cette année et je ne trouve pas qu'elles se ressemblent toutes ! Enfin... disons qu'elles ont le même thème au niveau de la "géométrie" et de la couleur. Ce qui permet de tout de suite les répérer en rayon. Mais quand même, y a des différences ! Et on distingue facilement le titre et l'auteur. Enfin, je les aime bien, quoi ! :-)

Et le Nothomb a une couverture complètement différente, non ? Je ne me souviens plus, je vérifierai cela lors de ma pause-déjeuner !


@ Lou :
:-)

Florinette a dit…

Je le tenterais bien malgré tout ! ;-)

Caro[line] a dit…

@ Florinette :
Il ne faut surtout pas que mon avis t'arrête. :-)

@ Laurence :
J'ai regardé le rayon Albin Michel à la FNAC et toutes les couvertures ont quand même une différence. Sauf qu'il y en a qui sont carrément moches. Par contre, j'aime bien celui de Stéphanie Janicot, mais il n'était pas en rayon. Bizarre... (J'auarais dû enquêter !)