17 mai 2008

Le Montespan - Jean Teulé

Julliard (2008)


« Louis-Henri, être cocu, c'est la chance de votre vie.
Ne la ratez pas, elle ne repassera pas.
»
(p.125)



Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable.
Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Monstepan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune.
C'était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan.
Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose.
Dès qu'il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l'homme qui profanait une union si parfaite.
Refusant les honneurs et les prébendes (*), indifférent aux menaces répétées, aux procès en tous genres, aux emprisonnements, à la ruine, aux tentatives d'assassinat, il poursuivit de sa haine l'homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme.
(4ème de couverture)


C'est d'abord un journaliste de RTL, Bernard Lehut, qui m'a donné envie de lire ce roman. Mais c'est Cuné qui m'a convaincu, puis permis de le lire. (Merci pour le prêt, Dame Cuné !)

Comme Cuné, j'ai passé un très bon moment à la lecture de ce roman et j'ai été séduite par la plume de Jean Teulé. Je m'y étais déjà un peu frottée lors de la lecture d'un de ses précédents romans, Je, François Villon. Bien que peu emballée par ce dernier, j'avais apprécié l'écriture de Jean Teulé. Après ma lecture du Montespan, je suis complètement conquise ! Son style est vivant et poétique (il y a des rimes à l'intérieur de certaines phrases), c'est un régal !

Et que dire du Marquis de Montespan ? C'est un sacré personnage, mis sous la lumière des projecteurs de façon exquise par Jean Teulé.

A découvrir absolument !


Liens
+ Présentation de ce roman sur le site de l'éditeur
+ Un extrait
+ Jean Teulé sur auteursTV


(*) Prébende : Profit tiré d'une charge, et par extension, cette charge [Le Petit Robert 2006]

16 mai 2008

Trois questions à... Annie L'Italien


Hier, je vous parlais de son Petit guide pour orgueilleuse (légèrement) repentante.
Aujourd'hui, Annie L'Italien nous parle d'elle en tant que lectrice !
(Retrouvez aussi sur le site de La Recrue un entretien virtuelle où Annie L'Italien parle d'écriture.)


- Etes-vous une grosse lectrice ?

Oui et non!! Oui lorsque je n'écris pas, non lorsque j'écris. Premièrement par manque de temps, mais aussi parce que j'ai trop peur que ça m'influence! Lorsque je lis pendant des périodes d'écriture, je privilégie des romans au style très différent du mien.


- Comment choisissez-vous vos lectures ?
(magazine, librairie, au hasard, 4ème de couverture, blog, etc.)

Un peu de tout ça! À partir de recommandations d’ami(e)s aussi. Mais on a beau dire, la couverture et le titre du bouquin jouent gros sur la première impression. J’aime bien découvrir un auteur, puis acheter tout ce qu’il a écrit. Généralement, je lis pour me divertir et m’évader plus que pour me casser la tête. Je trouve que je passe assez de temps dans ma vie à réfléchir et à analyser, je préfère ne pas avoir à le faire dans mes loisirs !


- Avez-vous un auteur ou un livre culte ?

J’aime beaucoup relire certains romans, c’est généralement un bon indicateur de la place qu’ils ont pris dans mon cœur. Les romans que j’ai relus le plus souvent sont ceux de Daniel Pennac. J’aimerais être adoptée par la tribu Malaussène. Au Québec j’ai un faible pour les deux romans de Guillaume Vignault, mais je n’en suis pour l’instant qu’à deux relectures.


- Quel est votre dernier coup de cœur littéraire ?

J’essaie désespérément d’aimer Henning Mankell, ma sœur m’a prêté un sac plein de ses romans. J’ai commencé son premier il y a plusieurs mois, et je n’arrive pas à me laisser emporter, probablement parce que dernièrement je n’ai souvent que quelques minutes consécutives à consacrer à la lecture. Mais parlant de romans policiers, mon dernier coup de cœur est certainement Dennis Lehane.


- Comment lisez-vous ?

Puisque j’habite seule, je lis souvent en mangeant. Mais il n’y a rien de mieux que de passer quelques heures enfoncée dans un divan, les pieds sur un pouf, un café dans une main et une œuvre délicieuse dans l’autre.


Merci, Annie, d'avoir accepté de répondre à mes questions !

15 mai 2008

Petit guide pour orgueilleuse (légèrement) repentante - Annie L'Italien

Québec Amérique (2008)

Tous les 15 du mois, découvrez le premier roman d'un auteur québécois !




Alors que l'été approche à grand pas (enfin... à Paris, hier il faisait 27°C et aujourd'hui plus que 20...), la Recrue prend de la légèreté en ce mois de mai !

Fini les récits tristes et durs des dernières recrues, voici une comédie romantique qui met le sourire aux lèvres et du baume au coeur !

Serait-ce l'orgueil d'Anne qui l'empêche de rencontrer l'amour ? Cet orgueil qui « l'aurait trop souvent empêchée d'oser rigoler/pleurer/chanter/vivre pleinement » (4ème de couverture) ? C'est ce que pensent ses quatre copines : Bianca, Christine, Dominique et Esther. Ces dernières décident alors de la mettre au pied du mur pour son anniversaire... Elle lui offre une chasse au trésor aux Bahamas. Cette chasse au trésor, pleine de surprises, va pousser Anne hors de ses retranchements. Et qui sait ? Peut-être rencontrera-t-elle aussi l'amour ?

Cela faisait très longtemps que je n'avais pas lu de comédies romantiques (a.k.a chick-lit). C'est donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce premier roman d'Annie L'Italien et je n'ai pas été déçue !

J'ai passé un très bon moment en copine d'Anne et de ses copines, je l'ai suivi avec plaisir lors de sa chasse au trésor. C'est frais, c'est léger, c'est drôle et quelques surprises pimentent le tout.

Annie L'Italien écrit aussi avec humour : Anne, la narratrice, s'adresse à ses lecteurs, l'auteur parsème son roman de titres drôles et Anne leur propose même de décider de la suite des événements (enfin de la fin de l'histoire).

De plus, la construction alterne le récit d'Anne et le journal de... enfin je ne peux pas vous en dire plus sous peine de gâcher le suspense ! ;-)

A noter que ce livre est plein de tournures et vocabulaires québécois (il y a quelques notes en bas de pages qui aident à s'y retrouver, sinon je vous conseille ce site (Merci, Lucie, pour le lien !)), ce qui est un régal pour la Française que je suis !

Juste pour l'fun :
« Frenché : du mot French. Comme dans "Elle a le French facile". Anglicisme québécoisement reconnu et utilisé pour remplacer le ronflant "Elle donne des baisers français à quiconque croise son chemin", qui signifie que le sujet a l'habitude de coller spontanément ses lèvres sur celles d'un inconnu, d'ouvrir la bouche et d'introduire sa langue dans la bouche de l'inconnu, un type de baiser dont on attribue l'invention aux Français, au même titre que les tresses et les frites, mais en plus l'fun. » (p.25)

Voici donc une chouette lecture, fraîche et drôle, à consommer sans attendre, surtout avec les beaux jours qui arrivent !


Exploit technique ?

Si aujourd'hui, à 8h59, il était impossible de lire ce billet et qu'à 9h, c'est maintenant possible (En même temps, comment voulez vous savoir avant 9h qu'il fallait que vous regardiez ce billet qui n'est pas encore publié ? Bon ok, c'est compliqué, alors je vais gérer !), c'est que même Super Boulet n'est pas arrivé à enrayer la publication automatique de billets sur Blogger.

Cela peut vous paraître anodin, mais pour un utilisateur de Blogger, c'est un miracle auquel on ne croyait plus !

14 mai 2008

Librairie Komikku

Oui alors, c'est bien beau, je vous ai parlé de ma nouvelle passion et de cette librairie de mangas que j'ai découverte récemment. Mais je ne vous ai même pas dit comment s'appelait ce nouveau lieu de perdition, ni où il se trouvait... Honte sur moi !

Je vous présente donc la librairie...

KOMIKKU !




Cette petite librairie a ouvert ses portes, il y a un peu plus de deux mois. A sa tête, Sam et Sonia, deux passionnés de mangas ! Ils ont voulu créer une boutique 100% nippone. Ils vous proposent plein de mangas (traduits en français), des CD, des DVD, des t-shirts, des posters, des figurines et plein d'autres produits dérivés. L'accueil y est chaleureux et Sam est de bon conseil ! Je vous invite chaudement à aller leur rendre visite. Vous trouverez toutes les infos pratiques à la fin de ce billet. Je vous invite aussi à vous rendre sur leur site où sont publiées régulièrement des informations sur les dernières sorties françaises de mangas, CD, DVD et autres produits dérivés.

En attendant, je vous propose un petit entretien avec Sam et Sonia, histoire de faire plus ample connaissance...


Caro[line] : Bonjour Sam ! Bonjour Sonia !

Bonjour Caroline ! お早う !


Caro[line] : Pourquoi vous êtes-vous lancés dans cette aventure, l’ouverture d’une librairie de mangas ?

Sam : A vrai dire, j’ai toujours eu au fond de moi ce côté « entrepreneur ». Sans diplôme, j’ai, dès mes 18 ans, conquis le milieu du travail et appris tout ce que je sais sur le tas. Un seul mot d’ordre : La passion ! J’ai donc toujours soigneusement provoqué puis saisi des opportunités dans des domaines qui me tiennent à cœur !

Après avoir fait mes armes dans l’industrie du jeu vidéo, d’abord en tant que journaliste dans les magazines spécialisés, je me suis ensuite dirigé vers le marketing et la communication chez Ubisoft. Résultat : cinq ans d’expatriation en Amérique du Nord ! Mon retour en France devait symboliser un nouveau départ, le passage d’un cap (en même temps que le passage à la trentaine). Il fallait donc trouver une activité attrayante et un univers qui me plait. Naturellement, le choix s’est d’abord porté vers l’industrie du divertissement japonais. J’écoute beaucoup de musique japonaise, j’ai toujours été sensible au style graphique des japonais et leur façon de raconter des histoires me plait particulièrement. J’avais mon domaine, il ne me restait plus qu’à trouver l’activité. C’est là que Sonia intervient. Libraire depuis plus d’une dizaine d’année en magasins spécialisés, elle m’a suggéré d’intégrer une librairie en tant que simple employé pour comprendre les rouages du métier, me permettre d’étudier le marché et voir si le côté « commerçant » pouvait me plaire… Une semaine de boulot et ce fût le déclic que j’attendais ! Un business plan et 18 mois plus tard, komikku naissait !

Sonia : Pour moi tout a commencé en 1998 dans une chaine de librairies spécialisées BD. Très vite je me suis passionnée pour la bande dessinée américaine. Quatre ans plus tard, un rayon manga fut développé dans le magasin ; et c’est là, donc plutôt tardivement, que débute ma passion pour le manga.

En 2005 j’intègre une autre librairie spécialisée comics et petit à petit je m’aperçois que la proportion de mes lectures s’oriente vers 90% de manga contre 10% de comics ; c’est là que l’idée d’ouvrir une librairie manga me vient à l’esprit mais ni le temps ni les moyens ne me le permettent. Et c’est ici que Sam intervient. Après un retour d’Amérique du Nord, Sam en mouvement perpétuel cherchait un nouveau challenge. Il se fait engager dans une boutique spécialisée. Coup de foudre immédiat. Apres 18 mois de travail acharné (surtout pour lui) komikku voyait le jour !


Caro[line] : Est-ce que Komikku veut dire quelque chose ou est-ce un nom japonais connu ?

Sam : Oui ! Komikku, tout comme manga est un mot qui désigne la bande dessinée. Il s’agit en fait d’un dérivé du mot anglais « comic » utilisé pour les « comic books ».

En japonais il s’écrit : コミック
コ=ko
ミ=mi
ク=ku
et le petit ッ entre mi et ku vient simplement doubler le « k ». En japonais, lorsqu’on le prononce on le dit comme en anglais comic en insistant bien sur le son « ke » final... Du coup, on a l’impression que l’on dit « komikou »


Caro[line] : D’où vous est venue cette passion pour les mangas ?

Sam : C’est presque triste à dire, mais « Dorothée » est un peu notre deuxième maman. Donc plongés toute notre enfance dans l’univers des animés japonais, nous avons naturellement développé une sensibilité toute particulière à cette façon unique de raconter des histoires. Lorsque quelques éditeurs se sont lancés dans l’adaptation de manga en français, notre curiosité nous a rapidement attiré vers eux. Comme beaucoup de fans, nous nous sommes alors mis à comparer éditions françaises contre éditions japonaises. Après le sentiment de frustration (sens de lecture non respecté, censure, etc…) nous avons surtout découvert une richesse de production. Le manga fait parti du domaine culturel et littéraire japonais à part entière ! Il n’y avait pas que du « Dragon Ball » ou autres « Chevaliers du Zodiaque ». Le manga allait pouvoir nous accompagner durant toute notre existence ! Et aujourd’hui ce sentiment n’a toujours pas changé !

Sonia : Comme le dit Sam, nous avons été bercés par les dessins animés de «Dorothée», mais également par la cinq et FR3 (chaine de télévision diffusant également des animés en provenance directe du pays du soleil levant). Mais pour moi c’est un peu plus différent, comme je le disais un peu plus haut ma passion pour le manga est née beaucoup plus tard lorsque je me suis mise à en lire. Maintenant c’est plus qu’une passion je les dévore ! C’est en moyenne quatre à cinq cent manga que je lis par an. Mon retard est comblé ;-P


Caro[line] : Êtes-vous aussi passionnés (ou fascinés) par la culture nippone ?

Sam : J’crois effectivement que l’on peut parler de passion et fascination à la fois. Je suis bien sûr obligé de citer leur cuisine, mais aussi leur côté ultra-discipliné… Mais me demander pourquoi, là c’est beaucoup plus difficile… Disons que tout a réellement commencé lors de mon 1er voyage à Tokyo. La veille de mon départ pour la capitale nippone je découvrais l’excellent Blade Runner de Ridley Scott, et le lendemain soir, j’étais à Tokyo, sous la pluie à Shinjuku près d’un énorme building muni d’un écran géant sur plusieurs étages… Face à moi un petit restaurant à « ramen »… J’avais l’impression d’être à mon tour un personnage du film… Coup de cœur immédiat ! Le lendemain, je visitais Akihabara, quartier dédié aux nouvelles technologies, jeux vidéo et manga. Le rêve ! Le jour suivant, autre ambiance au cœur de la ville dans le temple d’Asakusa

Sonia : J’éprouve un certain intérêt pour cette culture. J’aime ce côté zen et cette sensation de sérénité que la culture nippone peut apporter, mais aussi leur discipline. Contrairement à Sam, je ne suis pas encore allée au Japon et donc pas encore eu ce coup foudre. En revanche, j’ai déjà voyagé en Asie et j’ai toujours été plus intéressée par la culture asiatique en générale, tout comme leur nourriture que je trouve excellente !!


Caro[line] : Vous souvenez-vous du tout premier manga que vous avez lu ?

Sam : C’était Dragon Ball édité chez Glénat… Grosse déception ! Ca n’est que plus tard que je compris qu’en fait les « shonen » (manga en théorie destiné à un jeune public masculin mais lu par tout le monde) n’est tout simplement pas un genre que j’affectionne particulièrement.

Sonia : Oui ! Je m’en souviens ! A l’époque, j’étais au lycée et une amie m’avait prêté un manga qui s’appelle Vidéo Girl Ai. Mais ce n’est pas avec ce manga que mon envie d’en lire plus a grandi ; elle ne m’avait prêté que le volume 1 et je n’ai donc jamais lu la suite… ; ce n’est que bien plus tard que je me suis mise à en lire de nouveau.


Caro[line] : Quel est votre (vos) manga(s) culte(s) ?

Sam : Sans aucun doute : 20th Century Boys de Naoki Urasawa. Notons qu’il a reçu le prix de la série 2004 au Festival International de la BD d’Angoulême, le prix Shogakukan en 2003 ainsi que le prix Kodansha en 2001, récompense très rarement décrochée par un titre publié par un autre éditeur…
1997, Kenji dirige un petit commerce de quartier tout en s’occupant de sa nièce confiée par sa soeur avant de disparaître mystérieusement. La mort d'un ami d'enfance va réunir la bande de copains qui, lorsqu'ils avaient dix ans, construisaient le monde avec des yeux d'enfants. « Ami », le gourou d'une secte, va croiser le chemin de nos amis sans raison apparente... mais pourtant il semble être en étroite relation avec leur passé. 1ère raison à cela : il utilise le symbole lié au passé de Kenji comme signe de ralliement…

Sonia : Effectivement, il y a le manga 20th Century Boys donc je ne vais pas m’attarder dessus. Mais je vais donc vous parler du célèbre Akira de Otomo Katsuhiro sorti en 1984 au Japon.
Cela ce passe en 2030 en plein Néo-Tokyo. Tetsuo, Kanéda et ses amis foncent dans la nuit sur des motos volées afin de découvrir de nouvelles sensations. Quand ils croisent un drôle de petit garçon au visage de vieillard, leur premier réflexe est de l'agresser mais sans s'en rendre compte, ce petit garçon possède un étrange pouvoir pour se défendre et déclenche en même temps la première étape d'un processus irréversible : le réveil d'Akira...


Caro[line] : Quel est votre (vos) dernier(s) manga(s) coup(s) de cœur ?

Sam : Dr Kotô (9 volumes parus à ce jour en France) : J’adore ! C’est l’histoire d’un médecin qui quitte un grand hopital de Tokyo pour établir sa propre clinique sur une petite île de l’archipel nippon. Très vite, il va se rendre compte que les habitants de l’île préfèrent effectuer une longue traversée en bateau et se faire soigner sur le « continent » plutôt que d’aller dans sa petite clinique. Il va devoir apprendre à se faire accepter. Son infirmière-assistante, pleine d’admiration pour lui, va l’aider à atteindre son objectif. J’ai parfois tendance à qualifier ce manga comme étant le « Grey’s Anatomy » en manga… C’est frais, léger, drôle et touchant !

Il y a aussi Kurokami et Jusqu’à ce que la mort nous sépare. Ce sont des séries seinen publiées au Japon dans « Young Gangan », magazine de Square-Enix (créateurs des jeux vidéo Final Fantasy et Dragon Quest). Les séries seinen sont destinées à un public adulte. Les intrigues sont plus complexes que dans les shônen ou shojô (manga respectivement destiné à un jeune public masculin ou féminin) et abordent des thèmes plus crédibles parfois teintés de violence ou d’érotisme.

Sonia : Grande amatrice de shônen mon dernier coup de cœur est : Samurai Deeper Kyo, série en 38 volumes. Vous ferez connaissance de Kyoshiro Mibu, pharmacien itinérant qui fait la rencontre de Yuya Shina, chasseuse de prime, et qui prend ce pauvre petit pharmacien pour le célèbre et imbattable Kyo aux yeux de démon. L’attitude de Kyoshiro change lorsqu’il se retrouve en mauvaise posture et l’esprit de Kyo prend alors le dessus sur lui. Est-il schizophrène ou possédé par l’esprit de Kyo ? Yuya souhaite bien le découvrir en l’accompagnant.


Caro[line] : Et dernière petite question… lisez-vous aussi des romans ? :-)

Sam : Malheureusement pas du tout, j’ai un énorme problème de concentration et n’arrive pas à me focaliser sur un livre… Le manga, du coup, reste un format vraiment adapté à mon rythme de vie et ma force de concentration ;-)

Sonia : Je lis également beaucoup de romans. Du manière générale, je suis très intéressée par tout ce qui touche le monde féerique et magique comme l’Heroic Fantasy. Pour ceux d’entre vous que cela peut intéresser, je vous conseille de lire deux trilogies qui se suivent : Les chroniques des Ravens ainsi que Les légendes des Ravens de James Barclay. C’est l’histoire de sept mercenaires à travers le temps et leurs aventures pour sauver le monde de Balaia. Humour, magie, dragon, force mentale et force physique sont les mots clefs pour définir ces deux trilogies. A lire à tout prix.


Caro[line] : Merci beaucoup à vous !

Merci pour votre enthousiasme !


Infos pratiques
61 rue des Petits Champs, Paris 1er
Tél. : 01 40 20 93 44
Ouvert du lundi au samedi de 10h30 à 20h30 et le dimanche de 12h à 19h
Site Internet : http://www.komikku.fr/

Coup de projecteur !

En novembre dernier, je suis allée voir la pièce de théâtre Berlin Fragments. J'avais adoré cette pièce, écrite et mise en scène par Magda. A l'époque, j'avais écrit : « C'est très très drôle et en même temps grave, avec des dialogues savoureux, une mise en scène très sympa et des actrices é-pa-tan-tes ! »

Et là, qu'apprends-je ? Cette pièce est jouée, de nouveau, aux Déchargeurs du 10 au 31 mai 2008.

Allez vite réserver vos billets !


Informations pratiques
+ La pièce est jouée du mardi au samedi à 20h.
+ Les réservations se font au 0892 70 12 28.
+ Site Internet du théâtre : http://www.lesdechargeurs.fr/

06 mai 2008

Sortie de route - Nathalie Salvi

Griffe d'Encre - 2008


4ème de couverture

A quarante ans, Monsieur Théodore vit seul.
« Une femme est un être sournois qui dépense sans compter ; un enfant, ça pollue l’intelligence adulte. »
Il ne favorise pas les épanchements.
« S’il fallait écouter les misères de tout le monde ! »
Il est stable et bien pensant.
« La raison du plus intégré est toujours la meilleure. »

Mais il est loin d’imaginer que, bientôt, il fera une sortie de route.

D’abord, il y aura ce vieil homme.
« Un raseur, un vieux fou ! »
Et une nuit, on frappera à sa porte.
« Brigade de Répression des Abus en Matière d’Être…
Vous allez nous suivre sans faire d’histoires… »


Après La Porte, voici une nouvelle novella de chez Griffe d'Encre. Ici point de loup-garou et de fantasy, mais plutôt de... ben je ne sais pas comment appeler ce genre, mais en tout cas, tout ce qui arrive à Monsieur Théodore pourrait nous arriver dans la vraie vie. (Oui, parce que figurez-vous, bah les loups-garous, ça n'existe pas ! Non non non !) Et donc Monsieur Théodore, la quarantaine, célibataire sans enfant, organisé (à un point qui fait peur !) et irréprochable (enfin, c'est ce qu'on croit...) va voir sa vie basculer une nuit... Arrêté par la Brigade de Répression des Abus en Matière d'Être, il va se retrouver enfermé dans un camp avec plein d'autres personnes. Pourquoi ? Pour quoi ? C'est qu'on va découvrir en même temps que Monsieur Théodore. Que faire dans une telle situation ? Nous allons voir comment Monsieur Théodore, lui, réagit. Il va passer par plusieurs phases... jusqu'au dénouement final, qui je dois l'avouer m'a laissé... bon, je ne dis rien pour ne pas vendre la mèche. Mais c'est terrible !

Avec une écriture que j'ai trouvé maîtrisée et agréable à lire, Nathalie Salvi va nous faire suivre avec intérêt le cheminement de Monsieur Théodore. Si j'avais un reproche à faire à ce livre, c'est de n'être pas assez long : j'aurais aimé voir les différents états et changements d'état de Monsieur Théodore plus développés. C'est donc un bon début prometteur !

Et justement, figurez-vous que Nathalie Salvi sort un nouveau livre, En quête, chez Griffe d'Encre le 22 mai prochain. A guetter donc ! (Il est déjà en souscription sur le site Internet de Griffe d'Encre.)

Retrouvez aussi l'avis de Lucile.

A noter la très jolie illustration de couverture, réalisée par Fablyrr !

Et un énorme merci aux chouettes dédicaces que j'ai eu la chance d'avoir de la part de Nathalie et Fablyrr lors du Salon du Livre de Chambourcy en mars dernier !

Et pour terminer, allez lire les réponses de Nathalie et Fablyrr à mes questions sur leurs lectures !


Liens
+ Présentation de l'éditeur
+ Début du roman
+ A propos de Nathalie Salvi : Bio & Biblio, son blog Clopin-clopant
+ A propos de Fablyrr : Bio & Biblio, son site, son blog

Trois questions à... Nathalie Salvi & Fablyrr


L'auteur, Nathalie Salvi, et l'illustrateur, Fablyrr, de la novella Sortie de route ont gentiment accepté de répondre à mes questions sur leurs lectures.


- Etes-vous de gros lecteurs ?

N.S. : Je l’ai été. Tout a commencé avec un tourne-disque. Inlassablement, je me passais des quarante-cinq ou des trente-trois tours. A neuf ans, je lisais partout, tout le temps, parfois même en marchant. J’exaspérais mes parents, alors qu’on exaspère plutôt ses parents en ne lisant pas ! J’ai trop de choses à faire, je ne lis plus assez à mon goût. Mais en vacances, je dévore. J’aime plonger dans des univers, des styles. Je cherche quelque chose. Comme le dit Muriel Barbery, dans L’élégance du hérisson, « puiser dans le papier mort quelque chose de vivant ».

F : Gros lecteur oui on peut dire. C'est surtout par période et après ca dépend des livres. La rapidité est aléatoire mais en général j'ai toujours environ deux ou trois livres en même temps. De styles très différents.


- Comment choisissez-vous vos lectures ?

N.S. : Avant tout, je suis la production de maisons d’édition, Au diable Vauvert, Griffe d’Encre, Le navire en pleine ville, Argemmios… Ma curiosité titillée, j’aime pouvoir feuilleter. A défaut, j’ai besoin de lire un, voire plusieurs extraits. Approcher le livre, lui tourner autour. Je dois rencontrer le livre.

F : Suivant mes périodes et mes influences. Ma femme lisant 10 fois plus que moi je suis assez influencé par certaines de ses lectures. Sinon ça peut être aussi à la demande d'éditeur me commandant une couv. En général j'aime bien savoir ce que j'illustre. Ou alors suivant mes centres d'intérêt du moment. Par exemple je lis énormément de livres sur les amérindiens en ce moment.


- Avez-vous un auteur ou un livre culte ?

N.S. : Je n’ai pas d’auteur culte.
En revanche, j’ai des livres culte ; L’écume des jours de Boris Vian, Zazie dans le métro de Raymond Queneau, Tess d’Urberville de Thomas Hardy, Le parfum de Patrick Süskind, Ravage de René Barjavel, Les noces barbares de Yan Queffélec. Je fonctionne à l’émotion. Il faut qu’un livre me bouleverse. Que je ne perçoive aucune domination de la forme sur le fond. Et inversement.

F : Pas du tout livre culte. Plutot auteur si je dois choisir entre les deux. Mais surtout coup de coeur. Les auteurs c'est vrai quand j'en aime un j'ai tendance à être insatiable.


- Quel est votre dernier coup de coeur littéraire ?

N.S. : J’ai lu de bons livres, mais un coup de cœur littéraire, pour moi, c’est autre chose, ça remue, ça secoue, ça dérange. Plus je prends de l’âge et plus j’ai le coup de cœur laborieux. Forme et fond doivent m’emporter ensemble. Ma dernière grande claque remonte à Marche ou crève de Stephen King.

F : Ils sont plusieurs en fait : Lakota Woman, de Mary Crow Dog. Une perle de point de vue sur la situation amérindienne au 20ème siècle. Pas de censure de politiquement correcte. Du vrai bien vécu. Evidemment Lettres aux ténèbres de Charlotte Bousquet que j'ai illustré et donc relu pour l'occasion. Un autre petit bijoux du Club Van Helsing : Mastication de Jean-Luc Bizien, plein de second degré j'adore. Et le dernier est une bd, un comics plus précisément : Walking Dead. Mais si je commence à sortir mes derniers coups de coeur BD il y en a encore pour très longtemps.


- Comment lis-tu ?

N.S. : Je préfère lire confortablement assise sur mon canapé, jambes repliées, coude et livre posés sur un énorme coussin. A n’importe quel moment de la journée, pourvu que ça soit dans le calme. En vacances, je lis tout ce que j’emporte. Il m’arrive de devoir acheter des livres. Sauf que là où je vais, il n’y a pas de canapé. Naturellement, quand j’émerge de ma lecture, j’ai des courbatures.

F : Avec mes yeux... Bon pardon il fallait bien la faire. Bref dans le train récemment, sinon le soir avant de dormir.



Merci à Fablyrr à qui je remets la palme de la réponse Fallait-bien-la-faire !
Et merci à Nathalie, au coup de coeur laborieux !

28 avril 2008

Death Note - Tomes 1 à 7

Dessin : Takeshi Obata
Scénario : Tsugumi Ohba


Paru en Français chez Kana


Light Yagami, un jeune lycéen brillant de 17 ans, découvre un jour, par hasard, un Death Note... Mais qu'est-ce que c'est, un death note ? C'est simple : c'est un cahier sur lequel tout nom inscrit entraîne la morte de la personne ainsi nommée. Si ce cahier tombe sur terre et qu'un humain le trouve, il peut à son tour écrire des noms sur ce cahier et ainsi faire mourir des gens...


L'utilisation du death note est régie par une multitude de règles permettant d'être plus ou moins précis sur la mort, sa cause, son horaire et le déroulement pré-mortem. Et il existe tout plein d'autres règles que nous découvrons au fur et à mesure de notre lecture...


Light Yagami va alors utiliser ce death note tombé du ciel pour éliminer les criminels de la terre. Bien que le monde se réjouisse de l'élimination de tous ces criminels et de la baisse du taux de criminalité, Interpol va quand même lancer une enquête afin de découvrir ce tueur de criminels, surnommé Kira. Et c'est le mystérieux L. - à l'intelligence surdéveloppée - qui va être chargé de trouver qui est Kira. Commence alors un combat entre ces deux esprits supérieurs...


Et je m'arrête là pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte !


Autant vous le dire tout de suite, l'intrigue de Death Note repose sur quelque chose de malsain : le pouvoir de vie et de mort sur les humains est au centre de ce manga, ce pouvoir pouvant tomber entre les mains de n'importe qui. Mais alors, que c'est PRE-NANT ! Le combat que se livre L. et Kira est sans répit, plein de réflexions, et surtout de rebondissements. Nous sommes toujours tenus en haleine. Ce n'est pas une lecture de tout repos, il faut en permanence réfléchir sur ce qui est fait et les conséquences, analyser les réflexions sur "Et si tu es Kira, tu agirais comme cela... mais peut-être n'es-tu pas Kira et c'est pour cela que tu agis ainsi." et "Et comment faire de sorte que tu crois que..." etc. C'est tordu parfois, mais que c'est bon !


J'ai lu les 7 premiers tomes qui forment un premier cycle. Tous les tomes n'étant pas encore traduits en France, j'attends la parution du dernier (prévue pour septembre normalement) pour me lancer dans la 2ème partie. Autant vous dire que j'ai hâte !!!



A noter que :

+ Au total, cette série est composée de 12 tomes : à ce jour, 9 tomes sont disponibles en France, le 10ème tome sort le 6 juin 2008 et d'ici septembre, les deux derniers tomes devraient paraître.

+ Une série animée existe, elle est composée de 37 épisodes. Dès que j'ai fini le 12ème tome, je regarde l'animé !


+ Un film aussi a été réalisé, il est sorti en France au début de l'année.

27 avril 2008

De manière à connaître le jour et l'heure - Lhisbei l'a lu !

Après avoir été faire un tour chez Tamara, puis chez Gambadou, chez Anne et chez Florinette, le livre voyageur De manière à connaître le jour et l'heure (de Nicolas Cauchy) a fait escale chez Lhisbei, dont vous pouvez lire son avis sur le blog des Chats de Bibliothèque.

"(...) La forme est parfaite, la plume séduisante, le talent de Nicolas Cauchy indéniable mais le livre manque de fond à mon goût." C'est un rendez-vous loupé, dommage !

Prochaine étape chez Mathilde !