09 septembre 2007

A mon tour !

Et voilà ! Après avoir vu tout le monde partir en vacances et en revenir, c'est à mon tour d'y aller !

Le départ est prévu lundi pour... Montréal ! Au programme : Toronto, les chutes du Niagara, Montréal, le lac Saint-Jean, le Fjord du Saguenay, les baleines à Tadoussac, la Gaspésie, Québec, du sirop d'érable, de la poutine, etc. Ainsi qu'une rencontre internationale de blogueuses puisque je vais avoir le plaisir de rencontrer Jules ! Elle m'a d'ailleurs promis une tournée des librairies de la ville de Québec !

Je serai de retour le samedi 6 octobre ! Bah oui, nous avons décidé de partir 4 semaines, histoire de bien pouvoir en profiter.

Je ne pense pas lire beaucoup pendant mes vacances, mais quand même, je vais mettre dans mes valises :




Bad Girl de Cameron Tuttle
Tous les trucs pour avoir du succès avec les hommes, réussir dans son travail et dans la vie en général









Bad Girl on the Road
de Cameron Tuttle
Petit guide pour toutes celles qui en ont ras le bol de leur patron, de leur jules et de cette vie de dingue en général





Deux lectures qui j'espère vont bien me faire rigoler !

Et bien sûr MA Saga de l'été :

Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell !


Je vous rappelle que dans son extrême bonté (mais surtout parce qu'elle n'avait pas encore commencé sa Saga de l'été à elle !), Fab'shion a décalé la date butoir du billet sur notre saga au 1er octobre. Bon, comme le 1er, je serai encore quelque part là-bas très loin, je m'auto-autorise comme date butoir, le 15 octobre (le temps de rentrer, de ranger, de lire tous mes mails et tous vos billets, etc.).

Et dans un coin de ma valise, je vais aussi glisser Qui se souvient de David Foenkinos ? afin que mon copain puisse le lire et moi, le relire !

Ah ! Pendant que j'y pense, David Foenkinos fera une séance lecture-signature au Drugstore des Champs-Elysées le jeudi 27 septembre de 11h à 13h. Je ne pourrai pas y assister, mais je compte sur ceux et celles qui s'y rendront pour m'en faire un compte-rendu détaillé !

Et peut-être aurais-je l'occasion de rencontrer David Foenkinos, mais aussi tout plein d'autres auteurs, fin novembre lors de la Fête du Livre du Figaro (la date du 25 novembre est à confirmer) ou lors de la 60ème Journée Dédicaces de Sciences Po le samedi 1er décembre ! Je vous en reparlerai en temps voulu car j'espère que ce sera une occasion pour les blogueuses parisiennes de se (re)voir.


En attendant, je vous souhaite de bonnes lectures !
RDV le samedi 6 octobre !

Caro[line]


PS 1 : Je vous rappelle que les commentaires sont modérés, donc ne vous étonnez pas de ne pas voir apparaître vos commentaires dans les 4 semaines qui viennent ! Peut-être essayerai-je quand même de me connecter pendant mes vacances afin de les mettre en ligne...

PS 2 : Fab'shion, je penserai à toi mercredi ! (N'oublie pas ce que ta maman t'a dit !)

PS 3 : Vous allez me manquer, les gens de la Blogoboule !!!

Trois questions à... Anthony Drakehurst


Anthony Drakehurst est l'auteur de La vengeance d'Emily Greenwell, roman qui vient de paraître aux éditions Nicholson & Partners. Il a gentiment accepté de répondre à mes 3 questions. Merci Anthony !


- Quel est votre dernier livre coup de cœur ?

Etant actuellement sur un projet d'écriture assez complexe, mes lectures les plus récentes sont assez "techniques" et en rapport avec le sujet et l'actualité. Mes lectures les plus récentes ne sont donc pas des livres "coup de cœur" ; il s'agit en majorité de documentation.

Pour ce qui est de la littérature, je viens de terminer Une coïncidence inévitable livre édité chez mon éditeur et que j'ai lu d'une traite dans le train.

Comme beaucoup, j'ai eu une appréhension en me basant sur la couverture mais une fois le livre ouvert (de surcroît dédicacé), j'ai beaucoup aimé le thème, le tempo et le texte en général. Le format est astucieux car situé entre le roman classique et le Poche, il tient bien dans la main (bon contact tactile avec le livre) et aussi dans la poche. Je partage assez l'appréciation de Richard Feeser qui dans sa critique parue dans "aérobibliothèque", le définit comme "un roman initiatique et sentimental, un certain décryptage des codes mystérieux du bonheur et de l'amour". Maintenant que je connais personnellement Katarina [Nicklaus] je peux vous affirmer que son livre est une vraie fiction et qu'elle n'est pas "Florence" (la question est parait-il posée assez fréquemment).

Sinon, entre mes activités professionnelles qui exigent beaucoup de lecture et d'écriture, je relis les classiques et quelques biographies dont celle du préfet résistant Jean Moulin. Je ne vais pas par snobisme citer ici des livres et des auteurs connus dont je n'apprécie ni la façon de faire et de se comporter ni les écrits. Je partage à ce sujet le point de vue de Pascal Fioretto qui résume bien ce "petit monde de l'édition germano-pratin" dans son livre qui vient de paraître : Et si c'était niais ?.

Voir son blog absolument : http://www.hugoetcie.fr/

Une seule exception dans tout cela : Yann Queffélec. A défaut de bébés congelés et de curés pédophiles, Queffélec fait de la littérature de qualité !

Prix Goncourt en 1985 avec son roman Les Noces barbares, c'est un grand monsieur de la littérature française, un peu méconnu à mon sens.


- Avez-vous un livre ou un auteur culte ?

Incontestablement et sans hésiter : Stefan Zweig.
Toutes ses nouvelles sont admirablement construites ; il y a toujours une antichambre où le lecteur trouve une clé qui lui permet d'entrer dans le vif du sujet. Une petite préférence toutefois pour Vingt-quatre heures de la vie d'une femme (un modèle du genre) et Le Joueur d'échecs.


- Comment lisez-vous ?

Je lis un peu partout sauf au lit.

08 septembre 2007

La vengeance d'Emily Greenwell - Anthony Drakehurst

Voici le 2ème roman publié par les éditions Nicholson & Partners.




Je me permets de recopier le 4ème de couverture car je trouve qu'il présente très bien l'histoire de ce roman.

4ème de couverture

Angleterre, 1649...

La guerre civile fait rage. L'avenir d'Emily, jeune fille de la gentry désargentée de province, semblait orchestré. Une brève et intense histoire d'amour avec Francis Villiers, frère du duc de Buckingham, va bouleverser son existence. Son amant, tué par le général parlementaire Cromwell, étoile montante de la future République d'Angleterre, restera gravé dans son coeur pour des années. Obstinée, téméraire, opportuniste, Emily s'émancipera courageusement et courra tous les risques pour parvenir à ses fins : tuer de ses propres mains Cromwell, qui détient désormais le pouvoir absolu.

Cette année-là, lorsque son destin croise celui de Paul de Batz-Castelmore, elle ne se doute pas qu'elle reverra ce bouillonnant baron gascon, frère du mousquetaire Charles d'Artagnan qui vient de lui sauver la mise. Obsédée par sa vengeance, trois années se succéderont après cette rencontre pendant lesquelles elle guettera l'opportunité d'abattre de sang-froid Cromwell, en particulier en nouant une relation ambivalente et intime avec l'épouse du Major Général Lambert, bras droit de Cromwell.


Mon avis

Après tous ces livres aux histoires contemporaines, quel plaisir de se retrouver au 17ème siècle ! (Comme Tamara avec Angélique)

Je lis très peu de romans historiques (voire même... jamais !) et je suis très contente d'y avoir goûté grâce à Anthony Drakehurst. Je me suis laissée emportée par l'histoire d'Emily. J'ai ainsi pu découvrir l'histoire de l'Angleterre au 17ème siècle et le personnage de Cromwell. Anthony Drakehurst s'est attaché à bien expliquer tout le contexte historique, aussi bien en Angleterre qu'en France. Sans que ce soit lourd à lire ! J'ai aussi croisé des personnages célèbres comme d'Artagnan, le cardinal Mazarin, Anne d'Autriche et le futur Louis XIV. Il y a aussi plein de "seconds rôles", mais qui vont finalement tous se révéler très importants. J'avoue d'ailleurs que plusieurs fois, je me demandais pourquoi l'auteur nous parlait de ce qui se passait en France avec le cardinal Mazarin et la régente, ou pourquoi on suivait le parcours de tel ou tel personnage. Et puis finalement, tout s'est révélé important pour l'histoire d'Emily !

Une mention spéciale pour le personnage de Paul de Batz-Castelmore, le frère de Charles d'Artagnan : un vrai héros gascon, plein de charme, d'humour et de bravoure, que je retrouverais bien dans d'autres aventures. (Je pense qu'on pourrait envisager un badge : "I love Paul de B. !")
Et une autre mention spéciale pour le personnage de Frances Lambert, une femme libre et pleine de vie, une femme de tête, et surtout une fidèle amie.

En conclusion : si vous avez envie d'aventures, d'intrigues, d'espionnage, d'aaaaaamour, d'Histoire avec un grand H, de capes et d'épées, lisez La vengeance d'Emily Greenwell !


Retrouvez aussi l'avis de Choupynette et de Katarina Nicklaus, auteur d'Une coïncidence inévitable.


Site Internet d'Anthony Drakehurst : http://www.drakehurst.com/
Anthony a participé à ma rubrique Trois questions à...

Photo Couverture : Site d'A.Drakehurst

06 septembre 2007

Trois questions à... Ariane Fornia


C'est au tour d'Ariane Fornia, la très jeune auteur de Dernière morsure, de répondre à mes 3 questions.
Merci Ariane !


D'ailleurs :
BON ANNIVERSAIRE ARIANE ! (*)


- Quel est votre dernier livre coup de coeur ?

This is not a love song, de Jean-Philippe Blondel. (Non, il n'y a pas de corporatisme chez les auteurs Laffont !) Je n'en parle pas plus, vous l'avez déjà fait ;-)


- Avez-vous un livre ou un auteur culte ?

Beaucoup trop ! Déjà, je crois que je suis malgré moi une khâgneuse typique, férue de classiques un peu magiques, amoureuse de Goethe, Novalis, Heine, Shakespeare, Byron, Gautier... Les poèmes de Goethe, Faust, Werther, les Hymnes à la Nuit de Novalis, Hamlet ou la Morte amoureuse de Gautier sont pour moi des talismans, des leviers du rêve irremplaçables.

Revenant dans le siècle qui m'a vu naître, je citerai les Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar, Mars de Fritz Zorn, Thomas Mann, et les grands romanciers américains d'aujourd'hui comme John Irving ou Joyce Carol Oates (Les Chutes, de Oates, ou Une prière pour Owen d'Irving sont pour moi les plus grands romans de la dernière décennie).


- Comment lisez-vous ?

Je lis tout et n'importe quoi, partout, n'importe quand. Je lis les étiquettes collées aux vitres des taxis, les catalogues de bricolage qui traînent dans une remise, les notices de médicaments que j'ai déjà pris dix mille fois juste pour le plaisir de fixer mes yeux sur quelque chose de calligraphié, les ingrédients de tout ce que je consomme alors que ça m'est totalement égal, tous les livres qui passent à ma portée... Cela crée parfois des crises avec mon copain : combien de fois s'est-il rendu compte que je ne l'écoutais plus, parce que les inscriptions au dos d'une boîte de café avaient captivé mon attention ? Je n'ai aucun rituel de lecture, c'est un réflexe, quelque chose que je ne contrôle pas, mes yeux vont spontanément vers l'écrit, quel qu'il soit. (Il m'est déjà arrivé de lire machinalement des consignes de sécurité en cas d'incendie, et de ne réaliser qu'au bout de cinq lignes qu'elles sont écrites en italien et que je n'y comprends donc rien !)



(*) Je ne suis pas en train de lancer une nouvelle rubrique "Joyeux anniversaire à..." ! Mais figurez-vous qu'Ariane est née le même jour que mon copain ! C'est pour cela que je m'en souviens et que je voulais lui faire un petit clin d'oeil (à Ariane) en publiant ses réponses le jour de son anniversaire. Et d'ailleurs, j'en profite pour souhaiter un très bon anniversaire à mon copain ! :-)

03 septembre 2007

Trois questions à... Metin Arditi


C'est au tour de Metin Arditi - que j'ai découvert grâce à son dernier roman, La fille des Louganis - de répondre à mes questions.
Merci Metin !


- Quel est votre dernier livre coup de coeur ?

Ma dernière lecture coup-de coeur est une relecture, celle de Genitrix. En très peu de pages, Mauriac déploie un talent d'une densité insoutenable et d'une justesse éclatante. J'ai terminé le livre en me disant que la prochaine fois qu'on me demanderait un exemple d'écriture, je dirais: Genitrix.


- Avez-vous un livre ou un auteur culte ?

Mon livre préféré est La conscience de Zeno, d'Italo Svevo, mon auteur préféré. C'est un sommet de la littérature du XXème siècle, de la classe de Proust, Musil ou Kafka. On doit aussi à Svevo le magnifique Senilità.


- Comment lisez-vous ?

Je lis toujours dans l'angoisse. Ce n'est jamais une détente. J'aime aussi finir un livre très vite. Je dois donc avoir devant moi une plage de temps assez longue pendant laquelle je sais que je ne serai pas dérangé. Peu importe où.

Accès direct à la plage - Jean-Philippe Blondel

Après avoir découvert (wouahouh !) Jean-Philippe Blondel grâce à son dernier roman, This is not a love song, je me suis lancée dans la lecture de ses premiers romans.

C’est en toute logique (et grâce à ma maman qui me l’a prêté) que j’ai commencé par son premier roman, Accès direct à la plage.



Capbreton, Landes, 1972.
Hyères, Var, 1982.
Perros-Guirec, Côtes-d’Armor, 1992.
Arromanches, Calvados, 2002.
Quatre lieux et quatre années différentes.
Les points communs ? La mer et les personnages.

Dans chaque chapitre (de ces quatre parties), un personnage prend la parole. Au fil des chapitres et au fil des années, on suit ces personnages et leurs descendances. Petit à petit, on découvre comment chaque personnage et chaque famille évoluent (ou pas) de génération en génération, ainsi que les liens inextricables qui se tissent entre ces différentes familles.

J’ai dévoré ce court roman (environ 120 pages en édition de poche) en une journée de travail (donc dans les transports et au déjeuner) ! Impossible de lâcher les personnages ! Ils sont nombreux (au point qu’il est souvent difficile de s’y retrouver !), mais petit à petit, on découvre leurs devenirs et leurs liens… J’ai été impressionnée par ce que Jean-Philippe Blondel est arrivé à créer ! A lire absolument !


Retrouvez l’avis de Clarabel (y a longtemps !), Flo et Laurence & Dda.


Photo Couverture : Amazon.fr

02 septembre 2007

Trois questions à... Bertrand Guillot

Bertrand Guillot a gentiment accepté de participer à ma rubrique Trois questions à...


- Quel est ton dernier livre coup de coeur ?

"American Gods", de Neil Gaiman. Ou la rebellion des héros mythologiques de l'Ancien monde contre les nouvelles idoles profanes de la consommation... Un livre fantastique, dans les deux sens du terme, avec une vraie sagesse et un art consommé du décalage pour mieux parler du monde réel.
Avant cela, dans des styles très différents, il y avait eu "Eureka Street", de Robert McLiam Wilson, et "La dernière fille avant la guerre", de Chloé Delaume.


- As-tu un livre ou un auteur culte ?

Un livre, peut-être - le plus beau que j'aie lu : "Alexis Zorba", de Kazantzaki.
Des auteurs, pas vraiment. J'ai grandi avec Sartre, Camus et Marcel Aymé - je pourrais aussi citer ceux qui me donnent envie d'écrire quand je les lis : Jaenada, Houellebecq, Ravalec, Ellis, Despentes, McInerney, Mailer...


- Comment lis-tu ?

Depuis quelques années j'ai noté des cycles : je lis beaucoup de romans quand je suis en forme, sinon je lis le journal... C'est une sorte de cercle vertueux : plus je vis plus je lis, plus je lis plus j'écris. Mes positions préférées ? Allongé (dans un lit ou sur un canapé - JP Blondel t'a déjà donné le truc), ou assis dans les transports en commun. J'aime beaucoup le métro quand j'y lis un bon livre.

Hors-Jeu - Bertrand Guillot

4ème de couverture

« Nous avions vingt-deux ans, une grande carrière s’ouvrait devant nous. Dominants nous étions et Dominants nous resterions, la vie n’était qu’un jeu d’enfant et le monde n’avait qu’à bien se tenir. Je ne pensais pas qu’il tiendrait si bien. »
ch
Jean-Victor a manqué une marche dans sa fulgurante ascension professionnelle. Il a promis à ses frères Dominants une revanche éclatante. Son pari : gagner un jeu télévisé – et avec la manière. Mais en zone non-frimeurs, les règles du jeu sont différentes.


Mon avis

Comment ne pas aimer un roman où un des personnages s’appelle Caroline et où le foot y tient un rôle (petit (pour ne pas effrayer ceux et celles qui détestent le foot !)), mais surtout, dans lequel l’auteur reconnaît la suprématie de l’Olympique Lyonnais (*) ?


« Je n’ai pas gagné le championnat. Lyon était trop fort. »


Rassurez-vous, mon avis sur un roman ne dépend pas de ces quelques détails ! (Mais il me serait quand même très dur d’aimer un livre où le PSG serait considéré comme L’Equipe française la meilleure au monde !)

Alors oui, j’ai aimé Hors-Jeu ! Ouf, aurais-je tendance à dire ! Car oui, j’ai quand même beaucoup parlé de ce livre avant même de l’avoir lu… donc c’est rassurant de savoir que tout ce que j’ai fait, ce n’était pas pour rien puisque ce livre vaut le coup !

J’ai beaucoup aimé le style de Bertrand Guillot ! Ca se lit tout seul et c’est très agréable à lire. Et c’est très drôle ! Fourré de petites phrases qui m'ont tiré un énorme sourire. Et puis il y a plein de jeu dans l’écriture : des notes de bas de page, des annexes où l’on trouve des questions du jeu et des moments où l’auteur s’adresse directement au lecteur. Ce sont plein de petits détails utilisés sans en abuser qui me plaisent beaucoup !

J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt les aventures de Jean-Victor Assalti. J’ai quand même subi un petit coup de mou (aux environs de la page 185, pour ceux qui auraient le bouquin sous la main), mais j’ai ensuite suivi avec de nouveau énormément d’intérêt la participation de JV au jeu télévisé La Cible. On se croirait sur le plateau, en compagnie d’Olivier Mine (et ses bras sur-musclés !), à attendre que la caméra se braque sur nous ! J’avoue avoir été un peu déçue par le final du jeu. Mais… bah oui, finalement cette fin qui m’avait légèrement déçu a été compensée par l’épilogue ! Excellent !

Donc, pour résumer : une écriture que j’adore et un roman très drôle.
Donc IL FAUT LE LIRE !

Une mention spéciale pour l’objet-livre dont j’aime beaucoup la texture et le format !

(*) Oui, j’aime le foot et ce, depuis environ 15 ans ! Un amour qui est né afin que je puisse participer aux conversations de lendemain de championnat avec mes copains du lycée.


Retrouvez aussi les avis de Clarabel, Chiffonnette, Emeraude, Fab’shion, Laurence, Stéphanie, Tamara, A.D. et Mandor (avec des photos de l’auteur !).
Et je vous invite à lire l’interview de Bertrand par Laurence et les réponses de Bertrand à mes 3 questions.


A propos de l’auteur

Bertrand Guillot a trente-trois ans, de près il paraît plus petit. On lui prédisait un bel avenir dans de grandes entreprises pour faire gagner la France, mais… Hors-Jeu est sont premier roman, pas le dernier. (Source : 4ème de couverture)


Message personnel pour l’auteur :
J’espère que tu as déjà commencé à réfléchir à ma dédicace… :-)


Photo Couverture : Le Dilettante

01 septembre 2007

La physique des catastrophes - Marisha Pessl

Ce livre fait partie des livres reçus dans le cadre de la sélection adhérents de la Rentrée Littéraire Fnac 2007.

J’avais commencé mes devoirs de lecture pour la Fnac avec Villa des hommes de Denis Guedj. Après avoir abandonné sa lecture en cours de route, je me suis mise à la lecture de La physique des catastrophes, le premier roman de l’auteur américain, Marisha Pessl.



Ce pavé de plus de 600 pages raconte l’histoire de Bleue van Meer, une adolescente américaine de 16 ans, qui se balade dans tous les Etats-Unis avec son père, Gareth, depuis la mort de sa mère. Pour sa dernière année de lycée, son père a décidé de rester une année entière dans la même ville, Stockton, en Caroline du Nord. C’est cette année-là qu’elle nous raconte.

Je dois avouer que jusqu’à la 398ème page, je me suis presque embêtée… et puis à partir de cette page, où un événement majeur se passe (ne lisez pas le 4ème de couverture si vous voulez la surprise !) et tout bascule, tout s’emballe et tout se dénoue (avec force de révélations !) en environ 200 pages. Mais avant, il a fallu y arriver et j’ai peiné. Et puis la fin, bien que bien remplie, ne m’a pas emballé… Je n’ai pas eu toutes les réponses à mes interrogations. Je pense que cela plaira à certains, mais moi, je n’aime pas ce genre de fin.

Malgré cela, je pense que ce livre mérite sa place dans la sélection Fnac (à l’heure où j’écris ces lignes, je ne connais pas encore la sélection finale) car le style de Marisha Pessl est original ! Le récit de la narratrice est truffé de références (peut-être un peu trop, malgré tout…), que ce soit à des films américains, à de la littérature, à des personnalités connues, à des théories, etc. Et puis la narratrice fait plein de comparaisons originales et drôles ! J’avoue avoir souri plusieurs fois à la lecture de certaines. Il y a un style Marisha Pessl et c’est pourquoi elle mérite d’être découverte.

Je pense que ce livre va faire parler de lui en France car il apporte de la nouveauté avec le style original de Marisha Pessl !


La 1ère phrase

« Papa disait toujours qu’il faut une sublime excuse pour écrire l’histoire de sa vie avec l’espoir d’être lu. »


A propos de l’auteur

Agée de vingt-sept ans, Marisha Pessl a grandi à Asheville, en Caroline du Nord. Elle est diplômée de l’université Columbia et vit maintenant à New-York. La physique des catastrophes est son premier roman. Il a été sélectionné par le New York Times Book Review parmi les cinq meilleurs romans de l’année 2006 et a reçu de nombreux prix littéraires.
(Source : 4ème de couverture)


Photo Couverture
: Amazon.fr

31 août 2007

BILAN D'AOÛT

Quel mois d'août ! Il a commencé avec un magnifique colis de swap de la part d'Hydromiel. Ensuite, bien sûr, l'incontournable pique-nique de la blogoboule ! (RDV l'année prochaine !) Puis il finit en beauté avec la sortie du nouveau roman de David Foenkinos ! Et bien sûr, je n'oublie pas les débuts de Bertrand Guillot alias 2nd Flore ! Le tout ponctué de plein de lectures, de belles découvertes et de beaux coups de coeur !


Mes lectures du mois d'Août (13)
Lady Susan de Jane Austen
La prime de Janet Evanovich *** DECOUVERTE ***
Villa des hommes de Denis Guedj
La Princesse et le Pêcheur de Minh Tran Huy
La Fille des Louganis de Metin Arditi
Le rapport de Brodeck de Philippe Claudel *** COUP DE COEUR ***
This is not a love song de Jean-Philippe Blondel *** COUP DE COEUR ***
De manière à connaître le jour et l'heure de Nicolas Cauchy
Zoli de Colum McCann
couronnes boucliers armures de Louise Desbrusses
Dernière morsure d'Ariane Fornia
Le privilège des rêveurs de Stéphanie Janicot
Qui se souvient de David Foenkinos ? de David Foenkinos


David F. et moi
LE grand jour ! (jeudi 30 août)
Mission Photos @ Fnac Saint-Lazare
David Foenkinos, l'interview


Trois questions à...
Jean-Philippe Blondel
Nicolas Cauchy
Katarina Nicklaus


Caro[line], chasseuse de livres
A la recherche du Hors-Jeu : épisode 1, épisode 2 et épisode 3


Pique-nique de la blogoboule
J - 6
Avis aux participants...
Jeu du vendredi (by Jos)
Le compte-rendu


Swap
Noël en plein été (Merci Hydromiel !)
Suite et fin du swap de l'été ! (à propos du colis que j'ai envoyé à Pom-CaneLLe)


Spécial Blogueurs
Spéciale dédicace à Fab'shion !

David Foenkinos - L'interview

Bonjour tout le monde !

A l'occasion de la sortie du nouveau roman de David Foenkinos, Qui se souvient de David Foenkinos ?, je vous propose de faire plus ample connaissance avec mon auteur chouchou.



Caro[line] : Bonjour David ! A l'occasion de la sortie de votre nouveau roman, Qui se souvient de David Foenkinos ? chez Gallimard le 30 août, j'ai souhaité que les lecteurs de mon blog en apprennent plus sur vous à travers quelques questions pertinemment choisies par moi-même. :-)

David : Si c'est choisi pertinemment par vous même alors d'accord !


Caro[line] : Avant de parler de votre tout dernier roman, pourriez-vous vous présenter aux lecteurs de mon blog en quelques mots ?

David : Je n'écris pas de livres autobiographiques, même s'il y a beaucoup de moi dans mes romans. En les lisant, on peut se faire une idée assez précise de mes névroses ! J'ai 32 ans pour l'instant. Et un fils qui s'appelle Victor. Je ne fais qu'écrire, et écrire encore. Et j'ai la chance de pouvoir voyager pour les livres. En ce moment, j'apprends des mots d'allemand, la langue la plus érotique qui soit.


Caro[line] : Pouvez-vous nous parler de votre nouveau roman en quelques mots ? (bien sûr, sans ne rien révéler de son intrigue palpitante : est-ce que David Foenkinos va retrouver son inspiration ?)

David :
En quelques mots, c'est l'histoire de ma vie dans dix ans... si j'avais tout raté ! C'est la version catastrophe de mon futur. Plus personne ne m'aime, et plus personne ne me lit... et donc plus personne ne me pose des questions comme vous le faites maintenant ! Et pire que tout : je n'ai plus d'idée ! Jusqu'au moment où je vais enfin trouver un sujet extraordinaire. Pour la première fois, quelqu'un écrira sur un tel sujet...


Caro[line] : Que diriez-vous pour inciter les gens à acheter votre nouveau roman ? (A part que vous êtes un auteur mondialement connu en Roumanie.)

David : Difficile à dire. Je n'aime pas trop le concept de devoir inciter. Peut-être que c'est un livre plus mûr qui conserve l'humour et la fantaisie du "Potentiel érotique de ma femme", mais avec davantage de gravité et de sensibilité... ouah! comme j'ai bien incité les gens à lire mon livre !


Caro[line] : Où serez-vous et que ferez-vous le 30 août, jour de la sortie de votre roman ?

David : J'enregistre l'émission "Vol de Nuit", et je vais essayer d'être un peu moins pire que les fois précédentes !


Caro[line] : Parlons un peu de vos autres romans. En avez-vous un que vous préférez ? Ou pour lequel vous avez une tendresse particulière ? Pourquoi ?

David : Je trouve qu'ils ont tous des qualités et des défauts. J'aime particulièrement le dernier, et je me sens prêt à en parler avec plaisir. Ce n'était pas forcément le cas à chaque fois. Sinon, je crois que j'ai une tendresse particulière pour celui qui a le moins marché ! C'était "Entre les oreilles". C'était un livre sûrement trop fou, trop absurde, mais certaines pages de ce roman me touchent... c'est presque idiot de dire cela d'un de ses livres, mais pourquoi pas !



Caro[line] : Est-ce vous qui choisissez le titre de vos romans ?

David : Oui, c'est toujours moi qui choisit mes titres. Et souvent, je les trouve in extremis. C'était le cas pour "Le potentiel érotique de ma femme" que j'ai trouvé à la fin du livre. Et pareil pour "Qui se souvient de David Foenkinos ?", je l'ai trouvé au tout dernier moment, après de nombreuses tentatives (cf blog !).



Caro[line] : Pouvez-vous nous en dire plus que l'adaptation cinématographique du Potentiel érotique de ma femme ? C'est toujours d'actualité ? Isabelle Carré sera de la partie ?

David : Oui, c'est toujours d'actualité. Et je viens de lire le scénario d'ailleurs. Il sera adapté par Laetitia Colombani, la réalisatrice de "A la folie pas du tout". Mais elle va faire un autre film d'abord. Donc ce ne sera pas avant 2009. Il n'y a pas de casting prévu encore. Et ce que je dis sur Isabelle Carré dans mon dernier roman n'est que de la fiction. Mais c'est vrai que c'est une actrice que j'admire beaucoup, et je la verrais bien dans le rôle de Brigitte.


Caro[line] : Je n'ai jamais rien lu à propos de votre façon d'écrire un roman. Tout d'abord, êtes-vous plutôt stylo-papier ou ordinateur ?

David : J'écris sur un ordinateur. Très vieux. Il n'a pas de batterie. Je suis toujours à la recherche d'une prise. Mais je prends aussi des notes sur des bouts de papier.



Caro[line] : Avez-vous une heure de la journée préférée pour écrire ?

David : Je préfère le matin. Je sais que ça ne fait pas très écrivain, pas très le cliché du torturé qui écrit en pleine nuit en buvant du whisky. Mais c'est comme ça !


Caro[line] : Connaissez-vous la fin de votre roman avant de commencer le début de l'écriture ou est-ce que votre histoire se construit au fur et à mesure de votre écriture ?

David : C'est mon sixième roman. Et vraiment, c'était différent à chaque fois. Pour "Le potentiel érotique de ma femme", je ne savais pas où aller. Et dans la première version, le héros tombait amoureux d'un cheeseburger ! C'était vraiment n'importe quoi. Donc, je n'avais pas de plan. D'une manière générale, c'est vrai que j'aime bien être surpris par l'intrigue et les personnages. Un roman doit vivre, et donc, je n'aime pas trop établir tout à l'avance.


Caro[line] : Il semblerait que les écrivains soient aussi de grands lecteurs. On dirait que ce sont deux choses indissociables. Vous-même, vous lisez beaucoup, non ? Que lisez-vous en ce moment ?


David : Je lis de moins en moins, étrangement. Je relis des livres que j'aime. Ou des bouts de roman. Là, je relis "Circuit" un premier roman formidable de Charlie Delwart qui paraît au Seuil, et que j'avais lu sur manuscrit.


Caro[line] : Comment lisez-vous ? Avez-vous un moment privilégié ? Plutôt la journée ? Le soir ? Un endroit privilégié ? Chez vous ? Ailleurs ?

David : Non, je n'ai pas d'endroit. Je lis partout.


Caro[line] : Quels sont vos coups de coeur de cette rentrée littéraire ?

David : Il y a beaucoup de livres que j'ai aimés, mais mon vrai coup de coeur (parmi les livres lus!) est "Le nouvel amour" de Philippe Forrest que j'ai trouvé sublime.


Caro[line] : Avant de finir cette interview, je vais vous copier et vous demander de me donner 3 voeux, comme vous avez l'habitude de le faire avec des auteurs sur votre blog Livres Hebdo.

David :

1) Jouer au tennis avec Proust.
2) Avoir écrit "Belle du seigneur".
3) Mourir dans un bain chaud, pendant qu'une femme se sèche les cheveux.


Caro[line] : Je vous remercie David d'avoir accepté cette interview. Je suis très touchée que vous ayiez accepté de m'accorder un peu de votre temps pour répondre à mes questions. Je vous laisse le(s) mot(s) de la fin...

David : Merci de vous souvenir de moi...



30 août 2007

Qui se souvient de David Foenkinos ? - David Foenkinos


Voilà ! Ca y est. On y est. C'est le jour J. Le jour de la sortie du nouveau roman de David Foenkinos, Qui se souvient de David Foenkinos ?

Je me suis longtemps (enfin toute la journée, en fait) demandée comment j'allais en parler... Bah oui, ce n'est pas un roman comme les autres. C'est un roman que j'ai attendu pendant un ch'tit moment, tout de même. C'est aussi un roman dont je vous ai beaucoup parlé avant même de l'avoir lu. Mais surtout, c'est le nouveau roman de mon auteur chouchou. Donc forcément j'en attendais beaucoup... Je dois avouer que, une fois que je l'ai eu entre mes mains, une angoisse a commencé à résonner en moi : "Et si je n'aimais pas ce nouveau roman ?" Car oui, ce n'est pas parce que David Foenkinos est mon auteur chouchou que je vais aimer tous ses livres. Le style peut changer... on peut ne pas accrocher à l'histoire, aux personnages... Beaucoup trop de choses entrent en jeu pour être sûr à l'avance d'aimer un nouveau roman d'un auteur qu'on affectionne tout particulièrement.

J'avais donc le trac au moment de commencer la lecture de ce roman... Mais finalement, je me suis lancée et je me suis dit : "Lis ! Profite ! On verra bien après.".


« Je ne sais pas si certains d'entre vous se souviennent de moi. Il y a quelques années, j'ai publié Le potentiel érotique de ma femme. Ce roman, traduit dans de nombreuses langues, avait obtenu un réel succès. J'étais alors dans la promesse. Pourquoi les choses ont-elles si mal tourné? Depuis ce succès qui s'efface des mémoires, j'ai publié quatre autres romans et tous sont passés inaperçus. J'ai tenté d'analyser les raisons de mes échecs, mais il est impossible de comprendre pourquoi l'on devient invisibile. Serais-je devenu médiocre? Suis-je trop allé chez le coiffeur? Pourtant, je dois absolument m'acrrocher : bientôt, une fabuleuse idée de roman va surgir en moi. Bientôt, je serai nouveau propulsé parmi les auteurs vivants. Enfin, on va se souvenir de moi. »

Autant qu'on aborde tout de suite la question du personnage du roman. Oui, David Foenkinos est le héros de son propre roman. Oui, il parle de lui. C'est un scénario catastrophe : David Foenkinos, quelques années après le succès du Potentiel érotique de ma femme, n'est plus grand chose. Alors, que déjà il est devenu invisible, voila-ti pas que l'inspiration le quitte. Dans ce roman, David Foenkinos aborde la réaction de l'écrivain face à la perte d'inspiration... puis ensuite, on part à la recherche de l'idée perdue. Je suis sure que vous allez me dire : mais pourquoi avoir choisi David Foenkinos ? Pourquoi ne pas avoir créé un écrivain de toute pièce ? Je ne sais pas, mais je vais m'empresser de poser la question à mon auteur chouchou. (D'un autre côté, si David Foenkinos avait créé un écrivain de toutes pièces, on l'aurait forcément comparé à lui !) Pour finir sur ce sujet, moi, j'ai trouvé cela plutôt drôle que mon auteur chouchou soit le héros de son roman et je trouve que c'est comme un clin d'oeil. Ca m'amuse ! (Mais je suis sure que plein de gens vont y trouver à redire... niark ! niark ! niark !)

Alors alors, ce n'est pas tout ça, mais moi, comment l'ai-je trouvé ce roman ? (Car c'est un peu ce pour quoi vous êtes là...)

Je vais me permettre de recopier ici une partie du mail que j'ai envoyé à David Foenkinos :

« Je viens de vivre un moment réellement magique. Une passivité interrogative, suivie d’une angoisse, puis une émotion intense, suivie d’une délivrance : oui, j’ai aimé le dernier roman de David Foenkinos ! »

Bon, je vous vois sourire. :-) Vous devez penser que je me suis un peu enflammée... Et pourtant, non. C'est vraiment le résumé de mon ressenti de ce roman. Je vous explique... (pour que vous compreniez le truc du moment réellement magique !)

Ma passivité interrogative concerne le début du roman. Je lisais... je lisais... je lisais... mais voilà... ... ... ... J'ai même commencé à me demander si finalement, ce roman tant attendu n'était pas à la hauteur de mes espérances. Je ne retrouvais pas l'humour que j'aime tant du Potentiel érotique de ma femme, j'étais même parfois agacé par l'attitude du héros... J'étais carrément déstabilisée, je dois bien vous l'avouer ! - angoisse - Et puis là, à un moment précis (page 108 !), notre héros est confronté à un événément qui va le bouleverser et le faire changer de comportement. Ce passage, comme dans This is not a love song de Jean-Philippe Blondel, m'a pris aux tripes et a été un moment clé pour moi. - émotion intense - Après ça, j'ai été captivée par les aventures du héros, qui part dans une recherche effrénée, à la recherche de son idée perdue (j'utilise beaucoup cette expression car j'ai entendu David Foenkinos dire que ça avait failli être le titre du roman !). Jusqu'à la fin qui m'a conquise ! - délivrance -

Voilà... Je ne sais pas si je suis bien arrivée à vous faire comprendre ce que j'ai vécu à la lecture de ce roman et pourquoi j'ai donc dit que ce fût un moment magique pour moi ! Ressentir des émotions de ce genre juste en lisant un bouquin m'impressionne toujours !

Je sais que tout cela, tout ce ressenti, provient en grande grande partie du fait que, un jour, j'ai décidé que David Foenkinos serait mon auteur chouchou. Si David Foenkinos n'avait été qu'un auteur que j'apprécie, peut-être n'aurais-je pas vécu cette lecture de cette façon-là. Et puis, je suis sure que plein d'autres gens vont ressentir leur lecture de ce roman totalement différemment ! Je me demande même comment sera ma deuxième lecture de ce roman. Car oui, plus la date du 30 août approchait et plus j'ai eu envie de le relire ! Après avoir écrit ce billet, j'ai définitivement envie de le relire. Soit demain, soit pendant mes vacances.

Alors sinon... pour ceux et celles qui sont normaux et qui ont déjà lu des romans de David Foenkinos. :-) Ce roman, pour moi, marque un tournant, ou au moins une évolution, dans son style. Ne comptez pas vous marrer comme une baleine ou au moins, sourire, en lisant certaines des loufoqueries que l'on peut trouver dans ses précédents romans. Ici, David Foenkinos nous livre moins de fantaisie et d'absurdité (il le dit lui-même). Il nous parle plus d'amour. Car même si le roman tourne autour de la panne sèche de l'écrivain, c'est aussi un roman qui nous parle (surtout ?) de femmes (et notamment d'une femme suisse au cheveu lisse (je cite encore David !)) et d'amour. Donc à lire en sachant que cela va être différent. Car finalement, qu'est-ce qui m'a déstabilisé au début de ma lecture ? C'est justement le fait que je ne retrouvais pas le style foenkinesque que j'attendais... et c'est aussi pour cela que je veux le relire, car je porterai alors un autre regard sur cette première partie.

Voilà ! Je crois que je vais m'arrêter là car j'ai été très bavarde... Je dois vous avouer que mon but n'est pas de vous faire lire le nouveau roman de David Foenkinos à tout prix. Je ne veux pas entendre de "Caro[line] m'a forcé !". :-) Pour ma part, ce roman m'a touché et j'aime beaucoup le changement de cap qu'a pris David Foenkinos. J'ai aimé aussi le fait qu'il me surprenne avec sa belle fin. Pour cela, oui, lisez-le ! Mais pas parce que je vous ai forcé. :-)



Eux aussi ont lu Qui se souvient de David Foenkinos ? : Amanda, Brice Depasse, Culture Café, Emeraude, Fashion Victim, Stéphanie, Tamara, Thibault Malfoy, Virginie (du Grimoire).

Mission Photos

Comme je vous le disais ce matin, l'expédition de ce midi à la Fnac Saint-Lazare ne s'est pas faite dans le même état d'esprit que celle pour la sortie de Hors-Jeu de Bertrand Guillot. Car aujourd'hui, je n'avais pas la pression du "Et s'il n'est pas en rayon ?".

En effet, David Foenkinos a eu la gentillesse de me faire parvenir un exemplaire de son nouveau roman dès le mois de juillet. J'ai donc eu la chance de pouvoir le lire avant. Et c'est donc sereine que je me suis rendue à la Fnac.

Pour qui ne connaîtrait pas ce fameux lieu de perdition (je suis désolée pour ceux qui n'aiment pas ce genre de librairie, mais j'y ai mes habitudes...), j'ai eu la géniale idée de prendre en photo les escalators !

Hein ? Heu... oui, Zag ? Tu as quelque chose à dire ? Comment ? Ah... oui... heu... donc, je disais...

Zag me l'ayant demandé si gentiment, j'ai pris en photo les escalators permettant d'arriver à l'étage Librairie.

Ta da !

Content, Zag ? ;-)

Oui, Zag, je sais, tu voulais aussi que je prenne en photo les couloirs qui mènent aux rayons et que je me fasse prendre en photo me rendant dans le rayon. Mais cela, je me le réserve pour la sortie du prochain roman de David Foenkinos ou de Bertrand ! Promis !

Et donc, au rayon Roman francophone, qu'ai-je vu ?

Et voilà ! Je suis donc repartie rassurée de la Fnac. :-)

Enfin... avant de repartir, j'ai quand même un petit tour dans les rayons pour vérifier que :

Ouf ! Il est toujours là !

Je n'ai pas centré la photo sur le roman de Bertrand car en fait, je voulais vous montrer l'humour des libraires de la Fnac qui ont mis ce roman sous un autre sur la couverture duquel se trouve... une cible !

Sur ce, je vous laisse car j'ai un autre billet à écrire...

LE grand jour !

Ca y est, c'est là, c'est ici, c'est maintenant !
Oui, c'est aujourd'hui que sort le 6ème roman de David Foenkinos !




Je ne vais pas vous la jouer A la recherche de David Foenkinos (quoique je pourrais faire une chronique intitulée A la recherche de l'idée perdue (ça a failli être le titre de ce roman justement ! (vous comprendrez pourquoi plus tard))) car je dois vous l'avouer, cela fait plusieurs semaines que ce roman se trouve chez moi et que je l'ai lu !!! Certains de vous étaient déjà au courant, peut-être que d'autres l'apprennent seulement maintenant. Et oui, j'ai eu la chance de recevoir un exemplaire, dé-di-ca-cé par l'auteur (merciiiiiiii David !), plus d'un mois avant sa sortie officielle ! Quelle honneur, pour moi, lectrice chouchou ! C'est une sorte de consécration de la chouchouïtude ! ;-)

Trêve de plaisanterie. J'ai effectivement eu la chance de lire ce roman, il y a un mois déjà... mais comme je suis une très mauvaise élève, mon billet n'est toujours pas rédigé... ("Bouh !" "La honte !") Oui, je sais, c'est honteux ! En tout cas, ce billet, vous l'aurez d'ici demain. Promis ! Et pour me faire pardonner, vous aurez en plus une interview de l'auteur. :-)

En attendant, même si je ne vais pas lancer de chasse aux livres, je vais quand même me rendre vous-savez-où pour vérifier la mise en rayon de ce livre. Et bien sûr, je vous rapporterai des photos ! Je dois avouer que l'excitation est moins grande que pour Hors-Jeu puisque le livre, je l'ai déjà. Mais le plaisir est là ! :-)


Bonne journée à tous !

Bonne chance, David, pour ce nouveau roman !

29 août 2007

Pour toi, Fab'shion !

Vous avez dû déjà remarquer que j'ai l'habitude d'appeller Fashion Victim, Fab'shion.

Peut-être que certains d'entre vous ne savent pas pourquoi... Je ne peux pas tout révéler mais cela est lié à son prénom (mais je n'en dirai pas plus, même sous la torture !). Et en même temps, il y a une petite touche de Fabulous ! ;-)

Et donc, aujourd'hui, je suis allée consulter mon très cher ami, Google Analytics. Cet ami que j'ai depuis presque 2 mois est en fait un... espion ! Et oui, il espionne tout ce qui se passe sur mon site : combien de personnes y viennent, où ils vont, etc... (Il est moins glamour que James Bond, mais tout aussi efficace !) Et notamment, mon ami Google Analytics me dit d'où les gens viennent. Depuis le début du mois d'août, environ 35% des visites que j'ai eues proviennent de moteurs de recherche. Et bien sûr, mon ami Google Analytics - qui est vachement sympa comme vous pouvez le remarquer - me dit les mots clefs qui ont été utilisés pour arriver jusqu'à mon blog... Au début, j'ai été très amusée de voir que les mots clefs "lecture érotique" figuraient dans cette liste. Je n'ose imaginer la déception de ces internautes arrivés chez moi par ce biais... (Merci David car peut-être sommes-nous arrivés à en faire rester quelques-uns malgré tout !)

Aujourd'hui, je suis allée faire un petit coucou à mon ami Googles Analytics et là, que vois-je ? (Vous allez ENFIN comprendre le pourquoi de cet article, rassurez-vous !)

Ben je vous laisse regarder par vous-même !




(Cliquer sur l'image pour la voir en plus grand)



Hé oui !!! Ma chère Fab'shion arrive en seconde position et a été à l'origine de 19 visites !
Mieux que mes chers "lecture érotique". :-)

C'est pourquoi, Fabulous Fashion, je te dédicace ce message ! Just for you ! ;-)
Merci ! :-)

Le privilège des rêveurs - Stéphanie Janicot

Présentation de l’éditeur

Abandonnée enfant par une mère engagée dans l’armée israélienne, élevée par sa grand-mère, recueillie par Caleb, Salomé Steiner, devenue écrivain s’est réfugiée dans la création littéraire.

Caleb, entraîneur vedette des Giants, a rencontré Salomé vingt ans auparavant alors qu’elle débarquait de Paris avec son jeune frère Guillaume. Il l’a épousée, adoptant Guillaume dont il a fait une superstar du base-ball. Alors qu’il vient de fêter une victoire à laquelle il ne croyait plus, il provoque un accident de voiture dont il ressort handicapé.

Cet accident bouleverse la donne familiale, équilibre fragile entre Caleb, Salomé et leur fille Judith. Chacun, tour à tour, livre son point de vue et révèle ses failles, ses espoirs, ses fragilités, les rencontres nouvelles qui l’entraînent loin du noyau familial.

Famille éclatée, difficulté d’aimer, répétition au travers des générations des mêmes blessures… autant de thèmes récurrents dans l’œuvre de Stéphanie Janicot qui se déploient en arabesques et tissent une trame aussi émouvante que maîtrisée.


Mon avis

Voici un roman dont j’ai l’impression d’être totalement passée à côté !

J’ai eu cette sensation après avoir comparé mes impressions à celles de Laurence. En effet, contrairement à elle, l’effet de surprise des derniers chapitres a été plutôt mauvais pour moi. J’avoue que c’est seulement après en avoir discuté avec Laurence que j’ai réalisé la signification de la phrase du 4ème de couverture : « Tout rêve est cannibale. Que faut-il accepter de perdre pour réaliser son rêve ? » Donc forcément, au moment de la lecture, ces derniers chapitres m’ont déstabilisé, dans le mauvais sens, car je ne voyais pas du tout où l’auteur voulait en venir.

En réfléchissant après coup, c’est sûr que maintenant, les derniers chapitres prennent tout leur sens. Mais alors, j’aurais préféré que cette partie-là soit beaucoup plus développée, que nous nous y attardions plus. (Ainsi que les pages relatant l'événement qui amène à ces derniers chapitres (peut-être que ceux qui l’ont lu verront de quoi je veux parler car j'ai vraiment eu l'impression que l'auteur le survolait...), mais je ne peux pas en dire plus sinon cela enlève tout effet de surprise !)

Comment expliquer que je n’ai pas saisi la finalité du roman ? J’essaie de comprendre… Je pense que cela vient du fait que les personnages de Stéphanie Janicot ne m’ont pas touché plus que ça. Je les ai suivis dans leur histoire, mais sans m’y attacher. Alors si on ne s'attache pas aux personnages, leurs histoires et ce qu'il leur arrive ne nous touchent pas pareil. Voici donc ce que je pense être un début d’explication…

Sinon la construction du récit est intéressante puisque tour à tour, les trois personnages de cette drôle de famille, Caleb, Salomé et Judith, nous racontent l’histoire. Comme vous le savez déjà, j’aime beaucoup ce genre de construction !

Je suis impatiente d’entendre encore d’autres avis sur ce roman !
Retrouvez déjà l'avis de Clarabel, Gachucha et Laurence.


Site Internet de Stéphanie Janicot : http://www.stephanie-janicot.com/


Photo Couverture : Albin Michel

Trois questions à... Katarina Nicklaus

Après Jean-Philippe Blondel et Nicolas Cauchy, c'est au tour de Katarina Nicklaus de répondre à mes 3 questions !

Katarina Nicklaus est l'auteur d'un roman intitulé Une coïncidence inévitable que j'ai lu en juin dernier. J'ai entendu dire qu'elle travaillait sur des nouvelles d'un style totalement différent... J'ai hâte de découvrir ça !!!

Merci Katarina pour votre participation !


- Quel est votre dernier livre coup de coeur ?

Je dois vous prévenir que mes lectures ne sont pas exclusivement composées de romans. Je lis également des livres d'Histoire, parfois des livres en rapport avec la spiritualité, des ouvrages de psychologie, etc.… Il m'arrive aussi de relire souvent mes auteurs classiques préférés comme Zola, Balzac, Bazin… L'écriture étant une activité très chronophage, cela laisse de moins en moins de place à la lecture. Pourtant, lorsque l'on écrit, il faut lire beaucoup… Pour en revenir à votre question, mon dernier livre coup de cœur est celui de Tatiana de Rosnay, "Elle s'appelait Sarah".


- Avez-vous un livre ou un auteur culte ?

J'ai un livre culte, "Vipère au poing" d'Hervé Bazin. En ce qui concerne les auteurs contemporains, Stephen King possède à mon sens le génie de l'écriture, mais je suppose que votre question concerne davantage la littérature française. Donc, j'aime lire Christian Authier, Michel Houellebecq et Marie Desplechin. Je ne parlerai pas ici des nombreux "best-sellers" publiés ces deux ou trois dernières années que j'ai lus et aussitôt oubliés… Vous ne me ferez pas citer de noms ou de titres mais je suis certaine que vous savez !


- Comment lisez-vous ? (quand, où, conditions particulières)

Je lis dans le TGV, dans mon lit ou sur le canapé, il est impératif que je sois confortablement installée, à n'importe quel moment, il n'y a pas de règle. Je sais que certaines personnes lisent le soir avant de s'endormir ou dans les transports en commun en se rendant sur leur lieu de travail. Ce n'est pas mon cas. En général, lorsque j'entame une lecture, j'aime me ménager du temps car je suis consciente que j'ai beaucoup de mal à me sortir d'un livre, qu'il faut insister pour me faire revenir à la réalité. Il n'y a rien de plus frustrant que d'être dérangée lorsque l'on est plongée dans une intrigue. Il m'arrive de ne pas lire pendant des jours entiers si je suis entre deux lectures (l'une achevée, l'autre pas encore entamée).

27 août 2007

Dernière morsure - Ariane Fornia

Voici la 1ère page où Ariane Fornia nous présente le sujet de son livre et qui, je trouve, le résume très bien :

« Lectrice, lecteur, je t’invite à découvrir cette espèce qui prolifère mais reste méconnue : les adolescents. Mes qualifications ? Dix-huit bougies sur le gâteau d’anniversaire et plusieurs années de pèlerinage en terre acnéique, de fêtes qui s’achèvent en orgies cannabiques, de collèges et lycées, de port de fringues innommables, d’échanges virtuels et de rêveries romantiques.

La visite commence par un abécédaire, de A comme Ado à V comme Vague à l’âme en passant par L comme Look. Une fois situés les points cardinaux de la jungle juvénile, je me ferai cobaye pour te présenter une vie de lycéenne entre rites de passage, amour et vertige… N’espère pas une analyse objective et scientifique de nos amis les jeunes : je suis toujours une sale gosse, et je mords. Être pénible, c’est le plus grand plaisir de l’adolescence. Autant en profiter, puisqu’elle touche bientôt à sa fin.
»

Voici un roman drôle et mordant sur les adolescents ! Ariane Fornia n’a pas la langue dans sa poche et c’est avec plaisir et beaucoup d’amusement qu’on lit ses chroniques sur l’adolescence, les adolescents et sur sa propre adolescence. J’ai été très surprise par la maturité de son écriture, mais aussi de ses propos (je vous rappelle qu’elle n’a que 18 ans !).

Ariane Fornia a déjà écrit un livre, Dieu est une femme, un recueil de chroniques, alors qu’elle avait 14 ans (oui oui !). C’est une grande lectrice et l’écriture est pour elle très importante : « Je sens bien qu’il m’est impossible de cesser d’écrire. » J’ai beaucoup aimé le chapitre qui traite de tout cela, appelé Lire et écrire : son premier roman et « [sa] longue existence médiatique (comprenez : les trois semaines après la sortie de [son] bouquin, durant lesquelles on [l]’a encensée ou incendiée avant de [l]’oublier totalement », ses lectures et surtout le passage sur son besoin vital d’écrire.

Et pour finir, un extrait que je dédicace à toi, Fab’shion :-)

« Les profs, d’ailleurs, sont les pantins de nos scénarios délirants : rien de plus fascinant que leur vie secrète ! Nous avons du mal à concevoir qu’ils soient autre chose que des marionnettes sorties de leur boîte à chaque cours et conservées dans un lit de copies le reste du temps, et l’idée qu’ils puissent appartenir à quelqu’un d’autre qu’à leurs élèves bien aimés nous choque terriblement. Ainsi, la moindre information a un parfum de scandale. « Elle a un mari ?? Noon… Raconte, raconte ! » « Tu l’as vu en ville samedi après-midi ? C’est vrai ? Mais qu’est-ce qu’il pouvait bien y faire ? » Qu’un paparazzi de l’autre classe raconte qu’il a vu la prof de maths dans un magasin de vêtements, et le moulin à fantasmes s’emballe. Qu’a-t-elle acheté ? Pour quoi, pour qui ? Peut-être a-t-elle une seconde vie ? C’est pour ça qu’elle a mis du temps à corriger les derniers devoirs ! »


Retrouvez l'avis de Laurence.

Allez aussi sur le blog d'Ariane Fornia où on retrouve avec plaisir sa plume !


Photo Couverture : Fnac.com

26 août 2007

couronnes boucliers armures - Louise Desbrusses


Présentation de l’éditeur

Les Deux Sœurs savent ce qui compte. Les Deux Sœurs savent ce qu’il faut. Les Deux Sœurs savent qu’il faut toujours être mieux que les autres, au-dessus, sinon on est moins bien. Tôt elles l’ont appris. Pour l’Aînée qui jamais n’aime rien laisser au hasard, la tâche est ardue tous les jours. Elle l’est ce matin plus encore s’il se peut. Pour l’Aînée. La Seconde, elle, tente aujourd’hui de relever un nouveau défi.

On aura reconnu dans ce bref résumé le style inimitable de Louise Desbrusses dont voici le deuxième roman. Il raconte une journée dans la vie de trois femmes, une mère et ses deux filles. Une journée particulière en ceci qu'elles se rendent à une réunion familiale où elles se sont fait l'obligation de tenir ce qu'elles croient être leur rang et de marquer en même temps que leur supériorité leur différence vis à vis d'une parentèle qui, pour d'obscures raisons serait censée les mépriser. Une journée particulière aussi parce que « la Seconde » va en saisir l'occasion pour se libérer du carcan sous laquelle la maintiennent mère et sœur.


Mon avis

On m’avait prévenu : le style est « spécial », il faut s’accrocher…

Alors oui, le style de Louise Desbrusses est particulier. Des phrases très courtes, qui ne sont pas structurées (du type sujet-verbe-complément-point). Ce qui entraîne un rythme saccadé et incisif. Tout ce que je n’aime pas. D’habitude. Car là, oui, je me suis accrochée et finalement je suis arrivée à apprécier ce style. Car une fois passée la première impression de « non structuration » grammaticale comme nous en avons l’habitude, j’ai découvert une musique, un rythme qui m’a mené tout le long de l’histoire. C’est assez remarquable.

Bon, je ne dis pas que, désormais, j’adore ce genre d’écriture ! Mais dans le cas de ce roman, oui, je l’ai aimé. Car le style colle à l’histoire. Cette histoire d’une mère – Mère – et de ses deux filles – l’Aînée et la Seconde – mises à l’écart et qui se mettent à l’écart de la famille de Père. Nous les suivons lors de cette réunion familiale, où tous les membres de la famille de Père sont réunis autour des Vieux. Chacune à leurs tours, Mère, l’Aînée et la Seconde, vont nous raconter l’événement et nous livrer leurs pensées. En même temps, nous assistons à l’évolution de la Seconde, qui tente de se libérer des chaînes familiales qui l’entravent depuis toujours.

Ah ! Et oui, il y a une autre particularité dans ce roman : aucun personnage n’est cité par son prénom. Il y a Mère, Père, l’Aînée, la Seconde, les Vieux, Tante Jeune, l’Endive et l’Endivon, Oncle d’Amérique, Femme Invisible, Pièce Rapportée Récemment, etc.

Voilà donc une belle découverte !!!


Deux extraits

« Le plus grand danger toujours vient de soi, sait d’un savoir récent la Seconde. Prudente, elle va être. Un poison, même à petites doses, sa nouvelle peau ne le supporterait pas. Trop fraîche. Fine. Fragile donc, sait d’un savoir ancien la Seconde. Car sans peau, elle est née. C’est sa maladie, à la Seconde. Maladie grave. Naître sans peau n’est pas fait pour la guerre. » (p.18)

« La dernière, préférerait la Seconde qui maintenant sait de savoir sûr que la vie est une épreuve amère pour les sans-peau, la Seconde qui s’est promis de ne jamais laisser, non jamais plus, quiconque, et surtout pas elle, abîmer sa nouvelle peau. » (p.19)


A propos de l’auteur

Louise Desbrusses est née un 3 avril des souvenirs épars d’un temps qu’elle n’a pas vécu. Louise, croit-elle, est née Desbrusses. Un 3 avril. Souvenir parmi les souvenirs du temps présent. Le 3 avril a vu naître, prétend Louise Desbrusses, le souvenir du temps à venir, temps de venir, devenir, revenir. Ici. Ou là.
(Source : Editions P.O.L)


Photo Couverture : Amazon.fr

25 août 2007

Zoli - Colum McCann


Présentation de l’éditeur

Tchécoslovaquie, 1930. Sur un lac gelé, un bataillon fasciste a rassemblé une communauté tzigane. La glace craque, les roulottes s’enfoncent dans l’eau. Seuls en réchappent Zoli, six ans, et son grand-père, Stanislaus.

Quelques années plus tard, Zoli s’est découvert des talents d’écriture.
C’est le poète communiste Martin Stransky qui va la remarquer et tenter d’en faire une icône du parti. Mais c’est sa rencontre avec Stephen Swann, Anglais exilé, traducteur déraciné, qui va sceller son destin. Subjugué par le talent de cette jeune femme, fasciné par sa fougue et son audace, Swann veut l’aimer, la posséder. Mais Zoli est libre comme le vent.

Alors, parce qu’il ne peut l’avoir, Swann va commettre la pire des trahisons…

Des plaines de Bohême à la France, en passant par l’Autriche et l’Italie, des années trente à nos jours, une magnifique histoire d’amour, de trahison et d’exil, le portrait tout en nuances d’une femme insaisissable. Porté par l’écriture étincelante de Colum McCann, Zoli nous offre un regard unique sur l’univers des Tziganes, avec pour toile de fond les bouleversements politiques dans l’Europe du XXe siècle.



Mon avis

C’est le 1er roman de Colum McCann que je lis. C’est un auteur que je découvre sur recommandation de Monsieur Sauvage ! (Merci !)

Commençons par ce qui ne m’a pas plu, histoire d’en être débarrassé ! Il y a différents narrateurs dans ce roman et j’ai trouvé leur façon de raconter un peu fouillis. J’ai eu souvent du mal à suivre les personnages et leurs faits et gestes. Je n’ai même pas tout compris, des phrases, des moments. J’ai donc eu une sensation de flou qui m’a souvent gêné. -- Fin du « Je n’ai pas aimé… » ! --

Par contre, je dois reconnaître qu’il y a un style, une patte. L’écriture de Column McCann est belle, pleine de très jolies phrases. Comme toujours, le mieux est de vous livrer un extrait :

« Je dors dans une petite pièce où le coin de ciel à la fenêtre est devenu mon ami. D’un bleu ordinaire la journée, il révèle le soir que la roue de l’univers est toujours en mouvement. Spectacle fascinant lorsque la nuit est claire, chaque fois comme la première, quand l’étoile du berger apparaît dans le cadre et reste suspendue. Un moment. »

En conclusion, malgré ces moments un peu flous, j’ai découvert un style qui me donne envie de continuer avec Colum McCann. J’enchaînerai donc (mais pas tout de suite) avec Les saisons de la nuit, roman apporté par Jos du Livrophile lors du pique-nique de la blogoboule, récupéré par Christian Sauvage, qui finalement me l'a offert puisqu'il l’avait déjà !

Je vous recommande d’aller sur le site Internet des éditions Belfond pour découvrir un entretien de l’auteur, où il nous explique comment lui est venu l’idée de ce roman et comment il a procédé pour découvrir le monde des roms. (J'ai crû comprendre que Colum McCann s'investit à chaque fois énormément (physiquement, notamment) dans le monde dans lequel se passe le roman qu'il souhaite écrire.)


A propos de l’auteur

Né à Dublin en 1965, Colum McCann est l’auteur de trois romans, Le Chant du coyote [Marval, 1996 - 10/18, 1998], Les Saisons de la nuit [Belfond, 1998 - 10/18, 2000] et l’inoubliable Danseur [Belfond, 2003 - 10/18, 2005], et de deux recueils de nouvelles, La Rivière de l’exil [Belfond, 1999 - 10/18, 2001] et Ailleurs, en ce pays [Belfond, 2001].
Passionné de voyages, il vit aujourd’hui à New York avec sa femme et leurs trois enfants.
(Source : Editions Belfond)


Photo Couverture : Editions Belfond