29 août 2007

Trois questions à... Katarina Nicklaus

Après Jean-Philippe Blondel et Nicolas Cauchy, c'est au tour de Katarina Nicklaus de répondre à mes 3 questions !

Katarina Nicklaus est l'auteur d'un roman intitulé Une coïncidence inévitable que j'ai lu en juin dernier. J'ai entendu dire qu'elle travaillait sur des nouvelles d'un style totalement différent... J'ai hâte de découvrir ça !!!

Merci Katarina pour votre participation !


- Quel est votre dernier livre coup de coeur ?

Je dois vous prévenir que mes lectures ne sont pas exclusivement composées de romans. Je lis également des livres d'Histoire, parfois des livres en rapport avec la spiritualité, des ouvrages de psychologie, etc.… Il m'arrive aussi de relire souvent mes auteurs classiques préférés comme Zola, Balzac, Bazin… L'écriture étant une activité très chronophage, cela laisse de moins en moins de place à la lecture. Pourtant, lorsque l'on écrit, il faut lire beaucoup… Pour en revenir à votre question, mon dernier livre coup de cœur est celui de Tatiana de Rosnay, "Elle s'appelait Sarah".


- Avez-vous un livre ou un auteur culte ?

J'ai un livre culte, "Vipère au poing" d'Hervé Bazin. En ce qui concerne les auteurs contemporains, Stephen King possède à mon sens le génie de l'écriture, mais je suppose que votre question concerne davantage la littérature française. Donc, j'aime lire Christian Authier, Michel Houellebecq et Marie Desplechin. Je ne parlerai pas ici des nombreux "best-sellers" publiés ces deux ou trois dernières années que j'ai lus et aussitôt oubliés… Vous ne me ferez pas citer de noms ou de titres mais je suis certaine que vous savez !


- Comment lisez-vous ? (quand, où, conditions particulières)

Je lis dans le TGV, dans mon lit ou sur le canapé, il est impératif que je sois confortablement installée, à n'importe quel moment, il n'y a pas de règle. Je sais que certaines personnes lisent le soir avant de s'endormir ou dans les transports en commun en se rendant sur leur lieu de travail. Ce n'est pas mon cas. En général, lorsque j'entame une lecture, j'aime me ménager du temps car je suis consciente que j'ai beaucoup de mal à me sortir d'un livre, qu'il faut insister pour me faire revenir à la réalité. Il n'y a rien de plus frustrant que d'être dérangée lorsque l'on est plongée dans une intrigue. Il m'arrive de ne pas lire pendant des jours entiers si je suis entre deux lectures (l'une achevée, l'autre pas encore entamée).

27 août 2007

Dernière morsure - Ariane Fornia

Voici la 1ère page où Ariane Fornia nous présente le sujet de son livre et qui, je trouve, le résume très bien :

« Lectrice, lecteur, je t’invite à découvrir cette espèce qui prolifère mais reste méconnue : les adolescents. Mes qualifications ? Dix-huit bougies sur le gâteau d’anniversaire et plusieurs années de pèlerinage en terre acnéique, de fêtes qui s’achèvent en orgies cannabiques, de collèges et lycées, de port de fringues innommables, d’échanges virtuels et de rêveries romantiques.

La visite commence par un abécédaire, de A comme Ado à V comme Vague à l’âme en passant par L comme Look. Une fois situés les points cardinaux de la jungle juvénile, je me ferai cobaye pour te présenter une vie de lycéenne entre rites de passage, amour et vertige… N’espère pas une analyse objective et scientifique de nos amis les jeunes : je suis toujours une sale gosse, et je mords. Être pénible, c’est le plus grand plaisir de l’adolescence. Autant en profiter, puisqu’elle touche bientôt à sa fin.
»

Voici un roman drôle et mordant sur les adolescents ! Ariane Fornia n’a pas la langue dans sa poche et c’est avec plaisir et beaucoup d’amusement qu’on lit ses chroniques sur l’adolescence, les adolescents et sur sa propre adolescence. J’ai été très surprise par la maturité de son écriture, mais aussi de ses propos (je vous rappelle qu’elle n’a que 18 ans !).

Ariane Fornia a déjà écrit un livre, Dieu est une femme, un recueil de chroniques, alors qu’elle avait 14 ans (oui oui !). C’est une grande lectrice et l’écriture est pour elle très importante : « Je sens bien qu’il m’est impossible de cesser d’écrire. » J’ai beaucoup aimé le chapitre qui traite de tout cela, appelé Lire et écrire : son premier roman et « [sa] longue existence médiatique (comprenez : les trois semaines après la sortie de [son] bouquin, durant lesquelles on [l]’a encensée ou incendiée avant de [l]’oublier totalement », ses lectures et surtout le passage sur son besoin vital d’écrire.

Et pour finir, un extrait que je dédicace à toi, Fab’shion :-)

« Les profs, d’ailleurs, sont les pantins de nos scénarios délirants : rien de plus fascinant que leur vie secrète ! Nous avons du mal à concevoir qu’ils soient autre chose que des marionnettes sorties de leur boîte à chaque cours et conservées dans un lit de copies le reste du temps, et l’idée qu’ils puissent appartenir à quelqu’un d’autre qu’à leurs élèves bien aimés nous choque terriblement. Ainsi, la moindre information a un parfum de scandale. « Elle a un mari ?? Noon… Raconte, raconte ! » « Tu l’as vu en ville samedi après-midi ? C’est vrai ? Mais qu’est-ce qu’il pouvait bien y faire ? » Qu’un paparazzi de l’autre classe raconte qu’il a vu la prof de maths dans un magasin de vêtements, et le moulin à fantasmes s’emballe. Qu’a-t-elle acheté ? Pour quoi, pour qui ? Peut-être a-t-elle une seconde vie ? C’est pour ça qu’elle a mis du temps à corriger les derniers devoirs ! »


Retrouvez l'avis de Laurence.

Allez aussi sur le blog d'Ariane Fornia où on retrouve avec plaisir sa plume !


Photo Couverture : Fnac.com

26 août 2007

couronnes boucliers armures - Louise Desbrusses


Présentation de l’éditeur

Les Deux Sœurs savent ce qui compte. Les Deux Sœurs savent ce qu’il faut. Les Deux Sœurs savent qu’il faut toujours être mieux que les autres, au-dessus, sinon on est moins bien. Tôt elles l’ont appris. Pour l’Aînée qui jamais n’aime rien laisser au hasard, la tâche est ardue tous les jours. Elle l’est ce matin plus encore s’il se peut. Pour l’Aînée. La Seconde, elle, tente aujourd’hui de relever un nouveau défi.

On aura reconnu dans ce bref résumé le style inimitable de Louise Desbrusses dont voici le deuxième roman. Il raconte une journée dans la vie de trois femmes, une mère et ses deux filles. Une journée particulière en ceci qu'elles se rendent à une réunion familiale où elles se sont fait l'obligation de tenir ce qu'elles croient être leur rang et de marquer en même temps que leur supériorité leur différence vis à vis d'une parentèle qui, pour d'obscures raisons serait censée les mépriser. Une journée particulière aussi parce que « la Seconde » va en saisir l'occasion pour se libérer du carcan sous laquelle la maintiennent mère et sœur.


Mon avis

On m’avait prévenu : le style est « spécial », il faut s’accrocher…

Alors oui, le style de Louise Desbrusses est particulier. Des phrases très courtes, qui ne sont pas structurées (du type sujet-verbe-complément-point). Ce qui entraîne un rythme saccadé et incisif. Tout ce que je n’aime pas. D’habitude. Car là, oui, je me suis accrochée et finalement je suis arrivée à apprécier ce style. Car une fois passée la première impression de « non structuration » grammaticale comme nous en avons l’habitude, j’ai découvert une musique, un rythme qui m’a mené tout le long de l’histoire. C’est assez remarquable.

Bon, je ne dis pas que, désormais, j’adore ce genre d’écriture ! Mais dans le cas de ce roman, oui, je l’ai aimé. Car le style colle à l’histoire. Cette histoire d’une mère – Mère – et de ses deux filles – l’Aînée et la Seconde – mises à l’écart et qui se mettent à l’écart de la famille de Père. Nous les suivons lors de cette réunion familiale, où tous les membres de la famille de Père sont réunis autour des Vieux. Chacune à leurs tours, Mère, l’Aînée et la Seconde, vont nous raconter l’événement et nous livrer leurs pensées. En même temps, nous assistons à l’évolution de la Seconde, qui tente de se libérer des chaînes familiales qui l’entravent depuis toujours.

Ah ! Et oui, il y a une autre particularité dans ce roman : aucun personnage n’est cité par son prénom. Il y a Mère, Père, l’Aînée, la Seconde, les Vieux, Tante Jeune, l’Endive et l’Endivon, Oncle d’Amérique, Femme Invisible, Pièce Rapportée Récemment, etc.

Voilà donc une belle découverte !!!


Deux extraits

« Le plus grand danger toujours vient de soi, sait d’un savoir récent la Seconde. Prudente, elle va être. Un poison, même à petites doses, sa nouvelle peau ne le supporterait pas. Trop fraîche. Fine. Fragile donc, sait d’un savoir ancien la Seconde. Car sans peau, elle est née. C’est sa maladie, à la Seconde. Maladie grave. Naître sans peau n’est pas fait pour la guerre. » (p.18)

« La dernière, préférerait la Seconde qui maintenant sait de savoir sûr que la vie est une épreuve amère pour les sans-peau, la Seconde qui s’est promis de ne jamais laisser, non jamais plus, quiconque, et surtout pas elle, abîmer sa nouvelle peau. » (p.19)


A propos de l’auteur

Louise Desbrusses est née un 3 avril des souvenirs épars d’un temps qu’elle n’a pas vécu. Louise, croit-elle, est née Desbrusses. Un 3 avril. Souvenir parmi les souvenirs du temps présent. Le 3 avril a vu naître, prétend Louise Desbrusses, le souvenir du temps à venir, temps de venir, devenir, revenir. Ici. Ou là.
(Source : Editions P.O.L)


Photo Couverture : Amazon.fr

25 août 2007

Zoli - Colum McCann


Présentation de l’éditeur

Tchécoslovaquie, 1930. Sur un lac gelé, un bataillon fasciste a rassemblé une communauté tzigane. La glace craque, les roulottes s’enfoncent dans l’eau. Seuls en réchappent Zoli, six ans, et son grand-père, Stanislaus.

Quelques années plus tard, Zoli s’est découvert des talents d’écriture.
C’est le poète communiste Martin Stransky qui va la remarquer et tenter d’en faire une icône du parti. Mais c’est sa rencontre avec Stephen Swann, Anglais exilé, traducteur déraciné, qui va sceller son destin. Subjugué par le talent de cette jeune femme, fasciné par sa fougue et son audace, Swann veut l’aimer, la posséder. Mais Zoli est libre comme le vent.

Alors, parce qu’il ne peut l’avoir, Swann va commettre la pire des trahisons…

Des plaines de Bohême à la France, en passant par l’Autriche et l’Italie, des années trente à nos jours, une magnifique histoire d’amour, de trahison et d’exil, le portrait tout en nuances d’une femme insaisissable. Porté par l’écriture étincelante de Colum McCann, Zoli nous offre un regard unique sur l’univers des Tziganes, avec pour toile de fond les bouleversements politiques dans l’Europe du XXe siècle.



Mon avis

C’est le 1er roman de Colum McCann que je lis. C’est un auteur que je découvre sur recommandation de Monsieur Sauvage ! (Merci !)

Commençons par ce qui ne m’a pas plu, histoire d’en être débarrassé ! Il y a différents narrateurs dans ce roman et j’ai trouvé leur façon de raconter un peu fouillis. J’ai eu souvent du mal à suivre les personnages et leurs faits et gestes. Je n’ai même pas tout compris, des phrases, des moments. J’ai donc eu une sensation de flou qui m’a souvent gêné. -- Fin du « Je n’ai pas aimé… » ! --

Par contre, je dois reconnaître qu’il y a un style, une patte. L’écriture de Column McCann est belle, pleine de très jolies phrases. Comme toujours, le mieux est de vous livrer un extrait :

« Je dors dans une petite pièce où le coin de ciel à la fenêtre est devenu mon ami. D’un bleu ordinaire la journée, il révèle le soir que la roue de l’univers est toujours en mouvement. Spectacle fascinant lorsque la nuit est claire, chaque fois comme la première, quand l’étoile du berger apparaît dans le cadre et reste suspendue. Un moment. »

En conclusion, malgré ces moments un peu flous, j’ai découvert un style qui me donne envie de continuer avec Colum McCann. J’enchaînerai donc (mais pas tout de suite) avec Les saisons de la nuit, roman apporté par Jos du Livrophile lors du pique-nique de la blogoboule, récupéré par Christian Sauvage, qui finalement me l'a offert puisqu'il l’avait déjà !

Je vous recommande d’aller sur le site Internet des éditions Belfond pour découvrir un entretien de l’auteur, où il nous explique comment lui est venu l’idée de ce roman et comment il a procédé pour découvrir le monde des roms. (J'ai crû comprendre que Colum McCann s'investit à chaque fois énormément (physiquement, notamment) dans le monde dans lequel se passe le roman qu'il souhaite écrire.)


A propos de l’auteur

Né à Dublin en 1965, Colum McCann est l’auteur de trois romans, Le Chant du coyote [Marval, 1996 - 10/18, 1998], Les Saisons de la nuit [Belfond, 1998 - 10/18, 2000] et l’inoubliable Danseur [Belfond, 2003 - 10/18, 2005], et de deux recueils de nouvelles, La Rivière de l’exil [Belfond, 1999 - 10/18, 2001] et Ailleurs, en ce pays [Belfond, 2001].
Passionné de voyages, il vit aujourd’hui à New York avec sa femme et leurs trois enfants.
(Source : Editions Belfond)


Photo Couverture : Editions Belfond

24 août 2007

A la recherche du Hors-Jeu (3)

Oh la la la ! Excusez votre chasseuse de livres préférée, mais entre le jeu du vendredi de Jos (remporté brillament par Emeraude !) et Van Helsing (Ah ! Hugh !) et la mise à jour de mon fichier PAL (dernier chiffre officiel = 116 !)... je n'ai pas vu le temps passé !

Vous l'attendiez tous alors voici donc la suite et fin de ma dernière chasse aux livres !


Si vous débarquez, allez lire l'épisode 1 puis l'épisode 2 !

C'est donc pleine d'incertitude que je me suis rendue à la Fnac Saint-Lazare. Plus je montais les escalators, plus mon stress augmentait, avec toujours cette question lancinante : sera-t-il au rendez-vous ?

Et c'est donc toute stressée, et en même temps pleine d'impatience, que je me suis dirigée vers le rayon Roman francophone...

Alors bien sûr, j'ai commencé par regarder au mauvais endroit... et c'est donc là, sur le dernier étalage, que je l'ai trouvé !


Vous le voyez ?


Et oui ! Il est là !


Tout beau ! Tout rouge !

C'est donc avec une certaine émotion que je me suis emparée de l'objet tant attendu ! :-)

Bien sûr, vous vous doutez que cette nouvelle chasse a provoqué quelques dommages collatéraux...

Dans le désordre :

La faute de Clarabel !
(Je trouve que j'écris souvent cela ces derniers temps...)

Et là, ATTENTION LES YEUX !

C'est une version intégrale de plus de 1200 pages avec des photos du film !!!
(Je vois déjà Fab'shion verte de jalousie !!!)

C'est donc une nouvelle mission, accomplie par votre chasseuse de livres préférée, qui se termine ! :-)

Bon, maintenant, étape suivante : lire Hors-Jeu ! Bah oui, ce serait bien, quand même, non ? :-)
Seulement voilà, après toute l'excitation de la trouvaille, j'ai besoin de prendre du recul et d'attendre un peu avant de m'y mettre !

Alors en attendant, mon chien monte la garde :


PS 1 : Veuillez excuser la médiocre qualité des photos mais je débute dans le métier et je n'ai pas encore du matériel de pro !

PS 2 : Fafa, tu as bien fait de ne pas venir à la Fnac Saint-Lazare ce midi car une caméra traînait au rayon Livres... par contre, je ne sais pas s'il y avait un auteur aussi dans le coin ! Mais bon, il vaut mieux être prudent. :-)

PS 3 : Maintenant que l'épisode Hors-Jeu est presque fini, tenez-vous prêts pour le prochain : "2007, c'est l'année Foenkinos !".

A la recherche du Hors-Jeu (2)

Voici le flash info - tant attendu - de 11h !

Le rayon Littérature française de la Fnac Saint-Lazare ne répondant pas, je suppose qu'ils sont en train de mettre le roman de Bertrand dans les rayons !

Etant donné le parcours du combattant pour arriver à les joindre (je déteste la reconnaissance vocale pour faire ses choix !), je vais tenter l'aventure encore une fois et m'y rendre ce midi, au risque d'être déçue...

RDV à 14h !

En attendant, vous pouvez lire le billet de Clarabel sur le roman de Bertrand ICI.

De manière à connaître le jour et l'heure - Nicolas Cauchy


Présentation de l’éditeur (extrait)

Dimanche 21 juin, dans un bel hôtel particulier parisien, toute la famille est rassemblée autour de Jean, le père, pour fêter ses cinquante-quatre ans : Sophie, sa femme discrète et fidèle, Pierre, son fils et bras droit en affaires, avec sa femme et leurs deux fils, le bel Alexis et son épouse Amélie, enceinte jusqu’aux yeux, et leurs deux fils, et enfin Guillaume, le petit dernier, brillant et cynique. On trinque à Jean et au Big Deal, le magistral coup financier qu’il vient de signer et qui met sa descendance à l’abri, si besoin en était, pour plusieurs générations.Samedi 27 juin, tout le monde est de nouveau réuni – cette fois autour du cercueil de Jean.


Mon avis

J’ai adoré la façon dont le roman est construit ! C’est un « roman chorale » où les différents membres de la famille, de Jean à Sophie, en passant par leurs enfants et leurs belles-filles, ainsi que le mystérieux Gabriel, vont tour à tour nous raconter la journée du 21 juin et la journée du 27 juin. Petit à petit, l’histoire de cette famille va nous être dévoilée. (*) En apparence, cette famille plutôt aisée semble heureuse et soudée. Petit à petit, on en saura plus sur tous les membres de cette famille, sur ce couple – Jean et Sophie – qui est à la tête de cette famille, sur leurs enfants, et sur les blessures de chacun. C’est très réussi !

(*) Cette construction du récit rappelle beaucoup celle d’Une pièce montée de Blandine Le Callet.


A propos de l’auteur

Nicolas Cauchy
est né en 1967. Diplômé d’une école de commerce et de l'École du Louvre, il a travaillé à l'Opéra de Paris, écrit pour la revue Classica et la presse d'entreprise, avant d'intégrer une agence de marketing.
Après La Véritable Histoire de mon père, De manière à connaître le jour et l’heure est son deuxième roman.
(Source : Editions Robert Laffont)

Site Internet de Nicolas : http://www.nicolascauchy.com/

Nicolas a accepté de participer à ma rubrique Trois questions à... C'est ICI !

Photo Couverture : Editions Robert Laffont

Trois questions à... Nicolas Cauchy


Le dernier roman de Nicolas Cauchy vient de sortir aux éditions Robert Laffont.
Ca s'appelle De manière à connaître le jour et l'heure et j'en parle LA.

Nicolas a gentiment accepté de répondre à mes 3 questions, mais a tenu à en modifier l'ordre. :-)
Merci Nicolas !


- Comment lisez-vous ? (quand, où, conditions particulières)

En petit-déjeunant, dans un genre de 6 à 8 matinal qui finit souvent mal, pour le livre : auréoles de café – je suis de ceux qui trempent – taches de confiture, cassis neuf fois sur dix, puis, par ordre décroissant, 4 fruits rouges, mirabelle, abricot… Sinon, de manière définitivement plus romantique, dans le Jardin du Luxembourg où j’ai mes quartiers, sous un gros marronnier.

Et il y a aussi cette expérience, que vous avez sans doute vécue, qui consiste à s’endormir sur un livre qui continue à vivre dans vos rêves…

Mais il y a une règle qui veut que plus j’écris, moins je lis (et réciproque). Je cherche souvent l’inspiration dans les livres des autres, une dynamique pour me remettre à écrire et là, hop, ça sert de transition à la deuxième question.


- Avez-vous un livre ou un auteur culte ?

J’aime les livres qui me permettent justement de faire la transition entre la lecture et l’écriture. « Insoupçonnable » de Tanguy Viel a été pendant quelques mois, mon livre magique. Il suffisait d’en lire un paragraphe pour que l’inspiration se remette en marche. Mais je n’ai pas de titre ni d’auteur culte. En fait, il faudrait détailler un peu ce qualificatif, « culte ». Cet été, j’ai lu presque tout Douglas Kennedy et Jonathan Coe. Question style, c’est vraiment limite, surtout pour le premier. Mais quel sens de la narration ! Sur ce plan précis, ces deux auteurs seront, pour moi, des références. A l’opposé, Claude Simon, que j’ai découvert cette année, propose tout un travail sur la description qui me fascine. Mais je reste frustré sur le plan de la narration. Voilà quelques auteurs cultes… dans leurs domaines.


- Quel est votre dernier livre coup de coeur ?

La question humaine de François Emmanuel que j’ai découvert grâce au film qui devrait sortir à la rentrée, je crois. Superbement écrit.

23 août 2007

A la recherche du Hors-Jeu (1)

Voici les dernières infos toutes fraîches (ou presque !) de mes aventures "A la recherche du roman de l'auteur distrait au t-shirt rouge" ! (Merci Laurence et Clarabel de vous être inquiétées pour moi !)


Cher Bertrand, sachez que votre livre est déjà référencé dans les ordinateurs de la Fnac. La vendeuse m'a affirmé qu'à moins d'un problème de livraison, votre livre sera en rayon dès demain ! Je téléphonerai donc demain matin à l'aube à ma chère Fnac Saint-Lazare pour m'assurer de la présence de votre roman dans leurs rayons. Je vous tiendrai bien sûr au courant de la suite de mes aventures.


En tant que LCA incorrigible, je suis ressortie de l'antre du diable avec :

et


Le 1er, c'est la faute du SeriaLecteur !
Et le 2nd, c'est la faute de Clarabel !
Merci à vous ! ;-)

Mais sachez que j'ai été forte et je n'ai pas acheté la version brochée du Rapport de Brodeck de Philippe Claudel, ni le dernier Olivier Adam dont Clarabel a parlé aujourd'hui ou le dernier Marie Darrieussecq dont Bernard a parlé aujourd'hui. Je suis très fière de moi.

Tamara, j'ai fureté dans le rayon Polar mais ni le tome 5, ni le tome 8 des aventures de Stephanie Plum n'étaient là !

Allez, ce n'est pas tout ça mais une rude journée m'attendant demain, il ne faudrait pas que je tarde à aller me coucher...

Bonne nuit !

This is not a love song - Jean-Philippe Blondel

Cela fait quelques mois que je souhaite lire un roman de Jean-Philippe Blondel. En fait, depuis que Flo a parlé de Passage du Gué. Puis entre temps, j’ai rencontré Laurence (de Biblioblog) qui est une inconditionnelle de cet auteur et elle m’a encore plus donné envie de le lire.

Ben voilà, ça y est, c’est fait !

Je viens donc de lire son 6ème roman, This is not a love song.

« Il m’a fallu Susan pour m’arracher à Etienne et à la lose. » Susan était sa dernière chance, il l’a suivi en Angleterre et il s’en est sorti : il a fondé une famille et monté sa propre société. Puis, (un peu) contraint et forcé, il revient en France passer une semaine chez ses parents. Et là… je m’arrête pour vous laisser le plaisir de découvrir par vous-même cette semaine que le narrateur passe chez ses parents, en France.

Cette première rencontre avec Jean-Philippe Blondel est une réelle découverte ! J’ai été happée par son écriture, sa façon de raconter les choses. C’est fort. Ca m’a pris aux tripes. Mais vraiment. Je ne sais pas comment vous expliquer le moment où j’ai ressenti cela. Car oui, j’ai lu un paragraphe et là, tout d’un coup, cela m’est tombé dessus, je l’ai ressenti en moi, comme un mal de ventre donné par une angoisse. Les tripes qui se serrent. C’était terrible ! C’est fort quand on en arrive là en lisant ! Quel plaisir pour un lecteur ! Pour moi, c’est une sorte d’apothéose de la lecture !

Je vous recommande de commencer ce livre en ayant du temps devant vous, rien qu’à vous car c’est le genre de livre qu’on ouvre et qu’on ne referme qu’à la fin. Car on est dedans, on suit, on vit, on ressent, on veut savoir, on veut aller jusqu’au bout. On est absorbé par le livre, il nous happe et qu’on ne souhaite pas en ressortir avant la fin.

Une mention spéciale pour les nouveaux bandeaux des éditions Robert Laffont où le portrait de l’auteur est dessiné ! Ca change et c’est joli.

Voilà donc une très belle découverte (et un nouveau coup de cœur) que je vous recommande vivement !

Retrouvez aussi l'avis d'Anne qui est très proche du mien, ainsi que les avis plus modérés de Laurence et Clarabel.
Quant à Laure, elle a beaucoup moins aimé.

A lire aussi, les avis de : Amy, Chiffonnette, Emeraude, InColdBlog (ainsi qu'une interview de Jean-Philippe Blondel), Papillon, Tamara.


A propos de l’auteur

Marié, père de deux enfants, professeur d’anglais, Jean-Philippe Blondel vit à Troyes, où il est né en 1964. Il a publié chez Delphine Montalant Accès direct à la plage (prix Québec-France du premier roman) et 1979, et chez Robert Laffont Juke-Box, Un minuscule inventaire (prix littéraire du conseil général de l’Aube), et Passage du gué (prix Gaël et prix Fol’Lire).
(Source : Editions Robert Laffont)

Jean-Philippe Blondel est le 1er participant à ma nouvelle rubrique, Trois questions à....


Photo Couverture : Editions Robert Laffont

22 août 2007

Le rapport de Brodeck - Philippe Claudel

Ce livre fait partie des livres reçus dans le cadre de la sélection adhérents de la Rentrée Littéraire Fnac 2007. En fait de livre, ce roman s’est présenté sous la forme de 207 feuilles A4 non reliées. Je ne pensais pas arriver à lire un roman sous cette forme. Et pourtant oui, j’y suis arrivée ! Cela ne m’a pas gêné du tout et j’ai même trouvé que cela collait bien au sujet du livre puisqu'il est question d'un rapport écrit sur des feuilles volantes à la machine à écrire.







Brodeck est chargé, par les habitants de son village, de rédiger un rapport. Pour raconter « les choses », telles qu’elles se sont passées. Pour que les autres comprennent.

Et en marge de ce rapport officiel, il écrit son rapport à lui, sa confession.

Par bribes, au fil de sa pensée, il va nous livrer son histoire et la venue de l’Anderer dans son village – qui est à l’origine du rapport officiel. Le narrateur, Brodeck, fait des allers-retours incessants entre le passé et le présent. Petit à petit, tout va se construire, comme un puzzle.

« J’ai relu tantôt mon récit depuis le début. (…) Cela manque d’ordre. Je pars dans tous les sens. Mais je n’ai pas à me justifier. Les mots viennent dans mon cerveau comme la limaille de fer sur l’aimant, et je les verse sur la page, sans plus me soucier de quoi que ce soit. Si mon récit ressemble à un corps monstrueux, c’est parce qu’il est à l’image de ma vie, que je n’ai pu contenir et qui part dans tous les sens. » (p.253)

Cette construction provoque un malaise, une angoisse et on se demande ce que l’on va découvrir, tout en ayant envie de connaître la suite. Cette façon de construire le récit est excellente et pour moi, c’est LE « truc en plus » de ce roman.

Et puis, j’ai retrouvé cette écriture belle et simple de Philippe Claudel, que j’avais découverte dans La petite fille de Monsieur Linh. Comme dans ce roman où le pays d’origine de Monsieur Linh, ainsi que le pays où il arrive, ne sont jamais cités mais qu’on devine, le pays où se trouve le village de Brodeck, la guerre dont il nous parle, tout cela n’est pas nommé clairement mais on devine.

Voici donc un très beau roman de Philippe Claudel qui me donne définitivement plus envie de lire ses autres romans ! Un de mes coups de cœur de cette rentrée littéraire !

Retrouvez aussi les avis d'Amanda, Anne, BelleSahi, Bernard, Chiffonnette, Emeraude, Essel, Gambadou, Joëlle, Katell, Philippe, Tamara, Thibault Malfoy.


Les 1ères phrases

« Je m’appelle Brodeck et je n’y suis pour rien.
Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache.
»


Extrait

C'est un peu long mais j'aime énormément. C'est un prêtre qui parle. Un curé de village.

« Les hommes sont bizarres. Ils commettent le pire sans trop se poser de questions, mais ensuite, ils ne peuvent plus vivre avec le souvenir de ce qu’ils ont fait. Il faut qu’ils s’en débarrassent. Alors ils viennent me voir car ils savent que je suis le seul à pouvoir les soulager, et ils me disent tout. Je suis l’égout, Brodeck. Je ne suis pas le prêtre, je suis l’homme-égout. Celui dans le cerveau duquel on peut déverser toutes les sanies, toutes les ordures, pour se soulager, pour s’alléger. Et ensuite, ils repartent comme si de rien n’était. Tout neufs. Bien propres. Prêts à recommencer. Sachant que l’égout s’est refermé sur ce qu’ils lui ont confié. Qu’il n’en parlera jamais, à personne. Ils peuvent dormir tranquille, et moi pendant ce temps, Brodeck, moi je déborde, je déborde sous le trop-plein, je n’en peux plus, mais je tiens, j’essaie de tenir. Je mourrai avec tous ces dépôts d’horreur en moi. Vois-tu ce vin ? Eh bien c’est mon seul ami. Il m’endort et me fait oublier, durant quelques instants, tout cette masse immonde que je transporte en moi, ce chargement putride qu’ils m’ont tous confié. Si je te dis cela, ce n’est pas pour que tu me plaignes, c’est pour que tu comprennes… Tu te sens seul de devoir dire le pire, moi, je me sens seul de devoir l’absoudre. » (p.173)


Photo Couverture : Stock

21 août 2007

Trois questions à... Jean-Philippe Blondel


Parce que les écrivains sont aussi des lecteurs, je me suis dit que j'allais régulièrement poser 3 questions au lecteur qui sommeille en chaque auteur.

Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, c'est Jean-Philippe Blondel qui a gentiment accepté de répondre à mes 3 questions ! Merci à vous, Jean-Philippe !


- Quel est votre dernier livre coup de coeur ?

Mon dernier livre coup de coeur, c'est Le dernier frère de Nathacha Appanah. J'avais déjà beaucoup aimé ses précédents mais je trouve qu'elle gagne encore en gravité et en intensité et puis, cette fois, ce sont des thèmes qui me sont chers comme la fraternité ou la relation au père. C'est une histoire qui se déroule à la fin de la seconde guerre mondiale, à l'île Maurice et cela évoque un épisode historique peu connu - mais c'est avant tout une histoire d'amitié intime et bouleversante.


- Avez-vous un livre ou un auteur culte ?

J'ai l'habitude de répondre que je n'ai pas d'auteurs cultes parce que ce sont les livres eux-même qui comptent - mais en fait je m'aperçois que j'en ai: Modiano, en France, dont j'aime toute la production - Hornby en Grande-Bretagne (même s'il y a de l'excellent et du moins bon) et Ben Richards (dont les romans ne sont malheureusement pas traduits ), Mc Cauley aux Etats-Unis. Sinon, dans les écrivains cultes qui m'ont fait plonger dans la lecture et l'écriture, il y a, pêle-mêle, Le Clézio, Roberts, Decoin, Duras, Yourcenar, Proust, Kerouac, Salinger.


- Comment lisez-vous ? (quand, où, conditions particulières)

Je lis partout, tout le temps - et j'ai passé le virus à ma fille aînée, ce dont je suis très fier. Je n'ai pas d'endroit préféré, ni de moment préféré - bien sûr, je préfère dans le fauteuil "love-seat" (1 place et demie) de mon salon, les jambes sur un accoudoir et la tête sur l'autre, mais cela peut-être virtuellement n'importe où... J'avais l'impression de lire bcp (environ 80 romans par an) mais depuis que je fréquente les sites de Clarabel, Cuné et autres, je me dis que ce n'est pas tant que ça, en fait.

20 août 2007

La Fille des Louganis - Metin Arditi

4ème de couverture

Dans la beauté solaire de son île grecque, la jeune Pavlina aime celui qu'elle croit son cousin, Aris. Elle ignore le secret qui dévastera pour longtemps la famille : Aris est du même père qu'elle. L'enfant qu'elle aura de lui, fruit d'un inceste, sera confié à l'adoption.

La Fille des Louganis raconte l'histoire de ce double arrachement, à l'île et à l'enfant. A Genève, où elle émigre, Pavlina poursuivra son existence, comme absente à elle-même, sans renoncer au rêve - obsédant jusqu'à la folie - de retrouver un jour la fille qu'on lui a enlevée.

Sur ce thème à la fois intime et universel de l'abandon, sur le hasard des rencontres et la vertu des amitiés, sur les forces vitales et les péripéties du destin qui nous gouvernent par-delà le bien et le mal, Metin Arditi a composé un roman profond, saisissant d'émotion et de vérité.


Mon avis

Je crois que pour une fois, je n’ai pas grand-chose à ajouter à ce 4ème de couverture : l’histoire y est très bien résumée et oui, on ne nous trompe pas, cette histoire est pleine d’émotions et est très touchante. Surtout à partir du moment où Pavlina se trouvera loin de son île, d’abord à Athènes, puis ensuite à Genève.

Voici un petit extrait qui résume bien l’obsession de Pavlina, obligée d’abandonner son enfant, sans savoir qu’il est le fruit d’un inceste :

« A qui ressembles-tu, ma fille adorée ? A ton père, qui était si beau ? si fin ? A ta mère, qui a des seins trop gros aux aréoles noires et laides ? Quels amis t’entourent dans ta belle demeure du plus beau quartier d’Athènes ? Qui te fête ? Avec quel gâteau ? De quelle couleur sont tes bougies ? Dis-le-moi, ma fille adorée. Dis-le-moi qu’enfin je respire. »

Et le Grec étant un peu comme un fil rouge dans ma vie de lectrice (si vous ne comprenez pas, vous demandez, je me ferai un plaisir de vous expliquer !), je vous livre un extrait rapportant les paroles d’une chanson grecque :


« Pios taxidevi sta matia sou ?
Pios… Xagripna sto cormi sou ?
Matia blé
Sta megala taxidia sou,
Tha’ me’ ego, Tha’ me panda mazisou

Qui voyage dans tes yeux ?
Qui veille sur ton corps ?
Tes yeux bleus
A tes longs voyages c’est moi qui serai là
Je serai avec toi toujours
»



Retrouvez aussi l'avis de Chiffonnette !


A propos de l’auteur

Né en 1945 à Ankara, Metin Arditi vit à Genève. Ingénieur en génie atomique, il a enseigné à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il est le président fondateur de la Fondation Arditi qui, depuis 1988, accorde prix et bourses aux diplômés de l’université de Genève et de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il est également président de l’Orchestre de la Suisse romande.
Chez Actes Sud, il est l’auteur de Dernière lettre à Théo (“Un endroit où aller”, 2005), de L’Imprévisible (2006), de La Pension Marguerite (2006 et Babel n° 823) et de Victoria-Hall (Babel n° 726).
(Source : Actes Sud)


Photo Couverture : Actes Sud

19 août 2007

La Princesse et le Pêcheur - Minh Tran Huy


4ème de couverture

Jamais un conte n’est vraiment innocent, ni tout à fait dénué de cruauté. En la personne de Nam, jeune Vietnamien depuis peu réfugié en France, la narratrice croit reconnaître le prince charmant. Ils sympathisent, se revoient, se confient, s’inventent un territoire secret. Mais quelque chose éloigne les gestes de l’amour : le beau garçon la traite comme une petite sœur.
A quelque temps de là, elle accompagne ses parents au Viêtnam, où ils retournent pour la première fois. Devant elle, née en France, élevée et protégée comme une fille unique, le rideau se déchire. Les secrets affleurent, les rencontrent dévoilent les tragédies qu’ont connues les siens. Que Nam a laissées derrière lui, peut-être…

La Princesse et le Pêcheur dessine une vietnamité aussi réelle qu’impartageable, un pays immatériel que Minh Tran Huy imprègne d’une fausse candeur toute de retenue, qui cache une mélancolie profonde. Elle y inscrit la présence de l’ami si difficile à retrouver, parce que l’Histoire est passée par là. Ou simplement le temps. Plus violent que les contes…


Mon avis

Voici une belle découverte ! Dès les premières phrases, l’écriture de Minh Tran Huy m’a plu : une écriture que je trouve « pleine ». Je sais, ce terme peut paraître ridicule, mais je ne sais pas comment l’exprimer autrement ! Pour que vous me compreniez mieux, lisez-ce passage où l’auteur parle de la vie d’une façon que je trouve très juste :

« Vivre, c’est se lancer dans un solo tout en apprenant à chanter ; tenir le rôle principal d’une pièce un soir de première sans avoir jamais répété ; rédiger une histoire d’une traite, sans possibilité de retour en arrière. Il n’y a pas de deuxième prise. On progresse au petit bonheur la chance, ralentit quand on devrait accélérer, s’invente des obstacles inutiles, bifurque sur un coup de tête, en n’ayant aucun idée de sa destination. L’existence est un récit que l’on dévide au fil de la plume, et où personne ne se préoccupe des répétitions, des blancs et des incohérences. Il n’y a que dans les romans qu’on peut corriger, réviser, reprendre : la plupart des vies sont bancales, gouvernées par un hasard sans rime. » (p.14)

Pour un premier roman, je trouve qu’il y a une certaine maturité dans le style de Minh Tran Huy.

Dans cette histoire, il y a plusieurs histoires. Tout d’abord, il y a l’histoire de ce garçon et sa petite sœur, dont le destin incestueux semble inévitable. Puis il y a la très belle histoire d’amitié ou d’amour (où est la frontière ?) de Lam (la narratrice) et de Nam, « dont le prénom signifiait « pays du Sud », un garçon insolent et séduisant, qui avançait la mèche sur l’œil et le sourire aux lèvres, plein d’esprit malgré ses fautes de grammaire. » (p.136)

Et au milieu de ces deux histoires, il y a Nam qui ne veut rien révéler de sa vie au Viêtnam à Lam, les liens qui unissent Lam à ses parents qui ne lui parlent pas beaucoup de leur pays, le Viêtnam, il y a Lam qui se sent française avant tout, et il y a les voyages de Lam dans ce pays qui est celui de ses parents, mais pas le sien.

Tout cela nous permet de découvrir le Viêtnam, mais surtout les blessures de ceux qui sont restés et ceux qui sont partis. Ce livre est un très beau témoignage sur ce magnifique pays et sur ses personnes qui l’ont quitté, par choix ou de force.

L’auteur fait souvent référence à un roman d’Haruki Murakami : Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil. J’ai ajouté ce titre à ma LAL !


Les 1ères phrases

« Il était une fois deux orphelins qui habitaient un petit village du Viêtnam. L’aîné était déjà un jeune homme ; sa sœur en revanche n’avait pas six ans. Ils avaient perdu leurs parents lors d’une inondation durant la saison des pluies et ne vivaient plus que l’un pour l’autre. »


Extrait

L’auteur parle ici de ces parents :

« J’observe mes parents et je me rends compte, ai-je écrit à mon ami, qu’ils ne sont ni vietnamiens, ni français. Ils ont grandi ici mais à présent qu’ils sont revenus, rien n’est plus pareil. On parle de double culture, de racines transplantées dans un autre sol, d’héritage à conserver tout en s’intégrant, mais on oublie qu’en réalité, les êtres nés ici et vivant là ne sont de nulle part. Leur identité oscille entre deux pôles qui tantôt cohabitent, tantôt s’affrontent, plaques tectoniques qui se heurtent et créent séismes, montagnes et ravins, une recomposition du décor que l’on aurait crue impossibles quelques instants plus tôt ; alors on avance sur cette terre nouvelle sans trop savoir où l’on va, espérant toujours qu’à la fin, on trouvera une voie qui nous révélera notre place ici-bas… » (p.153)


A propos de l’auteur

Née en 1979 à Clamart, Minh Tran Huy est rédactrice en chef adjointe au Magazine littéraire et chroniqueuse aux Mots de minuit, l‘émission culturelle de Philippe Lefait (France 2). La Princesse et le Pêcheur est son premier roman. (Source : 4ème de couverture)

Je vous invite à lire une interview de Minh Tran Huy par Evene.fr. C'est ICI.


Photo Couverture : Actes Sud

16 août 2007

Villa des hommes - Denis Guedj

Ce livre fait partie des livres reçus dans le cadre de la sélection adhérents de la Rentrée Littéraire Fnac 2007.





« L’humanité n’a quelque valeur que comme expression de l’infini. »
Jean Jaurès


Je dois commencer par vous avouer que j’ai arrêté, une première fois, la lecture de ce roman à la page 152 (sur 307, au total) car je n’arrivais pas à avancer. J’avais l’impression de peiner, l’envie n’était pas là. Alors comme il me fallait malgré tout avancer dans mes lectures pour la sélection adhérents Fnac, j’ai refermé ce livre et je suis passée à un autre.

Puis j’y suis revenue deux semaines plus tard. Si je n’avais pas lu ce livre dans le cadre de la sélection, je pense que je ne serais jamais allée jusqu’au bout. Mais là, vu le cadre de lecture, je me devais d’aller jusqu’au bout.

« Vous me racontez votre histoire, elle est importante pour vous,
à moi de décider de m’embarquer ou de rester à quai.
»

Voici ce qu’un des personnages dit à un autre. Dans le cas de ce roman, je dirais que moi, j’ai choisi de rester à quai. :-)

En effet, je ne suis pas du tout entrée dans l’histoire, dans cette relation entre ce vieux mathématicien allemand, Hans Singer, et ce soldat français, Matthias Dutour, conducteur de trains. Ces deux hommes se retrouvent dans la même chambre de la Villa des Hommes, un hôpital psychiatrique allemand. Leurs longues discussions sur les mathématiques – ou plutôt les longs monologues de Hans Singer – me laissaient totalement indifférentes. C’était trop de mathématiques à mon goût ! Toutes les théories et les démonstrations de Hans Singer m’ont barbé. J’y suis restée complètement hermétique : je n’ai pas cherché à comprendre et je n’avais vraiment pas envie de me creuser la tête…

Et dommage que les moments où Matthias parlait de la guerre ou sur les moments d’avant-guerre ou sur les trains soient rares car là, peut-être, j’aurais pu plus accrocher…

Sinon le livre est bien écrit et je pense qu’il n’y a rien à redire sur les théories exposées par Hans Singer (Denis Guedj est aussi mathématicien). C’est juste que ce n’est pas ma tasse de thé. C’est pourquoi je recommande ce livre à ceux que les mathématiques, et plus particulièrement la théorie des Ensembles, intéressent. Sinon, passez votre chemin !

Je vous laisse vous rendre sur le site des éditions Robert Laffont où la présentation de l’éditeur est bien plus complète que la mienne, pour que vous vous rendiez compte que dans ce roman, on ne parle pas que de mathématiques, mais aussi de la folie, de l’amitié, etc. Sauf que moi, les mathématiques m’ayant rebuté, je n’ai pas porté plus attention que ça aux autres thèmes abordés dans ce roman.


Quelques extraits

« Ils sont marrants les écrivains. Ils écrivent des pages et des pages et après, c’est à nous de les lire. » (p.70)

« Il y a pour chaque homme un devoir d’insatisfaction, Herr Singer. On se doit d’être insatisfait. Insatisfait de l’état du monde, insatisfait de la pauvreté, de la famine, de l’oppression, de l’exploitation, de l’injustice, insatisfait de l’abandon des enfants. Insatisfait de l’état du monde, non parce qu’on le hait, mais parce qu’on l’aime. Et d’autant plus insatisfait qu’on l’aime. Oui, le transformer et l’aimer, le transformer parce qu’on l’aime. » (p.201)


Photo Couverture : Editions Robert Laffont

Suite et fin du swap de l'été !

Je vous ai déjà parlé du sublissime colis que j'avais reçu dans le cadre du swap organisé par Bibliofolie (Encore merci Hydromiel !). Mais je ne vous avais pas encore parlé du colis que j'avais envoyé ! Maintenant, je peux car ma swappée, Pom-CaneLLe, l'a enfin reçu.

Comme eLLe souhaitait découvrir Guillaume Musso, je lui ai offert Et après..., le seul roman de cet auteur que j'ai lu. Et puis, je n'ai pas pu m'empêcher de lui offrir aussi un roman de mon auteur chouchou, En cas de bonheur. (On ne se refait pas !)

Pour les à-côté, j'ai fabriqué de mes petites mains des marque-page que j'ai essayé d'accorder au goût de ma swappée. Et puis j'ai aussi trouvé un bonzai-érable car Pom-CaneLLe tient beaucoup à notre chère planète et elle adore le Canada.

Pour voir une photo, c'est LA, sur le blog de Pom-CaneLLe.

12 août 2007

La prime - Janet Evanovich

Je me demande si Hydromiel existe vraiment et si en fait, ce n'est pas Fab'shion qui se cache derrière ce pseudo... Pourquoi ? Parce que dans son excellentissime colis du swap, Hydromiel avait glissé Lady Susan et Orgueils et Préjugés de Jane Austen, et aussi La prime de Janet Evanovich. Et Fab'shion est une inconditionnelle de Jane et Janet !


Enfin bon... je dois avouer que c'est moi qui avais dit à Hydromiel que je souhaitais découvrir la série Stéphanie Plum de Janet Evanovich. C'était suite à un article de la rubrique Un grand cri d'amour by Fab'shion, dans lequel cette dernière nous promettait de l'action, surtout pour nos pauvres zygomatiques, ainsi que des "extraordinaires représentants de la gent masculine" et une "incroyable galerie de seconds rôles". Comment résister ?


Alors, ne vous fiez pas à la couverture : Stéphanie Plum, l'héroïne de ce roman, n'a pas cette tête ! Après vérification auprès de mon experte ès Evanovich, Stéphanie est plutôt du genre italien, avec des cheveux mi-longs et frisés et plus foncés ! La jeune femme que l'on voit sur cette couverture ressemble plus à Janet Evanovich qu'à Stéphanie ! Je voulais bien préciser cela car je ne voulais pas que vous ayiez une fausse image en tête de notre héroïne, surtout que vous allez la retrouver régulièrement sur mon blog puisque j'ai craqué pour elle et ses aventures de chasseuse de prime... heu pardon, agent de recouvrement.

Quelques mots sur l'histoire... Stéphanie Plum est une jeune femme qui est au chômage depuis des mois et dont les comptes sont dans le rouge vif ! Alors quand se présente l'occasion de gagner 10.000$, notre jeune heroïne ne résiste pas à la proposition.

Sauf que... ben oui... ce n'est pas un boulot de tout repos qu'on lui propose.

D'abord, c'est son cousin Vinnie, qui lui propose cette "affaire" : "Vinnie était de la vermine, un détraqué, une crotte de chien." Vinnie est à la tête d'une agence de recouvrement, c'est-à-dire qu'il avance l'argent de la caution de personnes inculpées qui lui rembourseront ensuite. Le problème, c'est que, parfois, ces personnes ne se présentent pas au tribunal et les agents de recouvrement partent à la recherche de ces méchants pour les ramener à la police. Et donc voilà ce qu'on propose à Stéphanie : devenir agent de recouvrement.

Et si la prime qu'elle peut toucher est aussi grosse, c'est parce que la personne qu'elle doit ramener n'est pas n'importe qui : c'est un assassin, qui plus est un flic. Sauf que Stéphanie a déjà eu l'occasion de rencontrer ce fameux méchant. Il s'appelle Joe Morelli et il a déjà joué au "teuf-teuf" avec Stéphanie dans son garage alors qu'elle avait 6 ans (il était le train, elle était le tunnel...) et renouvella l'opération, cette fois en mode "abordage de [son] Petit Bateau (...) sur le sol de la boutique, derrière le présentoir d'éclairs au chocolat" une dizaine d'années plus tard. Vous l'avez compris, Joe Morelli est dangereux. Non pas parce qu'il a tué quelqu'un mais parce que "il était irrésistible".

Et donc pendant 300 pages, nous suivons Stéphanie sur les traces de Joe Morelli, décidée à le ramener à la police afin de toucher ses 10.000$ !

Débutante dans le métier, c'est un véritable délice pour nous de découvrir comment elle fait face à de nouvelles situations et comment elle apprend son nouveau métier : "Le secret d'une bonne chasseuse de primes tient à sa capacité à saisir sa chance, me dis-je. Flexibilité. Adaptabilité. Créativité. Autant d'attributs indispensables. Et ça ne gâtait rien d'avoir des couilles."

En plus, Stéphanie n'est pas une fille comme les autres. Elle aime les pizzas Pino et les "crackers Ritz et [le] beurre de cacahouètes, [qu'elle fait] glisser grâce à une deuxième bière."

Je vous ai donc déjà parlé de Joe Morelli... mais il y a aussi Ranger, le deuxième "sexy boy" de l'histoire ! Il a la trentaine et des biceps qui "donnaient l'impression d'avoir été sculptés dans du granite et polis au Mirror."

Et puis à eux, s'ajoute toute une rimbambelle de seconds rôles : Mamie Mazur, les parents de Stéphanie, les 2 protituées Lula et Jackie, la secrétaire de Vinnie, etc.

Je dois avouer que plus que l'intrigue policière (Pourquoi Joe Morelli a-t-il tué ? A-t-il été manipulé ?), ce sont les aventures de Stéphanie Plum en tant que chasseuse de prime débutante, ainsi que les relations entre les différents personnages (Stéphanie va-t-elle craquer pour Joe Morelli ou Ranger ?) qui m'ont passionné !

En plus, c'est très très drôle !

Et c'est d'ailleurs pour toutes ces raisons que je vais continuer à lire les aventures de Stéphanie Plum !

Pour finir, une spéciale dédicace pour Fab'shion qui a donc fait de moi une janetophile :
"Quand on me retirerait les agrafes, je me disais que je ferais quelque chose de fou, comme aller passer un week-end en Martinique. Ou me faire tatouer. Ou teindre en rousse."

(Tamara aussi a été conquise par Janet !)


Photo Couverture
: Amazon.fr

Lady Susan - Jane Austen

Non, je n’ai pas lu Angélique de Serge et Anne Golon.
(Je laisse à Tamara l'honneur de lire cette saga avant de me prononcer sur mon envie de m’y mettre ou pas…)

Non, je n’ai pas lu Le seigneur des anneaux de ce cher Tolkien.
(Et je ne compte pas le lire, je n'en ai vraiment pas envie, le 1er volet de l’adaptation cinématographique m’ayant suffi !)

Non, je n’ai pas lu Autant en emporte le vent, ni même vu le film.
(Par contre, là, j’ai bien envie de le lire, mais vous avez vu l’épaisseur du roman en poche ?!?)

Alors, n’en déplaise à ces chères Caroline et Fab’shion, je vis malgré tout très bien.

A cela, il y a quelques temps, j’aurais pu ajouter que je n’avais jamais lu du Jane Austen. Là, je pense que cela aurait été le coup de grâce pour Fab’shion ! Mais grâce à Hydromiel et son fantastique colis de swap, Fab’shion peut être rassurée : il y a encore de l’espoir, je ne suis pas complètement perdue puisque j'ai enfin lu du Jane Austen !


Pour me mettre l'eau à la bouche, j'ai donc commencé avec Lady Susan, un très court roman d'une centaine de pages.

Ce roman se présente sous la forme de lettres que s'échangent entre eux différents personnages. Il y a au centre de toute cette correspondance, bien sûr, Lady Susan, une très jolie veuve et maman de Frédérica. Il y a Mme Johnson, la meilleure amie de Lady Susan, M. Vernon, son banquier de beau-frère (le frère de feu le mari de Lady Susan), Mme Vernon, sa belle-soeur (la femme de M. Vernon, of course !), Lady de Courcy, la mère de Mme Vernon (oui, on a un peu du mal au départ à s'y retrouver avec tous ces noms !), M. Réginald de Courcy, le frère de Mme Vernon et Sir Reginald de Courcy, le père de Mme Vernon (et donc le père de Réginald et le mari de Lady de Courcy). Tout cet énoncé de noms ne vous sert à rien mais j'aime d'abord lire de tels noms (Vernon, de Courcy) et j'avais aussi envie de vous embrouiller un petit peu !

A travers ces différentes correspondances, Jane Austen dresse le portrait de Lady Susan, une femme J&J (jeune et jolie) qui sait exactement ce qu'elle veut et qui fait tout pour avoir ce qu'elle veut, à savoir trouver un bon parti pour elle car son mari ne lui a pas laissé grand chose à part sa fille pour qui elle n'a pas particulièrement d'affection. Même si cela ne marche pas à tous les coups, tel un chat, Lady Susan retombe toujours sur ses pattes ! C'est une fine manipulatrice et c'est avec plaisir que j'ai suivi toutes ses aventures !

J'ai beaucoup aimé l'écriture de Jane Austen, avec de belles phrases dans un français qui me paraît lointain, moi qui suis tant habituée à la littérature contemporaine !

Retrouvez aussi les avis de différentes ladies : Allie, Cathulu, Choupynette, Cuné, Jules, Lilly, Praline et Tamara.

La prochaine étape va donc être Orgueils et Préjugés puisque Hydromiel me l'a offert aussi !

Photo Couverture : Amazon.fr

10 août 2007

Jeu du vendredi spécial pique-nique de la blogoboule by JOS



Voici donc l'extrait mystère de ce
jeu du vendredi spécial pique-nique de la blogoboule !


"Un air suranné, mélancolique, un air de jazz, répandit dans la pièce sa grâce vieillotte. Les doux gémissements de la trompette bouchée, les soupirs du saxophone, les naïfs roulements de la batterie évoquaient un lointain passé et sa douceur de vivre."



Je vous rappelle les règles :
- ce jeu est réservé aux participants du pique-nique de la blogoboule,
- vous pouvez poser des questions auxquelles Jos et moi-même répondrons (le tout via les commentaires de ce message) (enfin surtout Jos !),
- le gagnant est le 1er à donner le titre du roman dont est tiré cet extrait et le nom de l'auteur dans le même commentaire.

Le gagnant se verra remettre un livre surprise par Jos, demain, lors du pique-nique.

1er indice : Ce roman n'est pas de David Foenkinos. :-)

Bonne chance à tous et à toutes !

PS : Pour ceux qui ne viennent pas au pique-nique demain, RDV sur le blog de Jos pour le jeu habituel du vendredi.

20h40 - Mise à jour
Notre grande gagnante de ce jeu du vendredi spécial pique-nique de la blogoboule est :

Stéphanie !

Le texte était extrait de Ravage de René Barjavel.
Bravo à Stéphanie et merci à Jos !

08 août 2007

Avis aux participants du pique-nique de la blogoboule


A l'occasion du pique-nique de la blogoboule, Jos du Livrophile et moi-même vous proposons :
un jeu du vendredi
spécial pique-nique de la blogoboule


Jos organise, tous les vendredis soirs, un jeu du vendredi sur son blog. Allez voir !


Le principe est simple : à partir d'un extrait d'un roman, les participants doivent trouver le titre du roman dont il est tiré et le nom de l'auteur. Pour cela, les participants peuvent poser des questions. Tout se passe via les commentaires. Le gagnant est le premier à donner le titre et l'auteur dans le même commentaire.


Ce vendredi 10 août, les participants du pique-nique de la blogoboule sont donc conviés à se rendre sur mon blog à partir de 20h, afin de jouer au jeu du vendredi spécial pique-nique de la blogoboule.


Pourquoi seulement les participants du pique-nique, me direz-vous ? Hé ben, c'est simple ! Car le gagnant se verra remettre par Jos, samedi, lors du pique-nique, un livre surprise !


Pour les autres qui ne participeront pas au pique-nique, je vous inviterai à vous rendre sur le blog de Jos afin de participer à son jeu habituel du vendredi soir.


Si vous avez des questions d'ici vendredi soir, n'hésitez pas à les poser ! Jos et moi-même vous répondrons afin que vous soyez sur les starting-blocks vendredi à 20h tapantes.

12 juillet 2007

Trafic d'influence

Il paraît que je parle beaucoup d'un certain David F. à mes amies lectrices.
Quoi ?!? Moi ?!?
Meuh non !


Bon... ok... peut-être un petit peu... beaucoup !


Mais que voulez-vous ? Quand on a un auteur chouchou, on se doit d'agir comme je le fais : d'en parler, parler, parler, de prêter et d'offrir ses livres pour convertir de nouveaux adeptes à la secte foenkinesque !

Et d'ailleurs, ça marche !
Et j'ai des preuves, chers lecteurs...

La première que j'ai convertie, c'est ma maman.
Elle vient de lire Le potentiel érotique de ma femme et voici ce qu'elle en dit :
"Un auteur qui ne ménage pas ses effets
Il avait déjà au salon du livre du Figaro ensorcelé mon Canon, puis avait charmé ma fille. J'ai donc commencé à lire avec méfiance ce livre dont le titre éveille la suspicion quand vous l'emportez dans la salle d'attente de votre médecin.
Mais très rapidement, je me suis laissée conquérir par l'humour, la dérision, le brin de surréalisme et la drôlerie parfois grinçante de ce roman.
Un passage qui m'a fait mourir de rire, c'est la première rencontre avec Gérard ! On met la scène immédiatement en images.
A la lecture, j'ai eu l'impression que le narrateur installait une distance entre lui et son personnage et se donnait un rôle d'observateur.
"

Et maintenant, c'est au tour de Stéphanie. Elle vient de lire En cas de bonheur et son verdict est : "J'ai aimé."
Allez lire tout le bien qu'elle en dit ICI.

Voici donc 2 nouvelles victoires dans mon combat promotionnel foenkinesque !


Sachez que je reviendrai bientôt vers vous, car David Foenkinos sort un nouveau roman en septembre. Le titre : Qui se souvient de David Foenkinos. (Oui, je sais, David a un doctorat en choix de titre de roman !) Et j'ai entendu dire que l'héroïne s'appelerait Caroline...
(Oui, Fab'shion, tu auras droit à un beau billet pour la sortie de ce roman !)

En attendant, précipitez-vous chez votre libraire préféré pour lire Le potentiel érotique de ma femme et/ou En cas de bonheur que vous trouverez en poche ! Pourquoi s'en privez ? C'est parfait pour cet été !


PS : Je voulais prévenir Christian S. et Philippe J. (je préfère taire le nom de ces célébrités du monde littéraire) que ce n'est pas la peine de venir me reprocher (encore une fois) mon penchant pour ce jeune auteur dans le vent. Surtout que 2007, c'est l'année Foenkinos ! Qu'ils le sachent !

11 juillet 2007

Rappel - Pique-nique de la blogoboule @ Paris


Voici une petite piqûre de rappel pour LE pique-nique attendu par toute la blogoboule littéraire ! Oui, je sais, j'en fais un peu trop... mais bon... qu'on me pardonne car je suis ravie à l'idée de vous rencontrer !

Je vous en ai déjà parlé .

Pour le lieu... toujours pas fixé ! (Mais on y travaille !)
Pour l'inscription... allez pour en savoir plus !

Seront présents : Flo, Papillon, Alice, Tamara, Caroline, Stéphanie, Leeloo, le Livrophile et Second Flore. Ah, et Zag aussi (qui bientôt aura un blog !) (la liste n'est pas à jour...)
Pis aussi peut-être : Clarabel, Chiffonnette, Karine, BelleSahi (avec Goran et leurs poulettes ?).
Bon et je réalise que Fab'shion n'est pas inscrite ! Mais elle sera là, je vous l'assure. Avec son beau badge Darcy. :-)

N'hésitez pas à faire circuler l'information sur vos blogs respectifs !

08 juillet 2007

Des 4, en veux-tu, en voilà !

Ca n'arrête pas ! Voilà encore le chiffre 4 au coeur de révélations que je dois vous faire sur ma petite personne. Cette fois, cela vient de chez Fab'shion Victim, qui a un peu arrangé le questionnaire à sa manière. L'original se trouve chez Loba. J'ai décidé de suivre la fab'version, en restant très proche des livres...


4 métiers que j'aurais aimé exercer

- Libraire : Bien sûr, je me vois dans ma propre librairie. Je la vois lumineuse, accueillante et très chaleureuse. Il y aurait plein de livres. Et puis des fauteuils très moelleux pour que s'installent confortablement mes amis lecteurs. Je leur servirais du thé et des gâteaux que je confectionnerais moi-même. J'essayerais aussi de faire venir plein d'auteurs pour partager, autour d'un thé, leur dernier livre.

- Attachée de presse chez un éditeur, pour défendre corps et âme, mes auteurs chouchous et mes livres coups de coeur !

- Lectrice de manuscrit, pour trouver la perle rare !

- Auteur, pour pouvoir faire rêver les lecteurs ! Les faire s'évader. Les faire rire. Les faire pleurer. (Mais je vous rassure, je n'ai pas du tout la vocation ! C'est lectrice, ma vocation première.)


4 lieux où je suis allée

- Récemment, je me suis rendue au Congo, l'ex-Zaïre, grâce à Lieve Joris.

- Grâce à Emmanuel Carrère, j'ai découvert la petite ville de Kotelnitch, en Russie.

- San Francisco : J'y suis déjà allée pour de vrai, mais j'y suis aussi retournée grâce aux Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin.

- J'aime aussi aller de temps en temps en Espagne avec Lucia Etxebarria.


4 endroits où j'aimerais vivre

- En Bretagne, celle du Nord, près de la côte de granite rose. Je m'y vois très bien en train de lire des manuscrits dans mon jardin plein d'hortensias.

- A Paris, où j'aimerais avoir un pied à terre pour me rendre chez mon employeur, un éditeur. Le reste du temps, bien sûr, je serais en Bretagne !

- A Lyon. C'est là où j'ouvrirais ma librairie !

- Quelque part en Garonne, dans une maison comme celle de la famille Delerm.


4 endroits où j'aimerais aller

- J'aimerais aller au Brésil, grâce à Jean-Paul Delfino et sa trilogie : Corcovado, Dans l'ombre du Condor et Samba triste. Voir le vrai Brésil.

- En Australie, mais pas dans la communauté où s'est retrouvé Nick, le narrateur de The dead heart de Douglas Kennedy !

- J'aimerais aller quelque part en Amérique du Sud, par exemple au Chili avec Luis Sepulveda.

-Enfin, en Islande, avec Arnaldur Indridason et l'inspecteur Erlendur, dont Fab'shion nous parle tant.


4 mets que je ne mangerais jamais

- Du pâté de rat, de la salade de vers, des beignets d'écureuil aux noisettes et du ragoût de vipère aux châtaignes. Ce sont les recette sauvages de Marie-Rose. Ceux et celles qui ont lu Allumer le chat de Barbara Constantine comprendront !


4 livres que je relirai

- Brooklyn Follies de Paul Auster, que j'avais adoré lors de ma première lecture.
- Mon âge de Camille Pouzol, car elle parle de moi !
- Paris l'instant de Philippe & Martine Delerm, car ils nous montrent si bien Paris.
- Elle s'appelait Sarah de Tatiana de Rosnay, sans le choc de la révélation historique.


Et maintenant, je passe le relais à 4 personnes :
Clarabel, Florinette, Lou et Tamara
A vos plumes, les filles !

05 juillet 2007

Mon âge - Camille Pouzol

Clarabel a encore frappé ! Oui, car c'est elle qui m'a donné envie de lire ce roman.


L'auteur de ce livre, Camille Pouzol, vient d'avoir 30 ans (enfin, c'était en 2004). Après avoir lu sur la couverture d'un magazine : « Les trentenaires : génération perdue avec pour seuls répères le sida et la Coupe du monde », elle s'est dit STOP ! aux clichés sur sa génération. Camille a alors pris sa plus belle plume pour nous offrir un dictionnaire qui parle d'elle. Elle a eu « envie de parler de la trentenaire, par le biais d'une fille bien réelle que [elle connait] pas mal. Au hasard, [elle]. »

On est loin des clichés à la Bridget Jones (à qui elle consacre une entrée, d'ailleurs) ou à la Sex & the city. On est loin des articles de la presse féminine. On est loin de la psychologie de comptoir. Camille n'a rien à faire des apparences et elle nous parle en toute franchise de sa vie.

Bien que j'ai 5 ans de moins que Camille Pouzol, je me considère de sa génération. Je précise cela car, parfois, 5 années peuvent représenter un fossée entre deux personnes. A part son côté Fashion Victim que je ne possède (mais alors) pas du tout, je me suis reconnue dans la plupart de ses articles (à quelques exceptions près).

Je recommande cette lecture à tout le monde car quelque soit son âge, je pense qu'on y trouvera quelque chose ! Pour les trentenaires qui pourraient s'y retrouver. Pour les trentenaires qui ne pourraient pas s'y retrouver (heureusement, tout le monde est différent !) mais à qui tout ce que Camille raconte leur parlera (Zidane, de Villepin, Bridget Jones, Jane Austen et tout le reste). Et enfin pour les non-trentenaires qui passeront un très bon moment en compagnie de Camille.

Voici donc une très bonne lecture pour votre été !


Flo aussi a lu ce livre et vous le recommande pour l'été :
« A prendre pour la plage même si ce n'est pas toujours aussi léger que ça en a l'air ... »
(Flo, je me suis permise de te citer !)


Fab'shion, si tu n'as pas (encore) lu ce livre, je te le recommande vivement !


Photo Couverture : Amazon.fr

04 juillet 2007

Vous plaisantez, monsieur Tanner - Jean-Paul Dubois

Cela fait un petit moment que je voulais lire un roman de Jean-Paul Dubois. Grâce à Clarabel (merci !), c'est chose faite !



4ème de couverture

Avant d'hériter de la maison familiale, Paul Tanner menait une existence paisible. Mais depuis qu'il a décidé de la restaurer, rien ne va plus ! Maçons déments, couvreurs délinquants, électriciens fous, tous semblent s'être donné le mot pour lui rendre la vie impossible. Chronique d'un douloureux combat, galerie de portraits terriblement humains : le récit véridique d'un chantier infernal, coloré d'une bonne dose d'humour... noir !


« N'importe qui doté d'un peu de raison aurait vu, entre ces murs, un paquebot de soucis, un porte-avions d'emmerdements. » Mais Paul Tanner n'est pas n'importe qui et tant mieux pour moi car sinon il n'y aurait pas eu ce roman, et donc je n'aurais pas eu ce petit moment de plaisir dans ma vie de lectrice.

J'ai aimé ces portraits de différents artisans. Ils sont drôles ! Pourtant, pour rien au monde, je n'aurais aimé en recontrer certains ! Jean-Paul Dubois n'est pas tombé dans la caricature, ce qui aurait pu être facile, mais il n'a pas cédé à cette tentation.

C'est drôle, mais il y a aussi de la tendresse (celle qu'éprouve Paul Tanner pour certains des artisans) et du désespoir (celui qu'éprouve Paul Tanner devant les performances de certains des artisans).

J'ai aussi beaucoup aimé la plume de Jean-Paul Dubois. Comme je ne sais pas vraiment comment la décrire (et aussi parce que, souvent, un extrait vaut plus qu'un long discours), je vous livre un extrait que je trouve assez parlant : « Lorsque je m'endormais, seul, au centre de cette immense maison, je sombrais d'épuisement plus que je ne glissais dans le sommeil. Je m'enfonçais dans une sorte de goudron compact qui étouffait la vie et tous ses bruits. »

Avec Vous plaisantez, monsieur Tanner, je découvre donc un nouvel auteur avec qui j'espère encore faire un ch'tit bout de chemin littéraire. D'ailleurs, je vais m'aider de deux billets écrits par Clarabel pour choisir les prochains titres que je lirai : Jean-Paul Dubois : ce que j'ai bien aimé et Jean-Paul Dubois : ce que je n'aime pas.

Fab'shion (a.k.a Fashion Victim), Google de Biblioblog, Eric, Valdebaz et Camille ont aussi lu ce roman.


A propos de l'auteur
Né en 1950 à Toulouse, Jean-Paul Dubois est reporter au Nouvel Observateur.
(Source : 4ème de couverture)


Photo Couverture : Amazon.fr