08 février 2008

Swap Noir c'est noir

Comme promis, voici tous les détails et les photos de mon colis du Swap Noir c'est noir !

Je dois avouer que cela faisait plusieurs jours que j'harcelais les organisatrices pour savoir si mon colis était déjà parti ou non... mais elles étaient inflexibles ! Je trépignais... comme un enfant à Noël !!! Même pire je crois...

Et donc, comme je vous le disais hier, tard dans la nuit, hier soir, Fashion Victim m'a (enfin !!!!) remis en main propre mon colis. Car ma swappeuse, c'est sa maman, Martine !!!

Pour la petite histoire... Le colis m'a été remis vers 19h... alors que nous étions à la Litote et qu'on allait assister à une lecture d'auteurs (de la collection Déplacements du Seuil, collection dirigée par François Bon). Après cette lecture, nous avions un dîner... donc impossible d'ouvrir le colis avant d'être chez moi ! J'évitais donc de trop y penser... Et donc à 00h30, une fois rentrée chez moi, j'ai pu ENFIN découvrir le colis concoctée par Martine !!!




Voici donc ce que j'ai découvert en l'ouvrant :



J'ai donc retiré les cadeaux non emballés pour découvrir...


... plein de paquets-cadeaux blancs et noirs !!! Je me suis donc empressée de tout déchirer avec plaisir. Et voici donc TOUT le contenu du colis :

C'est énorme, je sais !!!!

Et, maintenant, voici tous les détails !!!!


Je n'aime pas le café, mais par contre, je suis une fana de thé ! Martine a choisi pour moi :
- un thé de Ceylan, aromatisé au caramel du Monde du Thé
- un thé Lipton en vrac, Himalayan Sunrise, qui est un thé blanc en feuilles aromatisé, citron vert et citronnelle (ça tombe bien, je connais très peu le thé blanc !)
- un thé vert à la rose et à la cerise
Voilà de quoi découvrir de nouveaux thés et de nouvelles saveurs !

Elle m'a aussi offert :
- un infuseur à thé solo aux formes originales ! (Je n'en avais jamais vu de comme ça.)
- deux beaux mugs blancs et noirs, pour mon homme et moi !

Et vous pouvez aussi remarquer, au passage, les amandines (des amandes entourées de chocolat, j'adore !!!) et les bonbons Werther's !

Ensuite...


... du chocolat :
- il y a 3 mini tablettes de chocolat Villars : chocolat au lait et chocolat noir aux pépites de café, et du chocolat au lait suisse
- du Toblerone (j'adore !)

Sachez que j'ai été raisonnable et que je ne me suis pas jetée sur le chocolat cette nuit. Mais vivement la fin de ma journée de boulot !

Il y avait aussi un aimant New York Coffee (qui se trouve déjà sur mon frigo) et 3 petits carnets Moleskine (ils sont vraiment beaux et ce sont mes premiers carnets Moleskine), avec un mini-stylo-porte-clef, très pratique pour le sac à main.

Et aussi...


... quelques marque-page, et surtout deux cartes, l'une étant une ancienne affiche et l'autre une vieille jaquette Le Masque. Avec derrière un petit mot de Martine pour m'expliquer ses choix !

Et enfin...


... les livres :
- Dix petits nègres d'Agatha Christie : Martine a écrit : "le whodonit absolu peut-être ?" J'ai lu ce roman, il y a très longtemps... je suis donc ravie d'avoir maintenant mon propre exemplaire (en plus, j'aime bien les éditions du Masque) et de pouvoir le relire !
- L'homme au complet marron d'Agatha Christie : Je ne connais pas du tout ce roman. Et Martine a écrit : "roman à part dans l'oeuvre d'A.Christie que j'aime beaucoup. Anne B. est une lointaine ancêtre de Stéphanie Plum." Elle n'est pas la maman de Fashion pour rien !
- Le poète de Michael Connelly : Il me semble que Fashion avait parlé de cet auteur sur son blog et elle m'avait donné envie de le découvrir.
- La muraille invisible d'Henning Mankell : J'ai déjà lu Le retour du professeur de danse que j'avais bien aimé. C'est donc avec plaisir que je vais me plonger dans un autre de ses romans.
- Le lézard lubrique de Melancholy Cove de Christopher Moore : Serait-ce une influence fashionesque ? Mais ça tombe très bien puisque je veux le lire !

Je vais me dépêcher de finir mes lectures en cours, pour me précipiter sur les Agatha Christie, pour commencer (ils me font méchamment de l'oeil !) et ensuite lire les trois autres romans !

Voilà donc, vous qui attendiez avec tant d'impatience, le contenu de mon colis !!!! (Et dire que là, officiellement, je suis en train de travailler... qu'est-ce que vous ne me faites pas faire !!!)

J'ai été très gâtée et je suis RAVIE de ce magnifique colis ! J'envoie donc un énorme merci à Martine !

Et bien sûr, un grand bravo à nos deux organisatrices, Fashion Victim et Stéphanie !

Il est tard...

... mais il faut absolument que je vous dise que j'ai reçu mon colis du Swap Noir c'est noir !!!

Il m'a été remis en main propre, ce soir, par... Fashion herself. Mais non, ce n'est pas elle ma swappeuse mais... sa maman !!! Donc un énorme merci à Martine !!! Vous m'avez vraiment beaucoup beaucoup gâté !!!

Malgré l'heure tardive (il est 1h15...), j'ai pris mon temps pour tout déballer et j'ai pris plein de photos... mais vous devrez patienter quelques jours avant que je les mette en ligne avec plein de commentaires sur tous les cadeaux que j'ai eus !

Encore merci Martine !!!
Et merci à Stéphanie et Fashion pour l'organisation. :-)

Vais me coucher...

07 février 2008

Trois questions à... Barbara Constantine


Il y a un peu plus d'un an de cela, sortait le 1er roman de Barbara Constantine, Allumer le chat. Après en avoir beaucoup entendu parler sur la blogosphère, je m'étais enfin décidée à le lire en juin dernier. Et j'ai bien fait car ce roman était plein de tendresse, mais surtout plein d'humour : ce fut un véritable coup de coeur !


Et vous savez quoi ? J'ai entendu dire que le 2ème roman de Barbara allait sortir l'été prochain. J'ai hâte de le découvrir !!!

Je laisse maintenant la parole à Barbara, qui a gentiment accepté de répondre - avec plein d'humour - à mes 3 ... enfin, à mes 4 (voire 6 ?) questions !


A la question : Etes-vous une grosse lectrice ? - Je répondrais… pour être complètement honnête, juste un pneu. Il y a des périodes où je dévore tout ce qui me passe entre les mains. Et puis d'autres où je m'en tiens au minimum vital. Mais bon. Le problème, c'est souvent autour de la taille que ça se place, évidemment… Je veux dire, les pneus… Pas les livres, bien sûr ! (C'est déjà assez compliqué comme ça ! Une ceinture de livres, c'est absurde !) Et puis, il y a la traduction. 54 kilos, par exemple, ça fait quoi ? 120 livres ? Ah oui, c'est trop. Je réponds donc à la question : êtes-vous une grosse lectrice ? par : moi, je tourne autour de 54 kilos… euh non, livres. Que je lis. Par an… Enfin, en gros, quoi…

Mes derniers coups de cœur ? - Ca remonte à… oh la vache ! Un bout de temps ! Mais… il faut que j'explique. J'ai un problème. Quand j'écris, je ne peux quasiment plus rien lire. (Ca changera peut-être, quand j'en serais à mon dixième bouquin...Mais pour l'instant, je n'y arrive pas.) Je viens de finir d'écrire mon deuxième roman et ça m'a pris… presque 7 mois !
J'ai quand même lu et aimé : Kafka sur le rivage et Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, d'Haruki Murakami. Un essai absolument décoiffant : La bêtise s'améliore, de Belinda Cannone (Stock) et en ce moment, je me paye une petite replongée dans un bouquin très marrant : Comment je suis devenu stupide, de Martin Page (Le Dilettante)


Est-ce que j'ai un livre ou un auteur culte ? - Non. Mais je crois que c'est parce que je suis trop athée. (Elle est bonne, non ?)

Je lis comment ? - N'importe comment. Mais rarement bien installée.
Où ? - N'importe où. J'adore lire dans le métro ou dans le bus.
Quand ? - N'importe quand. Sauf quand j'écris...


Encore un énorme merci, Barbara, pour votre participation !
Et merci aussi à Christian Sauvage. :-)

06 février 2008

Existe en ciel - Christine Spadaccini

Editions [MiC_MaC]

Amanda avait fait un superbe billet (très drôle, bien qu'un peu vulgaire quand même... ;-) ) sur ce recueil de nouvelles. Je n'avais pas donc pas pu résister à la tentation de lui emprunter. :-)


Autant vous le dire tout de suite, je n'ai pas été emballée par ce recueil autant que l'ont été Amanda, mais aussi Clarabel. J'ai ressenti des sentiments différents à la lecture de chacune de ses 13 nouvelles ! J'ai été bluffée par l'histoire de la première, celle qui donne son nom au recueil, Existe en ciel. Christine Spadaccini a réussi à me surprendre là où je ne m'y attendais pas, ou plus. Et puis il y a des nouvelles qui m'ont laissé dubitatives, où j'ai eu du mal à comprendre l'histoire derrière, à recoller tous les morceaux. Et puis d'autres m'ont ému comme Un k-way nommé désir. Et la dernière, Pas le temps !, m'a touché car elle parle d'écriture et de lecteurs. Mais mon sentiment général sur les histoires reste mitigé...

Par contre, il y a une chose incontestable et très remarquable : c'est l'écriture de Christine Spadaccini. Il y a un réel travail derrière ses mots et ses phrases. Un véritable travail d'orfèvre. C'est remarquable ! Elle joue avec les mots d'une telle manière... c'est assez impressionnant ! Et en même temps, je pense que son style ne m'a pas tenu sur la longueur (je n'ai pas pu lire les nouvelles d'une traite, j'ai lu d'autres livres en même temps que ce recueil), et qu'il m'a parfois dérouté et rendu incompréhensible certaines nouvelles.

Ce recueil est donc une curiosité, pour les amoureux des mots et d'une écriture qui en joue. Avec des histoires à fleur de peau, qui peut-être vous toucheront plus qu'elles ne m'ont touchées moi.

Pour finir, voici un extrait :

« Un auteur en quête de perfection et une tricoteuse d'instants magiques. Deux lecteurs. Deux rencontres. Une loupée, une réussie. 50/50. Quelle conclusion en tirerait mon statiticien des lettres ? Qu'importe. Je continue. J'écris. Je crie. Je crée. Je marche dans la forêt des mots, j'y trace des sentiers, je m'y enfonce, je m'y perds, j'y joue, j'y jouis. Et je rencontre d'autres personnes. Aucune ne me lit pareil, rien ne me lie à elles mais, soudain, parfois, on se sent proches. Mes mots se baladent sous leurs yeux lecteurs et, les yeux de ceux qui lisent, c'est le ciel des mots. Des fois, dessous, il fait beau, d'autres fois, c'est gros, l'orage éclate, ça pète, je me répète mais est-ce si grave ? Un mot écrit. Un pas. Un écrit, un écho. Ou pas. Et puis la page se tourne dans le froissement léger d'un coeur ou du papier... » (Terminaisons nerveuses)


Des liens...
+ Le blog de l'auteur
+ Sa rencontre avec Mandor
+ Son interview par La Lettrine

05 février 2008

Lettre à D. - André Gorz



Voici le début du livre qui constitue le 4ème de couverture :
« Tu vas avoir quatre-vingt deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien. »

Avant de me décider à lire ce roman dont je connaissais le 4ème de couverture, je savais aussi que ce livre était une lettre d'amour d'André Gorz à sa femme, écrite un peu plus d'un an avant qu'il se suicide avec elle, cette dernière étant gravement malade.

Je trouvais cela énormément romantique ! Je m'attendais donc à une lettre emplie de romantisme, de grands sentiments et de belles déclarations. Le récit d'une belle histoire d'amour. Cette lettre commence bien ainsi avec le récit de leur rencontre et les débuts de leur histoire. Et très vite, André Gorz nous parle de l'influence de sa femme sur son travail. Et là, j'ai décroché. C'est évident que sa femme a été primordiale pour lui, qu'elle a fait preuve d'énormément d'abnégation pour son travail, que leur amour était une grande et belle chose, mais pour moi, ces passages étaient trop intellectualisés et trop centrés sur lui-même pour que j'accroche. Dommage !

Retrouvez les avis de Chiffonnette, Gambadou et Bernard (du Blog des Livres). (Si je vous ai oublié, signalez-le moi !)

PS : Merci à Olivier pour le prêt !

04 février 2008

Le vieux juif blonde - Amanda Sthers


A chaque fois que je voyais l'affiche de cette pièce de théâtre dans le métro parisien, je me demandais ce qui se cachait derrière ce titre mystérieux... Le vieux juif blonde... Et c'est avec surprise que j'ai découvert, récemment, que l'auteur n'était autre qu'Amanda Sthers, cette jeune et belle auteur que j'ai eu la chance de rencontré au Figaro et à Sciences-Po.

Et j'étais donc contente quand Macopinepauline m'a proposé de me prêter le texte de cette pièce. J'ai ainsi pu (enfin !) découvrir ce qui se cachait derrière ce titre...

Sophie est une jeune et jolie fille blonde de vingt ans. Et elle se prend pour... un vieux juif de 77 ans ! Pourquoi cette schizophrénie ? C'est ce que nous allons découvrir tout au long de cette pièce.

Cette réincarnation en un vieux juif ayant été déporté à Auschwitz est l'occasion de parler des juifs, thème qui semble récurrent chez Amanda Sthers (enfin je dis ça mais je n'ai lu qu'un seul autre roman de cet auteur, Chicken Street, l'histoire des deux seuls juifs d'Afghanistan). Et surtout, c'est une drôle de façon pour cette jeune fille de se détacher de la réalité, de cette réalité qui lui est difficile de supporter, de sa famille et de son drame. Cette pièce qui traite d'un sujet sérieux, grave et triste est aussi parsemée d'humour. J'aurais beaucoup aimé la voir mise en scène ! Ce doit être une belle performance d'actrice. Malheureusement, elle ne se joue plus ! Mais en attendant, je vous recommande sa lecture !

PS : Merci à Macopinepauline pour le prêt !

03 février 2008

Un homme accidentel - Philippe Besson

Je crois que je suis atteinte d'une frénésie bessonique ! Après Se résoudre aux adieux, un véritable coup de coeur pour cet auteur que je découvrais, je me suis plongée sans attendre dans son dernier roman, Un homme accidentel, que l'on m'avait aussi prêté !

« Nous n'aurions jamais dû nous rencontrer.
Seulement voilà, le hasard nous a mis en présence.
Si on veut bien considérer que la découverte d'un cadavre sur les pelouses impeccables de Bervely Hills est un hasard.
»

Deux êtres que tout sépare se trouvent brutalement réunis par la mort d'un inconnu. Aussitôt, entre ces deux-là, surgit, sans qu'ils s'y attendent et sans qu'ils puissent s'y opposer, un sentiment violent. Un sentiment qui va les arracher à la solitude et au mensonge.

A Los Angeles, ville mythique et dangereuse, une intrigue criminelle peut quelquefois devenir une intrigue amoureuse.

(4ème de couverture)


Philippe Besson et sa façon de décrire les sentiments de ces personnages. Wouah ! Ici, il est question d'un couple d'hommes qui s'aiment. Ca commence violemment, c'est surprenant et c'est un bel amour qui nous est décrit là.

A ce propos, je souhaite revenir sur quelque chose que j'ai écrit dans mon billet sur Se résoudre aux adieux : "Et quoiqu'en pense InColdBlog (désolée...), je tiens à relever le fait que l'auteur, qui est un homme, fait parler une femme : il a retranscrit avec justesse les pensées et sentiments d'une femme." Alors que j'étais plongée dans ma lecture d'Un homme accidentel, j'ai réalisé que j'étais à côté de la plaque et qu'en fait, Philippe Besson possède un vrai talent : celui de se mettre dans la peau de ses personnages, qu'il soit homme ou femme, et de leur donner des sentiments d'une très belle justesse. Alors InColdBlog, je m'excuse auprès de toi. ;-)

Par contre, je dois avouer que ce roman ne m'a pas autant emballé que Se résoudre aux adieux. Après avoir lu le billet d'InColdBlog et en avoir un peu discuté avec lui, je pense que cela vient du fait que Philippe Besson a placé cette histoire d'amour dans un Los Angeles des années 90, avec un flic et un acteur de cinéma au centre de cette histoire. Ce contexte ne m'a pas convaincu. C'est dommage ! Voici d'ailleurs ce que m'a écrit InColdBlog dans un de ses commentaires : "imagine ce qu'aurait été Un homme accidentel, transposé dans un autre environnement que celui du commissariat de L.A." En effet, j'aurais surement été beaucoup plus emballée !

C'est donc un plaisir de retrouver Philippe Besson, son écriture et son talent pour décrire les sentiments, mais j'aurais surement préférer un autre contexte pour cette histoire d'amour.

Retrouvez l'avis d'InColdBlog sur ce roman, ainsi que celui de Flo.

Et ça y est, deux des autres romans de Philippe Besson se trouvent déjà dans ma PAL : En l'absence des hommes et L'arrière-saison. A suivre donc ! (Je crois même que je vais me jeter aujourd'hui sur L'arrière-saison car ce n'est pas l'envie qui me manque ! Mais je me dis que ce n'est pas raisonnable... !)

PS : De nouveau merci à celui qui me l'a prêté !

02 février 2008

J'ai gagné ! :-D

Bah oui, pour une fois que je gagnais à un jeu sur les blogs, il faut que je vous montre mon beau cadeau ! :-)

Le jeu, c'était chez Fashion Victim : il fallait découvrir les expéditeurs des cartes de voeux qu'elle avait reçues en ce début d'année. Aidée des précédentes réponses et d'un tableau Excel, j'ai ainsi pu découvrir 6 des expéditeurs, ce qui a fait de moi la gagnante ex-aequo avec Delphine ! Et Fashion a tenu parole, elle m'a offert un cadeau :

Un porte-monnaie Pucca !

Elle savait que j'en voulais un. Il est super joli et très pratique parce que je peux y mettre mon argent, ma carte bleue et même ma carte d'identité ! J'adore ! :-)

Et puis la photo suivante, c'est pour que Cuné voit à quoi ressemblent mes Crocs.


J'ai rapporté ces chaussures en plastique super confortables de Québec. Tout le monde (enfin presque... car par exemple, Jules n'en porte pas !) en avait là-bas et j'ai craqué ! J'ai pris le modèle basique, mais il en existe de toute sorte. Et notamment la Mammoth, qui sont fourrées (C'est vrai que là, finalement, en hiver, j'ai un peu froid aux pieds...). Bon, et donc, récemment, Cuné et moi avons eu une conversation hautement kulturelle sur nos pantoufles respectives et elle ne connaissait pas les Crocs. Maintenant, Cuné, tu sauras ce que c'est ! ;-)

Bon samedi à tous !

Premier amour - Ivan Tourgueniev


« Irrésistible du haut de ses vingt et un printemps, la capricieuse et attirante Zinaïda fait chavirer le coeur du jeune Vladimir Pétrovitch, seize ans à peine. Premier amour et premiers tourments d'un enfant épris de la jolie princesse pour l'avoir vue par-dessus la palissade de son domaine...
Mais lorsque Zinaïda devient froide et mystérieuse, d'étranges soupçons envahissent l'esprit de Vladimir.
Quel est donc ce rival secret qui l'éloigne de lui ?
»

(4ème de couverture)


Dans Premier amour (une nouvelle d'environ 90 pages), Ivan Tourgueniev décrit de manière très sensible et très juste les sentiments du jeune Vladimir Pétrovitch. Ce dernier découvre l'amour au contact de Zinaïda. Cette jeune princesse russe sans fortune a sa petite cour autour d'elle et elle mène tous ses prétendants par le bout du nez, dont Vladimir Pétrovitch. Et puis tout change. Enfin, elle change. Serait-elle amoureuse ? Et de qui ?

Bien que cette histoire d'amour soit très bien écrite par Tourgueniev, j'avoue ne pas avoir été plus emballée que cela. C'est bien, mais ça ne m'a pas chamboulé !

Retrouvez les avis de Tamara et Lilly.


PS : Merci à Tamara !

01 février 2008

Caro[line] au pays des Bisounours

Mon blog ne m'apporte que du bonheur. J'adore lire - c'est ma drogue - et j'adore partager mes lectures et ma vie de lectrice. Et puis l'été dernier, j'ai rencontré des filles formidables qui sont devenues de véritables amies. Dont je ne pourrais plus me passer. Y a aussi des gars formidables, il ne faut pas les oublier ! Il y a eu des rencontres ponctuelles avec des blogueurs n'habitant pas la région parisienne. J'ai même rencontré une blogueuse québécoise lors de mes vacances au Québec ! J'ai des amies, rencontrées dans la vraie vie, qui fréquentent maintenant les blogs de mes nouvelles copines. Il y a tous ces blogueurs et blogueuses que j'aimerais enfin rencontrer pour de vrai. Et puis il y a eu des rencontres avec des gens du monde du livre dont ces auteurs dont je vous parle tant. Il y a aussi celui-qui-m'avait-un-peu-aidé-sur-ce-coup-là-et-qui-m'a-prêté-Philippe-Besson. Alors oui, pour moi, mon blog, ce n'est que du bonheur !

Il y a bien eu une petite attaque personnelle sur la "place publique". Mais bon, ce fut ponctuel. Et finalement, cette toute petite attaque de rien du tout a été l'occasion de témoignages adorables et elle m'a aussi permis de rencontrer une personne intéressante, cultivée, gentille et généreuse.

Voilà pour ma petite vie de blogueuse. Au pays des Bisounours.

Alors, voilà, quand je vois ça : "Non je ne vis ni pour mon blog ni à travers lui. C'est pourquoi je reprends ma liberté. J'en ai marre de tout ça. Ciao la compagnie. Je vais voir là où l'herbe est plus verte, là où mes enfants rient et où les livres ne me renvoient pas leur hargne à la figure." (pour le reste, c'est LA), hé ben moi, ça m'écoeure.

Pour l'histoire, Laure et Cuné ont eu des commentaires désagréables (et agressifs et méchants) de la part d'un éditeur (Le bord de l'eau) suite au billet qu'elles ont fait sur un des livres publiés chez lui. Elles ont juste dit qu'il y avait 5 coquilles dans le roman. Rien de plus. Elles n'ont pas été agressives. Elles recommandent même ce roman. Je l'avais d'ailleurs noté dans ma LAL. Mais voilà... au lieu de ne rien dire ou d'expliquer les raisons de ces coquilles, cet éditeur a préféré balancer des vacheries.

"Qu'est-ce que c'est que ces histoires de coquilles ! Donnez des exemples, je vous prie. Un peu facile le procédé. Et qui me dit que ce n'est pas vous qui les commettez ces fautes ! Alors j'attends vos exemples. Et ne venez pas me dire que vous êtes correctrice et que vous cherchez du boulot. J'oubliais : je suis l'éditeur... " (ici)

"On se la joue un peu non, dans le coin ! Critiques ratés en mal de job... Pitoyable." (ici)

Et c'est cette goutte d'eau qui a fait déborder le vase des Jardins d'Hélène... Une goutte d'eau car il paraît que ça leur arrive fréquemment de recevoir de telles attaques. D'ailleurs, Cuné avait fait un billet très drôle à ce sujet, il y a quelques jours. Hé ben moi, ça m'écoeure.


Laure, j'espère que tu nous reviendras vite !


Edit : Finalement, des excuses ont été présentées à Laure ICI. Et il semblerait que Laure soit de retour...

Lettre d'une inconnue - Stefan Zweig

*** Challenge Fashion's Klassik List ***


Fashion Victim, dans sa grande bonté, a glissé dans son Challenge Fashion's Klassik List une nouvelle de seulement une cinquantaine de pages. Je l'en remercie. Non pas parce que ça se lit vite, mais parce que cette nouvelle intitulée Lettre à une inconnue est tout simplement somptueuse !

L'histoire
Une jeune femme écrit une longue lettre à un auteur alors que son enfant vient de mourir... Elle lui révèle alors qu'elle l'aime depuis que leurs regards se sont croisés alors qu'elle n'avait que 13 ans. Elle lui décrit alors la naissance de son amour pour lui et la vie de cet amour à sens unique...

Je dois avouer que j'étais un peu sceptique à l'idée de lire Stefan Sweig. Un a priori venu de je-ne-sais-où qui s'est révélé complètement idiot ! En effet, cette nouvelle m'a complètement chamboulé ! L'écriture est magnifique et Stefan Zweig (d)écrit si bien cet amour, si beau, si pur mais cruel puisqu'à sens unique. Cruel aussi parce que la vie de cette jeune fille n'a tourné autour que de lui, sans aucun espoir d'un amour réciproque. Un véritable sacrifice qu'on pourrait avoir du mal à comprendre mais qu'on lit sans se poser aucune question, emporté par l'écriture de Zweig !

Voici donc un 2ème bon point dans ce challenge Fashion's Klassik List ! Il ne me reste plus que trois livres à lire, soit... 2200 pages environ. Oui, je sais... y a du boulot !


PS 1 : A noter que l'affiche est celle d'une des adaptations cinématographiques de cette nouvelle. Avec Joan Fontaine et Louis Jourdan dans les rôles principaux. Elle date de 1948.

PS 2 : Merci Emeraude pour le prêt !

31 janvier 2008

Se résoudre aux adieux - Philippe Besson


Dans ce roman épistolaire, Louise écrit à son amant, Clément, qui l'a quitté. Ils entretenaient une relation amoureuse alors que Clément était déjà en couple avec Claire. Et c'est cette dernière qu'il a choisi. Pas Louise. Alors Louise part loin, loin de France, loin de ces lieux qui pourraient lui rappeler leur histoire.

Ces lettres sont une occasion pour Louise de revenir sur leur relation, les bons moments comme les mauvais, sur leur amour, sur lui, sur elle. C'est une véritable confession qu'elle pense faire à Clément. Mais ne serait-elle pas elle, la vraie destinataire de ses lettres ?

Voici un très beau roman sur l'amour ! J'avoue l'avoir lu presque d'une traite (bon, fallait quand même que je bosse pendant la journée !), entraînée par l'écriture fluide de Philippe Besson. Les sentiments de Louise (son amour, sa rancune, etc.) sont retranscrits avec finesse et je me suis totalement laissée embarquer dans son histoire. Et quoiqu'en pense InColdBlog (désolée...), je tiens à relever le fait que l'auteur, qui est une homme, fait parler une femme : il a retranscrit avec justesse les pensées et sentiments d'une femme. Et puis, chose non négligeable, ça finit bien !

C'est donc un joli roman que je vous recommande vivement !

Retrouvez aussi les avis d'InColdBlog (un billet très juste, un avis très proche du mien) et Papillon (contrairement à elle, j'a été touchée par Louise). Et il y aussi Anne qui l'a lu ! Et Anjelica aussi !

Edit du soir : Allez lire l'interview très intéressante de Philippe Besson par InColdBlog !

Cétait ma première expérience avec Philippe Besson, et au programme de mes prochaines lectures, il y a Un homme accidentel du même auteur.

PS : Merci à celui qui me l'a prêté ! ;-)

30 janvier 2008

** Interview d'auteursTV **


J'ai découvert le site auteurs.tv chez BelleSahi, il y a quelques mois de cela. Depuis je le suis fidèlement. J'avoue ne pas avoir (encore) vu toutes les vidéos ! Mais dès que je répère un auteur qui m'intéresse, je m'installe confortablement devant mon PC et regarde son interview. Car oui, ce site propose des entretiens filmés d'auteurs français. Virgile Durand, Nathalie Rheims, David Foenkinos, Arnaud Cathrine, Serge Joncour, Delphine de Vigan, etc... La liste s'allonge de plus en plus ! L'intervieweur se fait discret, on ne l'entend jamais : c'est l'auteur interviewé qui est au premier plan. Il nous parle de son métier d'écrivain, de son rapport à l'écriture, de son inspiration, de sa façon de travailler, etc.

La parole donnée aux auteurs.
Et pour une fois, c'est à auteursTV que la parole est donnée ! En effet, j'ai eu la chance de pouvoir interviewer la personne se cachant derrière ce site !


Caro[line] : Bonjour auteursTV !

auteursTV : Bonjour Caro[line]


Pourquoi avez-vous créé ce site ?

Mon objectif est d’ouvrir un espace dédié à la parole des auteurs. Une parole qui reste, sans contrainte de temps, autour de sujets qui font la vie des écrivains.


Comment choisissez-vous les auteurs que vous interviewez ?

J’essaye de m’en tenir à ce principe : ce sont les auteurs qui m’intéressent, pas leurs livres. C’est un peu caricatural, mais que j’aime ou pas leurs livres n’a aucune importance. C’est la rencontre que je recherche.


Comment entrez-vous en contact avec eux ?

D’abord, je me suis adressé aux auteurs ayant une visibilité sur Internet au travers d’un compte MySpace, voire un site. Sans à priori. Ensuite j’ai démarché les Maisons d’édition où j’ai été diversement accueilli. Maintenant, ce sont surtout les auteurs qui se passent le relais entre eux.


Il semblerait que certains auteurs vous contactent d'eux-mêmes, comme Mabrouck Rachedi. Y-en-a-t-il beaucoup qui vous contactent spontanément ?

Non, il y a peu d’auteurs, dont Mabrouk effectivement (et il a eu raison).


Comment préparez-vous vos interviews ?

Il y a un certain nombre de questions récurrentes dont je voudrais ensuite compiler les réponses (comme je l’ai fait pour la question « Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? »). Le périmètre est finalement assez restreint, mais la profondeur des réponses peut considérablement varier. Ensuite, j’essaye de mettre l’accent sur une spécificité de l’auteur.


Est-ce que les auteurs se livrent facilement ?

Cela dépend beaucoup des conditions de tournage. Tous oublient vite la caméra. C’est une conversation.


Vous imposez-vous une longueur de temps commune à chaque vidéo ?

Le temps de l’interview varie. Par contre, j’ai la contrainte de Dailymotion, qui, pour des raisons de délais de validation, me force à produire des vidéos de moins de 20 minutes. Je suis assez fier de cela : pouvoir donner la parole à un auteur plus de quatre minutes. C’est quand même autre chose que les formats télé, non ?


Combien de temps dure les rencontres en moyenne ?

Environ une heure, souvent plus. J’aime bien quand la conversation continue hors caméra. J’apprends plein de choses !


Le montage est-il difficile à faire ?

C’est un métier que je ne maîtrise pas. Il faut du bon matériel. Mais le temps que les gens passent à monter le film de leurs vacances en Espagne, eh bien moi, je le passe pour auteursTV


Quel est l'auteur qui vous a le plus touché ?

Nathalie Kuperman et Philippe Jaenada


Avez-vous une anecdote sur une des interviews ?

Aucune, non, les choses se passent toujours de manière très tranquille, comme une conversation dans un bar.


Une question indiscrète, est-ce que David Foenkinos porte vraiment des charentaises ?

Oui ! De mémoire, il les montre sur la vidéo, non ?

Oui oui, David nous les montre mais c'était juste pour parler de lui. ;-)


Des futurs projets pour auteursTV ?

D’autres formats, des lectures, des compil.


Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur qui se cache(nt) derrière auteursTV ?

Depuis le début, je tiens à rester anonyme. Il n’y a pas là de grand mystère, en cherchant un peu, on trouvera facilement. Passé la curiosité, je crois que ça n’a aucune importance de savoir qui je suis.


Merci auteursTV !

Merci, fidèle défenseuse d’auteurs.



Dernières vidéos mises en ligne :
Nathalie Kuperman (l'auteur de J'ai renvoyé Marta), Michaël Cohen (acteur et auteur de Ca commence par la fin), , Leonora Miano (Prix Goncourt des Lycéens 2006 pour Contours du jour qui vient), Marie-Hélène Lafon, Arnaud Cathrine.


Prochaines vidéos :
Gaëlle Nohant (l'auteur de L'Ancre des rêves que je n'ai toujours pas lu. La honte sur moi !), Michèle Lesbre (Le canapé rouge), Arno Bertina, Clara Dupont-Monod, etc.

29 janvier 2008

De manière à connaître le jour et l'heure - Tamara l'a lu !

Retrouvez le billet de Tamara sur son blog à propos de De manière à connaître le jour et l'heure de Nicolas Cauchy, un de mes livres voyageurs. La prochaine lectrice de ce roman est Gambadou.

Moloch - Thierry Jonquet

Ce roman policier noir commence très violemment : quatre corps sont découverts carbonisés dans une maison. Quatre corps d'enfants. On fait ensuite la connaissance de Françoise, une infimière, et d'une de ses jeunes patientes, Valérie, atteinte d'hypoglycémie. Et on fait aussi la connaissance de Charlie, un SDF, qui a recueilli Héléna, une autre jeune enfant.

Chapitre après chapitre, Thierry Jonquet nous parle de ces différents personnages et histoires, qui n'ont aucun lien en apparence. Les choses se mettent en place. Et puis petit à petit, on va découvrir des liens entre tous ces personnages. Certains sont plus évidents que d'autres. Jusqu'à la fin où tout finalement se retrouve lier.

Les chapitres au départ sont longs, afin de bien mettre en place les personnages et les événements. Puis les chapitres vont se raccourcir à mesure qu'on avance dans l'intrigue et que le rythme de l'enquête s'accélère !

Thierry Jonquet brosse une belle galerie de personnages que ce soit les différents inspecteurs de police (Rovère, Dimeglio, Dansel, Choukroun) ou Nadia Lintz, la juge, et Maryse Horvel, la substitut du procureur, ainsi que tous ces personnages qui font l'intrigue, Charlie, Françoise, le professeur Vauguenard, les parents de la petite Valérie, le psy Vilsner, etc.

Mais attention, c'est dur ! Je suis sensible et un ou deux descriptions m'ont été assez insupportables...

Donc pour résumer, un bon policier bien noir, bien construit, avec des personnages intéressants !


A noter :
+ Le site Internet de Thierry Jonquet : http://thierry.jonquet.free.fr/ (qui ne fonctionne pas super bien chez moi, malheureusement)
+ Dans ce roman, on retrouve les mêmes personnages que dans Les Orpailleurs. Une série télévisée française, diffusée sur France 2, reprend justement ces personnages : Boulevard du Palais.


PS : Merci à Elise pour le prêt !

28 janvier 2008

** Books and the city **


Après le pique-nique de la blogoboule, après la descente de folles parisiennes en Normandie, après des rencontres à Toulouse et en Bretagne, voilà une nouvelle rencontre entre blogueurs littéraires !

Ce sera le samedi 5 juillet à Paris et à cette occasion, nous vous proposons un jeu de piste dans les rues de Paris sur le thème de Paris et la littérature.

Le programme sera le suivant :
- 11h : accueil des participants
- 12h à 18h30 : jeu de piste avec découverte de Paris
- 19h30 : pique-nique ou diner avec remise des prix

Une participation financière de 5 euros sera demandée à chaque participant afin de doter correctement les prix et de remettre à chaque équipe un kit de départ.

Pour vous inscrire ou préinscrire :
Envoyez un email à : booksandthecity@droledeclub.com dès que vous pensez pouvoir venir pour réserver votre place.
Dans le mail, n'oubliez pas d'indiquer :
- vos prénom et nom
- votre mail
- si vous viendrez accompagné ou pas
Le nombre de participants est limité à 50.

Les inscriptions en ligne seront closes 15 jours avant le jeu de piste soit le 15 juin. Les équipes seront constituées avant le 5 juillet, donc il est impératif de s'inscrire avant.

Un blog a été créé avec toutes les informations, c'est ICI.

Nous vous prevenons en avance afin que vous puissiez d'ores et déjà réserver cette date et que vous ayiez le temps de préparer ce week-end !

J'espère que vous serez nombreuses et nombreux à vous joindre à nous !

26 janvier 2008

Entre les oreilles - David Foenkinos

J'ai un aveu à vous faire...

Oui, David Foenkinos est mon auteur chouchou.
Oui, je suis la... enfin, au moins, une lectrice chouchou de David Foenkinos.
Oui, je vous rabats en permanence les oreilles avec David Foenkinos.

Et pourtant... jusqu'à il y a quelques jours à peine, je n'avais pas lu TOUS les romans de mon auteur chouchou.

Oui, je sais, c'est indigne de la lectrice chouchou que je suis.

Juste parce qu'il n'est jamais inutile d'en remettre une couche et aussi parce que je ne suis pas sure de vous avoir déjà donné la liste complète des romans de David Foenkinos, voici donc la liste de ses romans dans l'ordre où je les ai lus :
- Le potentiel érotique de ma femme, son 3ème roman, paru en 2004 (Gallimard). Notre 1ère rencontre, un coup de foudre ! Lu 2 fois. Je vous en ai parlé LA.
- En cas de bonheur, son 4ème roman, paru en 2005 (Flammarion). Je vous en ai parlé ICI.
- Les coeurs autonomes, son 5ème roman, paru en 2006 (Grasset). Ce roman-là, je ne vous en ai pas encore parlé car je l'ai lu avant d'ouvrir mon blog. Il faudrait que je répare cette erreur... Dans ce roman David Foenkinos revisite l'affaire Florence Rey, une cavale sanglante d'un jeune couple qui va se finir par 4 morts. On est loin de ses autres romans, on n'y retrouve pas l'humour et la loufoquerie de David Foenkinos mais c'est très bien écrit !
- Inversion de l'idiotie, son 1er roman, paru en 2002 (Gallimard). Une petite déception à la lecture de ce 1er roman. Bien trop loufoque pour moi, mais le style foenkinesque qui me plaît tant était bien au rendez-vous ! Je vous en avais parlé LA.
- Qui se souvient de David Foenkinos ?, son 6ème roman, paru en 2007 (Gallimard). Un énorme coup de coeur pour ce dernier roman ! Je vous en avais parlé ICI.

Et donc si vous avez bien suivi, vous pouvez constater que son 2ème roman, Entre les oreilles, n'apparaît pas dans cette liste. Et pourtant, cela faisait des mois et des mois qu'il était dans ma PAL. Sans que je me décide à le lire. Peur d'être de nouveau déçue suite à la lecture de son 1er roman, Inversion de l'idiotie ? Envie de pouvoir me dire qu'il me reste un Foenkinos à découvrire ? Un peu des deux surement...

Alors... un peu sous la pression de l'auteur chouchou himself qui a su me le ressortir lors d'une de nos dernières rencontres... un peu sous la pression de celle qui aimerait bien devenir lectrice chouchou à la place de la lectrice chouchou... je me suis enfin résolue à le lire, ce fameux 2ème roman !


Alain quitte Mireille à cause de son oreille. Après l'avoir tant aimé, cette oreille le dégoûte. Son psy ne supportera pas cette énième rupture sur un prétexte bidon et le largue à son tour.

"Mon psychanalyste, constatant la vanité de ses efforts pour m'aider à mettre de l'ordre dans ma vie sentimentale, fit l'inventaire des causes de mes ruptures : Mathilde n'aimait pas les ciels ocre de Basse-Normandie (je maintiens, c'est rédhibitoire), Joséphine n'avait pas lu Virgile (je ne pouvais pas me commettre avec une telle fille, c'eût été cautionner), Christine buvait son café sans sucre (manque de goût évident), Ghislaine avait lu Virgile (je passais pour un idiot quand elle m'en parlait), et Catherine s'appelait Catherine (sans commentaires)."

Va s'en suivre des péripéties toutes plus loufoques les unes que les autres ! Tout cela à cause de la dernière volonté que sa mère va avoir au seuil de sa mort...

C'est avec plaisir que j'ai suivi les aventures d'Alain ! C'est complètement loufoque et décalé, ça change, ça fait du bien de temps en temps. J'ai donc retrouvé cette loufoquerie foenkinesque, mais aussi son style que j'aime tant, fait d'aphorismes, de pointes d'humour et d'autodérision, d'apostrophes à l'encontre du lecteur. Plein de petites choses qui m'ont fait passer un agréable moment à leur lecture !


Quelques extraits pour mieux vous illustrer tout cela :

Lorsque Jacob se trouve face à Bouzouki (c'est le nom de scène d'une ancienne chanteuse), le temps s'arrête pour lui : "Le véritable problème du rêve est le réveil. Et le véritable problème du réveil est le retour à la réalité. A vrai dire, il s'était passé une chose incroyable qu'il nous faut ici expliquer. Tout d'abord, le temps ne s'était évidemment pas arrêté ; par ailleurs, nous ne pouvons pas faire grand-chose pour ceux qui, parmi vous, ont cru à cette hypothèse. Il s'agit d'un phénomène assez rare que l'on peut comparer au bug d'un ordinateur. C'est-à-dire que la vision de Jacob avait dû supporter une telle richesse de données qu'elle s'était arrêtée net. On ne pouvait rien faire contre ça ; certaines histoires d'amour n'ont jamais lieu à cause de ce phénomène de bug visuel. L'émotion grandissante, une certaine panique, et (...), le temps suspend son vol. Malheureusement, cette impression, comme toute impression, est subjective, par conséquent, le temps que Jacob avait passé à admirer une Bouzouki statufiée fut un temps où Bouzouki était rentrée chez elle, s'était démaquillée, et avait probablement dîné."

"A nouveau, je pensai à mon bonheur foudroyant ; le bar était vide. Ma mère est morte et je me sens bien. Je pouvais presque devenir écrivain, juste pour cette phrase, mais je préférai devenir alcoolique, juste pour cette nuit."

25 janvier 2008

La véritable histoire de mon père - Amanda l'a lu !

Retrouvez le billet d'Amanda sur son blog à propos de La véritable histoire de mon père de Nicolas Cauchy, un de mes livres voyageurs. La prochaine lectrice de ce roman est Goelen.

23 janvier 2008

Café grec - Jean-Joseph Julaud


Ce livre, je l'ai lu sans en connaître l'auteur, ni l'histoire. J'ai fait confiance à la personne qui m'a dit : "Celui-là devrait te plaire !". Je me suis donc lancée dans ce roman sans aucun a priori, sans aucune idée reçue et j'ai été... énormément surprise !!! Et j'adore être surprise quand je lis.

L'histoire : Serge Tullier rencontre Jude Delator dans un café sur l'île de Rhodes. Serge et sa femme sont venus s'installer sur cette île, après avoir vécu depuis toujours à Sombreuil. Pourquoi sont-ils ici ? On ne sait pas vraiment. On sait juste que c'est la femme de Serge qui l'a voulu. Jude Delator, qui est détective, souhaite lancer un nouveau type de prestation, les roses de septembre, proposant d'enquêter sur ce double de soi-même, celui qui est perçu par les autres, qui peut être encensé ou alors victime de la médisance de son entourage plus ou moins lointain. Serge accepte d'être son premier client, et c'est ainsi que Jude Delator se retrouve à Sombreuil pour enquêter sur le double de Serge.

Et comme Serge, nous lecteur, nous ne sommes pas au bout de nos surprises !!! Dans un style plein de métaphores et de références à la langue française (enfin y a quand même quelques envolées lyriques qui m'ont laissé dubitative !), Jean-Joseph Julaud nous mène par le bout du nez. J'avoue avoir parfois été perdue, ne pas savoir où l'auteur voulait m'emmener, je pensais même qu'il m'avait perdu. Et puis les pièces du puzzle se mettent petit à petit en place, sournoisement, éclairant ces moments de flou, de doute que j'ai pus avoir... C'est fort, très fort ! J'adore !

A noter que Jean-Joseph Julaud est l'auteur de L'Histoire de France pour les Nuls, La Littérature française pour les Nuls, Le français correct pour les Nuls et La Géographie française pour les Nuls. Il a écrit d'autres romans dont Tu feras l'X (Liv'Editions, 2001) ainsi que des nouvelles dont ce recueil, La Nuit étoilée (Corps 9 édition, 1984).

Liens :
- Site Internet de Jean-Joseph Julaud


PS : Merci, Sonia, pour ton conseil ! Tu avais vu juste ! Je te laisse me conseiller pour la suite. :-)

22 janvier 2008

Thornytorinx - Camille de Peretti


THORNYTORINX [tcrnitoreks] n.m.(gr.thôrakos, cuirasse). Anat. Chez l’homme, combinaison d’organes du système digestif qui se coordonnent pour concourir à un résultat pathologique.

(exergue)


Malgré ma déception à la lecture de son 2ème roman, Nous sommes cruels, j'étais bien décidée à lui donner une 2ème chance ! Ma copine Pauline m'a donc prêté Thornytorinx, le 1er roman de Camille de Peretti.

Dans ce court livre de 150 pages, Camille de Peretti se livre sans détour sur sa boulimie-anorexie. Inspirée de son histoire personnelle, ce roman met en scène Camille de Peretti, une princesse qui rêve de devenir actrice, d'être une star, mais qui, pour faire plaisir à sa mère, parce qu'elle est une bonne élève, disciplinée et docile, fera Kâgne et Hypokâgne puis l'ESSEC, une école de commerce. On suit Camille et sa maladie durant ses années d'étude. Jusqu'à ce jour où elle comprend pourquoi elle se fait vomir n'importe où, n'importe quoi, n'importe quand.

C'est sans détour, sincère, sans entourloupe ; Camille ne cherche pas à nous voiler la face. Et son écriture sert parfaitement ce récit. C'est une vraie écriture, avec de belles phrases, assez littéraire, qui me fait attendre avec impatience son prochain roman, Nous vieillirons ensemble, qui paraîtra le 6 février chez Stock. Parce que j'ai envie de voir ce qu'elle est capable de faire au niveau du fond de ses romans (l'histoire qu'elle nous raconte), étant donné que la forme (son écriture) me plaît déjà !


Liens :
- Site officiel
- Interview chez EVENE