23 octobre 2007

Un effondrement - Ghislaine Dunant


« J’ai peur, seule, dans cette chambre. Personne n’est là, ne me voit pour me dire que je vis. »


Dans son dernier roman, Ghislaine Dunant nous parle de la dépression. Nous sommes en 1973 – mais cela, nous ne l’apprenons qu’à la fin – et la narratrice, dépressive, se retrouve dans une « maison de repos ». Elle nous livre des bribes de l’ « avant » et nous parle de son séjour dans cette maison.

Je ne pense pas que j’étais 100% disponible lors de la lecture de ce roman (je venais ENFIN de finir Autant en emporte le vent et j’avais hâte de partir à l’assaut de ma PAL québécoise !), ce qui forcément ne m’a pas aidé à « entrer dedans ».

En même temps, je n’ai pas trouvé dans ce roman l’émotion que j’aurais pu en attendre. Je pense que cette absence d’émotion m’a aussi empêché de vraiment être touchée par l'histoire de la narratrice.

Un rendez-vous manqué pour ma part ! Mais peut-être que ce roman trouve plus de résonance en des personnes qui ont connu la dépression de près ou de loin...

« Je crois avoir connu cet état de « l’hésitation avant la naissance », comme le nomme Kafka le 24 janvier 1922 dans son Journal. Je ne sais pas ce que recouvrait pour lui cette expression saisissante, je la garde parce qu’elle dit l’incertitude et le danger, la peur et l’urgence, la nécessité de vivre et qu’il est possible de reculer devant la nécessité de vivre. »

Retrouvez l'avis de Cathulu et de Cuné !

Photo Couverture : Amazon.fr

6 commentaires:

Éric a dit…

(Je te fais un coucou à mon tour) J'espère ne pas partager ton avis sur cet "Effondrement" que j'ai très hâte de lire car le sujet me touche de près pour avoir accompagné pendant deux ans un ami souffrant de dépression sévère. Mais, tant qu'on a pas lu un livre... C'est donc à suivre!

Fafa a dit…

sur le sujet il y a le superbe "tomber 7 fois se relever 8" de Labro. Le seul que j'ai lu. Le sujet ne m'intéresse pas des masses à vrai dire.

BizZ

Emeraude a dit…

Il y a malheureusement des livres comme ça qui passent un peu à la trappe à cause de ce qu'on vient de terminer....

Mais à quand le billet sur Scarlett et Rhett ?? ;-)

Stéphanie a dit…

Je passe mon tour
et j'attends avec impatience ta critique de GWTW :D

Caro[line] a dit…

@ Eric :
Bienvenue sur mon blog ! :-)
J'attends ton avis avec impatience.

@ Fafa :
Je n'ai pas lu ce roman de Labro. A lire, donc ?

@ Emeraude & Stéphanie :
La critique sur Autant en emporte le vent va venir, mais je dois avouer que j'ai beaucoup de mal à l'écrire...

Alain a dit…

j'ai adoré ce livre qui est vraiment à la fois écrit sur un ton détaché et pour cause, l'écrivaine?, la narratrice ! est complètement largué et pourtant tout est vrai, crédible, on y est vraiment.

de plus, le décalage "ça se passe en 1973" renforce cet impression de bizarre, d'endroits de déshumanisation de gens qui en sont en grande recherche d'eux-mêmes, s'il en reste de leur matière pour se reconstruire

un petit livre mais qui m'a vraiment bouleversé !

lu en version Grasset. connais pas la pochette que tu présente.

ici, c'est tout blanc. comme la chambre de la "folle" ?, hautement dépressive...

on attend la suite et d'un autre côté, on est content que ce soit si court. moi qui déteste les récits courts, grosse fonte !

aLain

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