11 février 2007

Le fils de l'Homme invisible - François Berléand

4ème de couverture

« Je m'appelle François Berléand, j'ai presque onze ans, je ne prends pas la parole sans y avoir été invité par un adulte, je mange de tout, mais je n'ai pas une grande passion pour les carottes râpées, les endives et les épinards. Je ne pose pas spécialement de problèmes. Dans ma chambre j'ai un piano, une radio, un bureau et une grande armoire en teck. Et je suis le fils de l'homme invisible. »

Un soir d'hiver, dans la famille Berléand, le père de François, qui a sans doute abusé de la vodka, déclare à son fils : « De toute façon, toi, tu es le fils de l'homme invisible. » Cela ne fait rire personne autour de la table, et personne ne vient démentir le père de François. C'est le début d'une singulière et terrible histoire d'enfance et d'adolescence, chahutée tout d'abord, puis brisée peu à peu par ce faux secret qui n'est qu'une mauvaise blague.

Au début, c'est très amusant d'être le fils de l'homme invisible, mais, dès lors qu'on se met à y croire, cela peut devenir angoissant, poignant, tragique. Ainsi les années de lycée du petit François se déroulent-elles dans ce climat tragi-comique où, inexorablement, la peur de l'enfant s'installe : il est différent des autres, sûrement pas très normal, peut-être mongolien. Ses parents le lui ont toujours caché pour ne pas lui faire de la peine.

Voilà des années que, d'interview en interview, François Berléand raconte sa drôle d'histoire. Il aura attendu le temps et le recul nécessaires pour l'écrire enfin.

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J’ai le syndrome du message de blog blanc… Je ne sais pas quoi dire sur ce roman.

Enfin si : il ne m’a pas emballé. Mais pourquoi ? C’est là où je reste sans voix…
Est-ce que j’ai été déçue parce que je m’attendais à quelque chose de plus croustillant comme secret à l’origine de l’histoire de François ? (Oui, je sais, c’est honteux, cela fait très voyeur… mais c’est vrai.)
Est-ce que parce que c’est la vie de quelqu’un de connu qui est raconté ? (Je suis partie du principe que vous saviez tous qui est François Berléand : un acteur français !)
Est-ce que parce que ce malentendu, ce faux secret à l’origine de l’enfance et l’adolescence complètement bancales du petit François me paraît totalement absurde, ainsi que tout ce que François va faire par la suite ?
Est-ce le style, ni affreux, ni exceptionnel ?
Je ne sais pas. Peut-être - et même sûrement - est-ce un mélange de tout ça.

J'ai vraiment le sentiment d'être passée à côté de ce roman. En tout cas, je serai très intéressée par l’avis de personnes ayant lu ce roman.


Photo Couverture : Amazon.fr

2 commentaires:

Cuné a dit…

J'ai lu, et j'ai beaucoup aimé, enfin ce n'est pas le bon terme, j'ai été très touchée par ce roman-récit. En fait, au départ je n'avais aucune envie ni aucune intention de le lire, persuadée - à tort !- qu'il avait été rewrité par un nègre comme la grande majorité des livres attribués à des "people". Mais une copine libraire me l'a prêté, j'ai ouvert pleine de préjugés, et me suis fait cueillir. J'ai eu l'impression tout au long d'entendre François Berléand, comme s'il me racontait directement son histoire, et j'ai été très sensible à sa forme de folie, car il a vraiment été à deux doigts, même pas, au tout bord, de verser dans la vraie psychose. J'ai trouvé ça terrible, de faire rire, car j'ai ri, avec une vraie souffrance, et une grande pudeur et politesse dans sa mise en mots, car il est bien l'auteur, tout seul et dans la sueur, de chaque mot de ce livre.
Bref, une très bonne surprise, et depuis je le vois d'un autre oeil, très attendri.
Attention Caro[Line] je ne remets pas du tout en cause ton droit absolu de n'avoir pas aimé, je tente juste, comme tu le demandes, de te donner mon avis perso :-D

Caro[line] a dit…

To Cuné :
Merci énormément pour ton avis !
C'est justement cela qui est chouette, c'est qu'un même livre peut toucher différemment les lecteurs.