15 mars 2008

Parfum de poussière - Rawi Hage

Editions Alto (2007) (340 pages)

Titre original : De Niro's Game
Roman traduit de l'anglais (Canada) par Sophie Voillot


Tous les 15 du mois, découvrez le premier roman d'un auteur québécois !






« Il pleut des bombes sur Beyrouth. Par légions de dix mille, les fléaux s'abattent sur cette ville déchirée par la guerre civile. Sous un soleil de plomb, on se livre une guerre sans merci pendant que les innocents se terrent dans les abris comme des rats.

Bassam et Georges sont deux amis d'enfance qui ont grandi au milieu de cet enfer de gravats et de sang, dans l'écho assourdissant des détonations. Les deux voyous vivent de menus larcins jusqu'au jour où la dure réalité de la guerre vient les rattraper et les contraindre à un choix difficile : prendre les armes ou prendre la fuite. Tandis que Georges est séduit par les iédologies guerrières de la milice, Bassam, de son côtéé, rêve de s'enfuir en Europe. Mais ceux qui partent ne reviennent jamais... »

Extrait du 4ème de couverture


Voici un 4ème de couverture qui parle très bien de l'histoire de ce livre. Et ce, sans en dire trop. (J'aime souligner quand je rencontre un bon 4ème de couverture !)

Nous voilà donc au Liban, à Beyrouth, en compagnie de Bassam et Georges. On va découvrir la vie là-bas, en temps de guerre, à travers leur vie... Ce n'est pas une plongée totale dans l'enfer de la guerre, mais nos deux personnages la cotoient, la vivent, chacun à leur manière et nous la découvrons en même temps que nous les découvrons, eux. Ce sont eux le centre de ce roman, et non la guerre, même si elle est omniprésente car faisant partie de leur quotidien.

Bassam et Georges vont chacun prendre un chemin différent. Ce dernier - dont le surnom est De Niro - s'investira dans le combat, jusqu'à s'y perdre, à se perdre à son propre jeu... Alors que Bassam va chercher à fuir cette guerre, puis à fuir sa terre. Deux histoires dures, desquelles chacun se sortira à sa façon.

L'écriture de Rawi Hage m'a plu. Elle me paraît assez bien maîtrisée pour un premier roman. Rien d'extraordinaire mais cela se lit aisément, pas de tournures de style extravagantes. C'est simple, mais efficace ! Il peut ainsi nous décrire ses personnages et cette guerre, sans en faire trop. Un petit bémol quand même pour les quelques envolées historico-lyriques de la 3ème partie...

Je trouve donc que cette Recrue est une découverte agréable ! C'est un auteur à suivre.

Retrouvez les avis des autres chroniqueurs de la Recrue du mois, ainsi que des articles de journalistes sur le blog de la Recrue !


A noter !

L'éditeur de la version québécoise - édition dans laquelle je l'ai lu - est Alto. De cet éditeur, j'ai déjà lu Les carnets de Douglas de Christine Eddie (ma 1ère Recrue !) et j'ai Nikolski de Nicolas Dickner dans ma PAL.

Ce roman sortira bientôt chez un éditeur français ! Je ne sais pas encore quand et chez qui, mais je vous tiendrai au courant.

Rawi Hage est né au Liban. Il va ensuite passer plusieurs années à New York, avant de s'installer à Montréal. Il écrit en langue anglaise.

(Photo : source)

11 commentaires:

Karine a dit…

Je l'ai lu aussi et j'ai vraiment trouvé ça difficile comme texte. Ca m'a pris deux jours à m'en remettre!!! Mais comme tu dis, un auteur à suivre!

Gambadou a dit…

Un auteur quebecois qui écrit sur Beyrouth... peut être trop dur pour moi, j'hésite

Praline a dit…

hum, pourquoi pas ?
Euh... sinon tu es taguée ;)

Caro[line] a dit…

@ Karine : Je n'ai pas encore lu ton billet sur ce roman car je n'ai Internet qu'au boulot depuis mon emménagement. Mais tu me rends curieuse ! J'y clique ! :-)

@ Gambadou : Disons que c'est un auteur d'origine libanaise qui est devenu québécois... c'est dur mais en même temps, la lecture ne fait pas trop mal, j'ai trouvé. C'est supportable, même si le sujet est horrible puisqu'il est question de guerre.

@ Praline : Si tu es tentée pour un prêt, tu n'as qu'à demander !
Et oui, j'ai vu pour le tag... je vais essayer d'y répondre demain matin !!! Merci ! :-)

Lucile a dit…

4ème de couverture est masculin?
Je ne vais pas encore noter, mais peut-être si j'en entends de nouveau parler par ailleurs...

Caro[line] a dit…

@ Lucile : Il y a quelques temps, je m'étais déjà posé la question... Il semblerait logique que l'on dise la 4ème de couverture puisque c'est la 4ème page de la couverture. Mais j'aime bien dire le 4ème de couverture aussi ! (Contradiction, quand tu nous tiens...) Je ferai plus attention les prochaines fois. Surtout vu le titre de mon blog !!!
En tout cas, si tu venais à le noter, n'hésite pas à me demander de te le prêter !

Joelle a dit…

Après avoir lu quelques billets, je n'étais pas plus tentée que ça par le sujet mais le titre original titille ma curiosité ... quel rapport a-t-il avec l'histoire ? Sûrement qu'il faut lire le livre pour savoir ;)

Caro[line] a dit…

@ Joëlle : Comme tu n'es pas trop tentée mais que le titre original titille ta curiosité, je vais te révéler en exclusivité INTERNATIONALE ce qui se cache derrière. En fait, le titre fait référence à un film (dont je ne connais pas ou est oublié le nom...) dans lequel De Niro joue à la roulette russe. Les deux héros du roman y ont joué aussi et l'un, Georges, a écopé du surnom de De Niro. As-tu envie de le lire maintenant ? :-)
(L'option Prêt est disponible !)

Lou a dit…

Je ne sais pas s'il peut me plaire mais je crois que je vais quand même accepter cette proposition de chez les filles pour le découvrir.

Caro[line] a dit…

@ Lou : Je suis bien incapable de te dire s'il va te plaire ou pas, mais il vaut le détour de lecture. :-)

Anonyme a dit…

inputs advancing helps attend szutkowska itemized procedure everest relativity spark proc
masimundus semikonecolori