27 novembre 2006

Léon l'Africain - Amin Maalouf

J'ai fini de lire Léon l'Africain d'Amin Maalouf.

4ème de couverture
Cette autobiographie imaginaire part d'une histoire vraie.
En 1518, un ambassadeur maghrébin, revenant d'un pèlerinage à la Mecque, est capturé par des pirates siciliens, qui l'offrent en cadeau à Léon X, le grand pape de la Renaissance. Ce voyageur s'appelait Hassan al-Wazzan. Il devient le géographe Jean-Léon de Médicis, dit Léon l'Africain.
Sa vie, faite de passions, de dangers et d'honneurs, et que ponctuent les grands événements de son temps, est fascinante : il se trouvait à Grenade pendant la Reconquista, d'où, avec sa famille, il a dû fuir l'Inquistion, en Égypte lors de sa prise par les Ottomans, en Afrique noire à l'apogée de l'empire de l'Askia Mohamed Touré, enfin à Rome aux plus belles heures de la Renaissance, ainsi qu'au moment du sac de la ville par les soldats de Charles Quint.
Homme d'Orient et d'Occident, homme d'Afrique et d'Europe, on pouvait difficilement trouver dans l'histoire personnage dont la vie corresponde davantage à l'époque étonnante que fut le XVIe siècle.



Après mes égarements – intéressants tout de même :o) – dans le monde de la « chick lit », me voilà dans un tout autre genre de littérature, bien plus classique. Tout au long de ce roman, Amin Maalouf nous raconte le destin d’Hassan – devenu plus tard Léon l’Africain – pendant 40 ans à travers tout le bassin méditerranéen. Son histoire commence à Grenade où il est né, puis continue à Fès, au Caire et à Rome où il deviendra catholique. C’est très bien écrit. Il est intéressant de découvrir la vie à cette époque – nous sommes à la fin du 15ème siècle, début du 16ème –, de découvrir une page de l’histoire du monde musulman en Espagne et en Afrique du Nord ainsi que de la confrontation de l’islam et du catholicisme à travers Hassan qui se retrouve à Rome, auprès du pape Léon X. J’ai passé un moment intéressant à la lecture de ce livre.

Voici un extrait, le début du roman :

MOI, Hassan fils de Mohamed le peseur, moi, Jean-Léon de Médicis, circoncis de la main d’un barbier et baptisé de la main d’un pape, on me nomme aujourd’hui l’Africain, mais d’Afrique ne suis, ni d’Europe, ni d’Arabie. On m’appelle aussi le Grenadin, le Fassi, le Zayyati, mais je ne viens d’aucun pays, d’aucune cité, d’aucune tribu. Je suis fils de la route, ma patrie est caravane, et ma vie la plus inattendue des traversées.
Mes poignets ont connu tour à tour les caresses de la soie et les injures de la laine, l’or des princes et les chaînes des esclaves. Mes doigts ont écarté mille voiles, mes lèvres ont fait rougir mille vierges, mes yeux ont vu agoniser des villes et mourir des empires.
De ma bouche, tu entendras l’arabe, le turc, le castillan, le berbère, l’hébreu, le latin et l’italien vulgaire, car toutes les langues, toutes les prières m’appartiennent. Mais je n’appartiens à aucune. Je ne suis qu’à Dieu et à la terre, et c’est à eux qu’un jour prochain je reviendrai.
Et tu resteras après moi, mon fils. Et tu porteras mon souvenir. Et tu liras mes livres. Et tu reverras alors cette scène : ton père, habillé en Napolitain sur cette galée qui le ramène vers la côte africaine, en train de griffonner, comme un marchand qui dresse son bilan au bout d’un long périple.
Mais n’est-ce pas un peu ce que je fais : qu’ai-je gagné, qu’ai-je perdu, que dire au Créancier suprême ? Il m’a prêté quarante années, que j’ai dispersées au gré des voyages : ma sagesse a vécu à Rome, ma passion au Caire, mon angoisse à Fès, et à Grenade vit encore mon innocence.



A propos de l'auteur
Né au Liban en 1949, Amin Maalouf vit à Paris depuis 1976. Après des études d’économie et de sociologie, il entre dans le journalisme. Grand reporter pendant douze ans, il a effectué des missions dans plus de soixante pays. Ancien directeur de l’hebdomadaire An-Nahar International, ancien rédacteur en chef de Jeune Afrique, dont il est resté l’éditorialiste, il consacre aujourd’hui l’essentiel de son temps à l’écriture de ses livres.
Amin Maalouf est l’auteur des Croisades vues par les Arabes, paru aux Editions Jean-Claude Lattès en 1983, devenu un classique traduit en plusieurs langues. Léon l’Africain a obtenu le Prix de l’Amitié Franco-Arabe 1986. Il est également traduit dans de nombreuses langues.


Site officiel de l'auteur :
http://www.aminmaalouf.org/









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Photo Auteur : © U. Andersen/Gamma

21 novembre 2006

People or not People - Lauren Weisberger

Je viens de finir People or not People de Lauren Weisberger, l'auteur du Diable s'habille en Prada.

4ème de couverture
Beth a vingt-six ans, travaille quatre-vingts heures par jour pour un patron odieux, et vit seule avec son chien hypoallergénique, depuis que son petit ami Cameron l'a plaquée pour un mannequin.
Mais le jour où Pen, sa meilleure amie, lui annonce ses fiançailles, elle décide de passer un bon coup de Karcher dans sa vie et de commencer par... démissionner.
Et, finalement, les journées, vautrée sur son canapé à dévorer des tablettes de chocolat et des romans à l'eau de rose, lui conviennent bien mieux. Jusqu'au jour où Will, son oncle gay, bien décidé à la mettre au travail, lui trouve une place dans une boîte de R.P.
Terminées, les soirées pantoufles ou dîners tranquilles, entre copines ! Place aux sorties branchées avec les VIP, aux nuits arrosées assorties de réveils difficiles. Surtout quand on apprend ce qu'on a fait la veille, comme Beth, dans les gros titres d'un journal people…


Titre original : Everyone Worth Knowing


Voilà donc le livre qui m’a fait dire que les romans de la « chick lit » sont les Harlequins des Temps Modernes. C’est Beth, l’héroïne de People or not People, qui m’a inspiré cette expression puisqu’elle est elle-même grande lectrice des romans Harlequin.

Voici donc un roman facile à lire, avec une héroïne qui rêve du grand amour. Et devinez quoi ? Elle le trouve ! Dingue, non ? Avec au milieu, son histoire professionnelle, son départ de la finance pour entrer dans le monde des Relations Publiques (PR in English) et tous les bouleversements que ça apporte : rencontre avec des VIP, changement de look, le boulot avant tout – 24h/24 et 7j/7 – au point de délaisser sa famille et ses amis. Ca vous rappelle quelque chose ? En effet, on retrouve la même chose que dans Le Diable s’habille en Prada. Donc rien de bien original. On en arriverait presque à s’ennuyer parfois…

Et j’ai une ENORME critique à faire à l’édition française de ce roman : la traduction est truffée de fautes telles que des omissions de mots ou alors un mot est remplacé par un autre et donc cela ne veut plus rien dire. C’est vraiment dommage de lire un livre et de se trouver face à ce genre de choses…



A propos de l'auteur
Lauren Weisberger vit à New York depuis 1999. Elle fut l'assistante personnelle d'Anna Wintour, éditrice de Vogue. Le Diable s'habille en Prada, premier roman de ce jeune auteur prometteur, s'est rapidement hissé dans les listes des meilleures ventes en France comme à l'étranger.


Site Internet de l'auteur : http://www.laurenweisberger.com/




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Photo Auteur : laurenweisbger.com

05 novembre 2006

Lipstick jungle - Candace Bushnell

Ca y est, j'ai fini Lipstick jungle de Candace Bushnell, l'auteur des chroniques new-yorkaises Sex and the City, adaptées à la télé.

4ème de couverture
Elle vous a fait rire, rêver, fantasmer avec Sex and the City, chronique sans complexe et désormais culte du New York branché et de ses jet-setteuses débridées.
Candace Bushnell revient avec trois nouvelles héroïnes : Nico, Wendy et Victory. Des battantes au top de leur carrière mais en perte de vitesse en matière de vie privée… Nico trompe son mari avec un mannequin qui pourrait être son fils, Victory oublie l’échec de sa dernière collection de vêtements dans les bras du premier milliardaire venu et le mariage de Wendy avec un homme au foyer est en chute libre…

Comment gérer le sexe, le business et l’amour lorsqu’on est une femme dans la jungle new-yorkaise ? Toujours aussi chic, drôle et glamour, le nouveau must de Candace Bushnell.


Titre original : Lipstick jungle


Que dire de plus que le 4ème de couverture ? Pas grand-chose car il résume assez bien l’histoire : trois femmes qui sont au top côté boulot, et qui ont plus de mal côté cœur. A travers ce roman, Candace Bushnell nous montre combien il n’est pas évident d’être une femme dans la jungle new-yorkaise des affaires, que ce soit dans la presse, le cinéma ou la mode. Mais finalement, ces trois héroïnes s’en sortent plus que bien. Mais pourquoi leur vie privée ne suit pas la même voie ? Faut-il forcément sacrifier sa vie privée pour s’épanouir dans sa vie professionnelle ? C’est une des questions à laquelle Candace Bushnell tente de répondre.

Voilà le défaut que je trouve à ce roman : le temps y passe trop vite et les différents retours en arrière me faisaient parfois perdre le fils de l’histoire. Alors… Le temps passe trop vite… En effet, entre chaque chapitre, il peut se passer plusieurs semaines ou plusieurs mois, sans aucun avertissement, parfois juste une petite allusion à la saison qui va nous permettre de nous situer dans le temps. De plus, plein de moments de la vie de nos héroïnes nous sont annoncés en détail et on s’attend à les vivre… et non ! On se retrouve plusieurs semaines ou plusieurs mois après, et l’auteur revient dessus par des retours en arrière, qui ont eu surtout le mérite de m’embrouiller plus qu’autre chose. Enfin, cela n’est pas la faute de l’auteur mais vient de ma façon de lire, dans les transports, donc soumise à l’arrêt impromptu de ma lecture, donc parfois en plein milieu d’un retour en arrière. Et lorsque je reprends le roman, je n’ai pas forcément en tête le moment précis où je me suis arrêté, et donc, je suis parfois perdue… C’est compliqué ! Donc petit conseil : lisez ce roman, au minimum un chapitre en entier à la fois !

Voilà, à part ce défaut, je n’en ai pas d’autres à donner et en même temps, je ne sais pas si je vous recommanderais ce livre… J’ai beaucoup de mal à dire que je l’ai aimé, mais en même temps, à part le défaut dont je viens de parler, je n’ai rien d’autres à lui reprocher… Disons que ce roman n’est pas aussi léger que les autres romans de « chick lit » que j’ai déjà lus tels que Confession d’une accro du shopping de Sophie Kinsella ou Le Diable s’habille en Prada et People or not People (que je suis en train de lire) de Lauren Weisberger. Il est plus « sérieux », mais tout en restant dans la catégorie « chick lit ».

Site Internet officiel de l'auteur :

http://www.candacebushnell.com/













PS : La « chick lit », c’est la littérature pour poulettes. C’est un nouveau genre littéraire apparu notamment avec Le journal de Bridget Jones d’Helen Fielding. On peut lire sur le web que ces romans s’adressent aux femmes de 20-30 ans, en général célibataires, qui travaillent activement dans le monde des affaires. Personnellement, je ne suis pas célibataire et je ne travaille pas activement dans le monde des affaires, mais je lis ces romans qui me permettent de me détendre ! J’aurais tendance à appeler ces romans, les Harlequins des temps modernes.


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Photo Auteur : candacebushnell.com

03 novembre 2006

Un miracle en équilibre - Lucia Etxebarria

Petit retour en arrière sur un livre que j'ai lu en juin dernier et que j'ai a-do-ré ! A un tel point que je l'ai immédiatement offert à ma mère.

4ème de couverture
Lettre ouverte d'Eva à sa fille qui vient de naître, Un miracle en équilibre c'est une longue adresse affectueuse et drôle, piquante et poétique, où une mère dit à son enfant le bonheur qu'elle a de l'avoir conçue, portée, mise au monde, et dans quel monde !
Elle dit aussi la complexité des choix, les désirs multiples et parfois contraires qui tiraillent le cœur de la femme moderne: être indépendante, attirante, active, aimante, exemplaire, l'une après l'autre ou toutes à la fois. Elle dit encore les doutes d'un écrivain, l'inspiration capricieuse ou la cavalcade impatiente des idées et des mots quand le temps d'écrire fait défaut.
De New York à Madrid en passant par Alicante, a cheval entre le passé, le présent et le futur, Eva dessine les contours d'une nouvelle forme de féminité placée sous le signe de la liberté, de l'action et de la tendresse.

Il n’est jamais trop tôt pour parler d’amour, dit-elle.

Titre original : Un milagro en equilibrio

Voici une magnifique lettre d’amour d’une jeune mère, Eva, à sa fille, Amanda, qui a seulement quelques semaines…

J’ai trouvé ce roman très touchant. Eva n’hésite pas à se livrer entièrement à sa fille, lui expliquant quelle a été sa vie et ce qu’elle est maintenant et comment elle, Amanda, est arrivée là.

Ce roman me fait dire que chaque mère devrait écrire une lettre à ses enfants pour lui expliquer qui elle est et pourquoi cet enfant est là.

C’est mon dernier coup de cœur !

(Ecrit le 30 juin dernier)

A propos de l'auteur
Née en 1966, Lucia Etxebarria est journaliste et romancière. En 1997, son premier roman, Amour, Prozac et autres curiosités, est un best-seller immédiat. Elle a remporté de nombreux prix littéraires, dont le prix Planeta 2004 pour Un miracle en équilibre. Son dernier livre, Yo no sufro por amor*, s'est hissé en quatre jours sur la liste des meilleures ventes espagnoles. Elle vit à Madrid.

* Lors de nos vacances à Barcelone, j'ai eu en main son dernier livre et j'ai hâte qu'il soit traduit en français !




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02 novembre 2006

Mes amis Mes amours - Marc Lévy

Ben voilà, je viens de finir le dernier Marc Levy : Mes amis Mes amours.

4ème de couverture
Quand deux pères trentenaires réinventent la vie en s’installant sous un même toit, ils s’imposent deux règles, pas de baby-sitter et pas de présence féminine dans la maison…

Dans le village français, au cœur de Londres, une histoire d’amitié, des histoires d’amour, les destins croisés des personnages d’une comédie drôle et tendre.





C’est le 6ème roman de Marc Levy et j’ai lu les 5 précédents : Et si c’était vrai, Où es-tu ?, Sept jours pour une éternité, La prochaine fois et Vous revoir (la suite de Et si c’était vrai). J’avais aimé les 2 premiers. Surtout Et si c’était vrai que je trouvais sympa, poétique, plein d’amour et l’histoire – que j’avais trouvé quand même originale – m’avait plu ! Par contre, les 3 autres, bien que bien écrits et avec une idée, ne m’ont pas emballé.
Et il en est de même de Mes amis Mes amours, que je trouve même encore pire que les précédents. Je n’ai pas trouvé l’histoire très bien écrite – j’avais parfois du mal à suivre le fil, je n’y ai même pas retrouvé la poésie que j’avais apprécié dans Et si c’était vrai. Je trouve les personnages, ainsi que leurs rapports, assez caricaturés et assez prévisibles. Par contre, chose que j’ai pensé pour tous ces romans, j’imagine très bien ce roman adapté au cinéma ! Ah ! Et devinez quoi ? Je viens d’aller faire un tour sur le site officiel de Marc Levy et voici ce que j’ai lu : « Mes amis mes amours - Marc Levy s'apprête à réaliser son premier long métrage co-écrit avec Philippe Guez et produit par Dominique Farrugia. Il s’agit d’une comédie romantique dont le tournage débutera au printemps 2007 à Londres. » Voilà, je pense que Marc Levy pourrait vraiment être un très bon scénariste de comédie romantique et je suis ravie d’apprendre que Mes amis Mes amours va être adapté au cinéma !

Note ajoutée le 16/02/2007 :
Ca y est, le film
Mes amis Mes amours a sa fiche sur le site Allociné.com !
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=112224.html

Voici un extrait où Antoine essaie de convaincre Mathias, son meilleur ami, de venir habiter à Londres. (p.23)

- Petit ! Petit comme… la distance qu’il y aurait entre ton lieu de travail et l’école de ta fille.
- Je ne pourrai jamais vivre à l’étranger.
- Pourquoi ? Tu crois que la vie sera plus belle à Paris quand le tramway sera fini ? Ici le gazon ne pousse pas qu’entre les rails, il y a des parcs partout… Tiens, ce matin, j’ai donné à manger à des écureuils dans mon jardin.
- Tu as des journées chargées !
- Tu t’habituerais très bien à Londres, il y a une énergie incroyable, les gens sont aimables, et puis quand je te parle du quartier français, on se croirait vraiment à Paris… mais sans les Parisiens.
Et Antoine fit une liste exhaustive de tous les commerces français installés autour du lycée.
- Tu peux même acheter L’Equipe et prendre ton café crème en terrasse sans quitter Bute Street.
- Tu exagères !

- A ton avis, pourquoi les Londoniens ont baptisé la rue « Frog Alley » ? Mathias, ta fille vit ici, et ton meilleur ami aussi. Et puis tu n’arrêtes pas de dire que la vie est stressante à Paris.

Retrouvez l'avis d'Emeraude !


A propos de l'auteur
Marc Levy vit à Londres.
Mes amis Mes amours est son sixième roman.
Site Internet de l’auteur : http://www.marclevy.info/








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Photo Auteur : ici