20 janvier 2007

Vacances anglaises - Joseph Connolly

4ème de couverture


Elizabeth s'est décidée pour des vacances balnéaires sur la côte anglaise, à l'ancienne (cinq étoiles, naturellement), vacances que son agent immobilier de mari, Howard, qui n'est nullement dans la gêne, lui offre volontiers - c'est essentiellement son rôle. Pour sa part, il préfère rester à Londres avec l'objet de ses désirs, Zouzou.

Leur voisine Dotty, qui envie à en mourir le niveau de vie d'Elizabeth (sans parler de toutes ses nouvelles affaires d'été), voudrait prendre les mêmes vacances exactement. Mais son mari qui, lui, se débat dans une gêne poignante, lui impose une alternative effroyable, tandis que leur fils de quinze ans, Colin, se languit d'une fille - n'importe quelle fille.

Melody, jeune mère célibataire, les accompagne avec Dawn, un amour de bébé qui passe son temps à hurler jusqu'à l'apoplexie. Sur les côtes étincelantes d'Angleterre, on rencontre forcément la très séduisante Lulu, mais également son mari John, fou de jalousie - à moins qu'il ne soit tout simplement fou. Sans parler de Miles McInerney, un séducteur professionnel doublé d'un salaud non moins professionnel : coucher, voilà son but unique. Pendant ce temps-là, la fille de Howard, Katie, passe un week-end torride à Chicago avec Norman. Comment tout cela va-t-il se terminer ?
Périple loufoque aux confins ultimes de la concupiscence, du snobisme et de l'adultère, Vacances anglaises est la dernière comédie de moeurs d'un des auteurs les plus drôles de Grande-Bretagne.


Voici un roman très drôle et en même temps très amer sur la vie et les relations hommes - femmes - amitié, amour, sexe, déviance - à tout âge. Un vrai bon moment ! Joseph Connolly a su mélanger merveilleusement à son récit narratif à la 3ème personne, des moments de réflexions intérieures des personnages à la 1ère personne (comme si on se trouvait dans leur tête) qui leur permettent d’être sincères, de ne pas mentir au lecteur au contraire de ce qu’ils peuvent faire croire ou vouloir faire croire aux autres personnages. Au début de ma lecture, j’ai un peu tilté sur ce procédé d’écriture, et puis très vite j’ai été charmée par ce style qui nous permet de voir ces personnages dans toute leur vérité. L’absurdité de certains personnages (mais pourquoi fait-il cela ? pourquoi dit-il ceci ?), leur sincérité, leurs moments de tendresse, mais aussi de désespoir, tout cela ne m’a pas laissé indifférente, ça m’a touché, et toute cette histoire est portée par une écriture originale qui m’a ravie !

J’ai maintenant hâte de lire la suite, N’oublie pas mes petits souliers où les protagonistes de Vacances anglaises se retrouvent autour d’un repas de Noël. J’ai hâte de retrouver ces personnages, mais surtout le style de Connolly !


Le jour même où j’ai terminé ce roman, j’ai regardé Embrassez qui vous voudrez, l’adaptation cinématographique de Michel Blanc. Quelle déception… En fait, je pense que j’aurais dû attendre, laisser du temps entre le roman et le film car le roman était encore tout frais dans mon esprit. Et le film est très fidèle au roman. J’ai retrouvé la majorité des situations du roman mais je n’attendais pas ce casting pour certains personnages. Notamment, je n’imaginais pas du tout Elizabeth jouée par Charlotte Rampling et Lulu par Carole Bouquet. J’aurais bien vu Carole Bouquet en Elizabeth, en fait ! Je trouve qu’elle n’avait pas cette faiblesse qu’on sentait chez Lulu. Par contre, oui, Karin Viard, sans hésiter, fait une super Dotty (Véronique dans le film) ! De plus, un des atouts majeurs du roman, je trouve, c’est son mélange dans le récit (3ème personne / 1ère personne), chose qu’il est très très difficile de faire passer à l’écran – et d’ailleurs, je pense que Michel Blanc a dû délibérément ne pas le faire – et je trouve que cela fait qu’il manque le petit truc en plus de Connolly.

J’aimerais bien entendre l’avis de personnes qui ont vu le film, mais qui n’ont pas lu le livre. Car je pense que je n’avais pas assez de recul pour apprécier le film à sa juste valeur. Je m’étais fait une image vraiment très claire de tous ces personnages, et c’était encore tout frais dans ma tête. Donc difficile de vraiment apprécier le film de Michel Blanc.

En tout cas, lisez le roman, vous passerez un très bon moment !



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Passion simple - Annie Ernaux

Comme déjà annoncé dans un message précédent (celui sur La Place), je viens de lire Passion simple, un autre court roman d'Annie Ernaux.

4ème de couverture

« A partir du mois de septembre l’année dernière, je n’ai plus rien fait d’autre qu’attendre un homme : qu’il me téléphone et qu’il vienne chez moi. »

A.E.







Cette fois, Annie Ernaux nous raconte tout simplement sa passion pour A., un homme. On ne sait pas comment elle l’a rencontré, elle nous en raconte très peu sur la vie de cette homme. Elle nous parle tout simplement d’elle pendant ses mois de passion. J’insiste sur le tout simplement car c’est vraiment ce que je trouve flagrant dans son écriture et dans sa façon de raconter les choses : sa simplicité. Et ça se lit tout simplement.


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Un peu de français... - Bayer aux corneilles

En lisant L'attentat de Yasmina Khadra (voir mon message précédent), je suis tombée sur l'expression bayer aux corneilles : « Nous restions confits dans notre petit bonheur autiste, à bayer aux corneilles ou à nous tourner les pouces. » (p.59)

Je pensais qu'on écrivait bailler aux corneilles. Donc je me suis empressée d'aller chercher des explications dans Le Petit Robert de la langue française 2006.

Alors le verbe bayer signifie rester la bouche ouverte, et la corneille est un oiseau qui ressemble au corbeau (des photos). Et donc l'expression bayer aux corneilles signifie perdre son temps en regardant en l’air niaisement.

Et le verbe correspondant au bâillement (notez bien l'accent circonflexe sur le a) est bâiller.

Donc j'avais tout faux ! Mais maintenant je me souviendrai qu'il existe bayer et bâiller, qu'on écrit bayer aux corneilles et que bâiller et bâillement prennent un accent circonflexe sur leur a.

06 janvier 2007

Les sirènes de Bagdad - Yasmina Khadra

4ème de couverture

« Le coup parti, le sort en fut jeté. Mon père tomba à la renverse, son misérable tricot sur la figure, le ventre décharné, fripé, grisâtre comme celui d'un poisson crevé... et je vis, tandis que l'honneur de la famille se répandait par terre, je vis ce qu'il ne me fallait surtout pas voir, ce qu'un fils digne, respectable, ce qu'un Bédouin authentique ne doit jamais voir - cette chose ramollie, repoussante, avilissante, ce territoire interdit, tu, sacrilège: le pénis de mon père... Le bout du rouleau! Après cela, il n'y a rien, un vide infini, une chute interminable, le néant... »

Connu et salué dans le monde entier, Yasmina Khadra explore inlassablement l'histoire contemporaine en militant pour le triomphe de l'humanisme. Après Les Hirondelles de Kaboul (Afghanistan) et L'Attentat (Israël; Prix des libraires 2006), Les Sirènes de Bagdad (Irak) est le troisième volet de la trilogie que l'auteur consacre au dialogue de sourds opposant l'Orient et l'Occident. Ce roman situe clairement l'origine de ce malentendu dans les mentalités.



Je ne vous ai encore jamais parlé de Yasmina Khadra et pourtant j’ai lu plusieurs de ses romans ! Le premier que j’ai lu, c’est L’attentat (2005). Difficile de dire qu’on a adoré un roman qui parle de conflit (en l’occurrence, ici, le conflit israélo-palestinien), de terrorisme, de morts. Mais pourtant, c’est le cas. J’ai tout d’abord découvert un style : une très belle écriture, très poétique, très imagée. C’est splendide ! Et il raconte une histoire tellement touchante et bouleversante. (Je vais essayer de mettre rapidement mon avis sur L’attentat en ligne)

Parmi les autres livres que j’ai lu, il y a :
- La part du mort (2004) : une enquête menée par le commissaire Llob (un personnage récurrent) en Algérie, le pays de Yasmina Khadra.
- A quoi rêvent les loups (1999) : la plongée de Nafa Walid, un jeune algérien, dans le monde des islamistes à la fin des années 80.

Au fait, petite précision : Yasmina Khadra n’est pas une femme, mais un homme ! C’est le pseudonyme sous lequel Mohamed Moulessehoul a commencé à écrire alors qu’il était encore officier dans l’armée algérienne, participant à la guerre contre le terrorisme. C’est en 2000 qu’il se retire de l’armée pour se consacrer à l’écriture, et qu’il révèle sa véritable identité.

Allez sur le site officiel de Yasmina Khadra :
http://www.yasmina-khadra.com/ car on y trouve des pages intéressantes, notamment sur son choix du français pour écrire ainsi que l’histoire de son pseudonyme.

Revenons à son dernier roman : Les sirènes de Bagdad. Il clôt la trilogie déjà constituée des Hirondelles de Kaboul (2002), que je n’ai pas encore lu, et de L’attentat.

C’est encore un beau moment de littérature, plein de cette belle écriture poétique et de magnifiques phrases : « Le soir commençait à tomber. Les ultimes spasmes du soleil éclaboussaient le haut des immeubles. Les bruits de la rue s’apaisaient. »

Cette fois, Yasmina Khadra nous emmène en Irak, à Kafr Karam, « un village perdu au large du désert irakien ». On suit ce jeune irakien depuis son village bédouin jusqu’à Bagdad où il se retrouve prêt à défendre la Cause suite à l’offense qu’a subie sa famille : « on étreint d’une main une offense et de l’autre la Cause ».

Ce jeune irakien, qui est le narrateur, est un être de porcelaine : « J’étais quelqu’un d’émotif ; le chagrin des autres m’accablait. Il m’était impossible de passer devant un malheur sans l’emporter avec moi. Enfant, je pleurais souvent dans ma chambre (…) J’étais ainsi, et c’est tout. Un être de porcelaine. (…) On ne naît pas brute, on le devient ; on ne naît pas sage, on apprend à l’être. (…) Toute souffrance se confiait à la mienne, devenait mienne. » (p.111)

Il fut terrifié par l’exécution de Souleyman, une bavure de l’armée américaine. Mais tout a basculé lors de l’outrage subi par son père devant ses yeux (c’est le passage qui apparaît sur le 4ème de couverture). De là, il se rend à Bagdad. Pour se venger. Et on le suit jusqu’à Beyrouth, jusqu’à ce jour où il doit accomplir « la plus grande opération jamais observée en terre ennemie, mille fois plus percutante que les attentats du 11 Septembre… ».

Encore une histoire forte, bouleversante, troublante, par laquelle Yasmina Khadra veut nous montrer qu’il y a une différence de mentalités entre l’orient et l’occident, et que c'est cette différence – et surtout la méconnaissance de cette différente – qui entraîne des incompréhensions et les conflits.


Un dernier petit truc : j’ai découvert plusieurs mots de la langue française, dans ce roman, que je ne connaissais pas du tout ! Je vous les énumère, avec leur contexte et leur définition (prise dans Le Petit Robert de la langue française 2006), en espérant aussi vous les apprendre :

- « A Kafr Karam, la déréliction dépassait l’entendement ; chacun s’agrippait à son semblant de métier pour ne pas péter les plombs. » (p.53)
=> Etat de l’homme qui se sent abandonné, isolé, privé de tout secours divin. (Terme religieux)

- « Chez ses parents, un couple de vieillards valétudinaires. » (p.94)
=> Dont la santé précaire est souvent altérée. (Terme littéraire)

- « Elle n’était qu’un succube, une putain » (p.159)
=> Démon femelle, qui vient la nuit s’unir à un homme. (Terme de la religion chrétienne)

- « Maintenant, [le quartier] était infesté d’orphelins affamés, de jeunes lycanthropes recouverts de hardes et d’escarres » (p.160)
=> Personne atteinte de lycanthropie : croyance d’après laquelle les humains peuvent se transformer en loup (ou en d’autres animaux féroces) (Terme littéraire)

- « Dans la cage d’escalier aux relents miasmatiques » (p.172/173)
=> Miasme : Gaz putride, provenant de substances végétales et animales en décomposition.

- « Il était maigrichon, le visage cachectique et les temps grisonnantes. » (p.253)
=> Qui est atteint de cachexie : état d’amaigrissement et de fatigue généralisée dû à la sous-alimentation ou lié à la phase terminale de graves maladies. (Terme médical qui n’est plus courant)

BD - Où le regard ne porte pas... (Tome 1 & 2)

Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler d'un BD que je viens de découvrir.
Les auteurs sont Georges ABOLIN et Olivier PONT, et les 2 tomes sont publiés aux editions DARGAUD.



TOME 1


4ème de couverture

1906. William a dix ans lorsque sa famille quitte Londres pour Barellito, un petit village italien qui vit tranquillement de la pêche. Des tensions apparaissent pourtant, aiguisées par l'arrivée de ces étrangers. Pour William, le changement est radical et sa vie complètement chamboulée. De nouveaux paysages, la lumière du Sud, une liberté toute neuve et, surtout, de nouveaux amis : Paolo, Nino et la charmante Lisa, qu'une date et un étrange objet semblent unir inexorablement.




TOME 2


4ème de couverture

Vingt ans ont passé depuis que Lisa a fui Barellito.

Vingt ans, et voici qu'ils se retrouvent, William, Nino et Paolo, pour voler au secours de celle qu'ils n'ont jamais oubliée. D'Istanbul au Costa Rica, ils vont renforcer leur amitié et trouver la réponse au secret qui les unit depuis l'enfance.
Un récit inoubliable et profondément humain qui trouve ici sa bouleversante conclusion.




Voilà une BD que j'ai bien aimé ! L'histoire est sympa, avec ces histoires de vie qui se croisent, et surtout j'ai bien aimé le dessin et l'agencement des vignettes (superposition de vignettes sur un dessin en fond, fond noir avec vignettes très rouges, etc.).

Vous pouvez retrouver les premières planches de chaque tome sur le site de la FNAC ou sur le site d'Amazon : Tome 1 & Tome 2.


Photos Couvertures : Fnac.com

05 janvier 2007

La Place - Annie Ernaux

4ème de couverture

La narratrice, qui n’est autre que l’auteur, a perdu son père l’année même où elle est devenue professeur. Cette mort, à laquelle elle a assisté, a marqué sa conscience d’une manière indicible. Plusieurs années après, elle entreprend le récit de la vie de son père, d’abord garçon de ferme, puis ouvrier d’usine, petit commerçant enfin. Se fondant sur des faits, des photos, des souvenirs de scènes précises et de phrases souvent entendues, elle rend sensible la condition de son père, la faible marge de liberté qui lui fut accordée pour se faire sa « place au soleil ». Surtout, elle s’attache à décrire cette distance séparant peu à peu une fille, étudiante, mariée bourgeoisement, d’un père travailleur manuel qu’elle aime et qui l’adore.

Mais Annie Ernaux ne ressuscite pas seulement l’image d’un père, elle met au jour avec minutie tout un héritage culturel, coutumes, goûts, valeurs, l’héritage culturel des dominés, qu’elle a dû oublier pour monter dans l’échelle sociale.

Les difficultés et la psychologie du petit commerçant, les humiliations sociales, la déchirure de classe à l’intérieur même de la famille, tout cela est relaté avec pudeur et force dans un style dépouillé à l’extrême, qui donne à cette œuvre une densité bouleversante.



J’ai lu ce livre sur recommandation de Cécile de Quoide9. Mes premiers mots seront donc pour elle : merci. :o)

C’est un court roman que je viens de lire mais qui est pourtant dense, riche. Au contraire de Ravel de Jean Echenoz (cf. ici) qui est court mais creux. Ce n’est pas l’écriture qui est dense car le style d’Annie Ernaux est très simple. Pas de longues phrases compliquées. Parfois même des passages avec des phrases non structurées (ie qui ne suivent pas le schéma sujet / verbe / complément) comme je n’aime pas en temps normal mais qui là ne me dérangent pas ! Comme quoi… Elle nous parle tout simplement de son père qui vient de mourir, elle nous retrace sa vie. C’est beau, c’est touchant. C’est un bel hommage à ce père dont elle s’est éloignée en se rapprochant de ce monde bourgeois et de culture.

Voici donc un livre que je relirai avec plaisir ! Car je suis sure que je n'en ai pas encore goûté toute la saveur.

Ce premier essai me donne envie de continuer avec cet auteur. J’ai d’ailleurs déjà emprunté Passion simple à la bibliothèque de ma boîte. J’ai hâte de le lire !

Retrouvez aussi l'avis de Laurence du Biblioblog.


Photo Couverture : Amazon.fr

Ravel - Jean Echenoz

4ème de couverture

Ravel fut grand comme un jockey, donc comme Faulkner. Son corps était si léger qu'en 1914, désireux de s'engager, il tenta de persuader les autorités militaires qu'un pareil poids serait justement idéal pour l'aviation. Cette incorporation lui fut refusée, d'ailleurs on l'exempta de toute obligation mais, comme il insistait, on l'affecta sans rire à la conduite des poids lourds. C'est ainsi qu'on put voir un jour, descendant les Champs-Élysées, un énorme camion militaire contenant une petite forme en capote bleue trop grande agrippée tant bien que mal à un volant trop gros.
J.E.

Ce roman retrace les dix dernières années de la vie du compositeur français Maurice Ravel (1875-1937).



C'est ma première rencontre avec Jean Echenoz, écrivain français né en 1947. Ce roman raconte les 10 dernières années de la vie du compositeur français Ravel et ne fait que 124 pages (en édition brochée), ce que je trouve court pour retracer 10 ans d’une vie ! Et en effet, sur 9 chapitres au total, les 5 premiers - que j’ai lus en 2 jours de transport, soit environ 1h30 de lecture, ce que je trouve rapide - se déroulent sur 4... mois ! Et pourtant, on ne peut pas dire qu'Echenoz soit rentré dans les détails : il se contente de citer le nom des villes et des trains américains empruntés par Ravel pendant sa tournée américaine. Et ensuite, on continue d’effleurer la vie de Ravel jusqu’à sa disparition. En fait, c’est comme si on était quelqu’un qui voyait seulement la surface de ces 10 dernières années, nous n’entrons pas dans l’esprit de Ravel, nous restons à l'extérieur. Je trouve cela dommage car j’aime comprendre ce qu’il se passe dans la tête des gens ou du moins savoir ce qui s’y passe pour essayer de les comprendre. Mais d’un autre côté, comment savoir ce qu’il s’y passe quand on n’est pas cette personne ? Donc je peux comprendre que Jean Echenoz ait pris le parti de faire un récit en surface, juste de nous raconter comment Ravel a fini sa vie, sans nous dire comment il a ressenti ces 10 dernières années de sa vie, ce qui aurait pu l’obliger à romancer son récit. Mais bon quel est l'intérêt ? Autant faire un article dans un magazine... car je ne pense pas que ça vale la peine d'en faire un roman.
Photo Couverture : Amazon.fr

01 janvier 2007

Bonne année 2007

Je vous souhaite à tous une très bonne année 2007, pleine de livres, du bon et du mauvais (pour mieux apprécier le bon), de la BD, des romans, des beaux livres, de la chick-lit, des romans policiers, des autobiographies, des nouveaux auteurs, des classiques, etc.

J'espère qu'une de vos bonnes résolutions pour cette année 2007 sera de poster des commentaires sur ce blog pour réagir à mes différents messages, pour donner votre avis sur les livres que j'ai lus, pour me conseiller d'autres livres. Surtout, n'hésitez pas à me laisser un petit mot !


Photo : Moi ! :o)

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Komikku : Librairie spécialisée dans les mangas japonais
61 rue des Petits-Champs, Paris 1er
=> J'en parle aussi sur mon blog !


L

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17 rue Alexandre Parodi, Paris 10ème


N

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37 avenue de Stalingrad, Achères (78260)


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Voici un site où d'autres sites d'auteurs sont répertoriés : Passerelles littéraires
(Merci à A.D. pour le lien !)


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